Je suis Sofia, résonne telle une affirmation. Le récit est raconté de l'intérieur au plus près des personnages. Céline la scénariste invite à vivre la transition de genre de l'aîné de la famille dans une famille catholique à Rome. En 1996, Céline est fille au pair à Rome et elle s'occupe alors de deux petits garçons italiens : Edoardo 5 ans et Amedeo 18 mois.
21 ans plus tard, elle part les retrouver... les petits bambini ont bien dû grandir ! Céline n'est au courant de rien. Arrivée à l'aéroport, on lui présente Sofia. Mais qui est donc Sofia ? Et là, en un battement de cil, elle reconnait Edoardo sous les traits féminins de Sofia. Le choc. Sofia vient de faire son coming out transgenre. Céline partage un week-end avec toute la famille. Elle y retournera en 2019 après l'opération de Sofia en Thaïlande pour la transition Male to Female. C'est à ce moment que Sofia veut se confier et tout raconter sans détour au plus près de ses émotions et de son corps. Son frère Amedeo et ses parents l'accompagnent au mieux, chacun avec l'ouverture d'esprit qui lui est propre. C'est troublant de vérité. Sofia a attendu ses 26 ans pour oser parler de son désir de transition.
Ce livre peut être une bonne introduction au sujet de la transidentité (ici particulièrement féminine, mais il y a aussi des similarités avec la transidentité masculine), car c'est sa découverte par l'autrice qui est mise en scène, qui plus est d'une façon qui se veut progressive, complète, honnête et bienveillante avec une évolution réaliste au fur et à mesure de l'apprentissage (par exemple : changement des termes employés, précisions sémantiques).
Toutefois, certaines choses m'ont gêné à la lecture : D'abord, l'autrice se positionne comme personnage principal, ce qui n'est pas dérangeant en soi; mais elle semble se mettre dans une position de "sauveuse" vis à vis du personnage de Sofia, avec l'idée que celle-ci a absolument besoin de l'autrice pour pouvoir se libérer et s'exprimer, alors que l'autrice elle-même est loin de connaître le sujet au départ (fait qui change au fil du livre et des conversations/recherches qu'elle mène). De plus, elle essaie à plusieurs reprises de faire un parallèle entre la situation de Sophia et la sienne car elle est en reconversion professionnelle : cela est très maladroit car les deux expériences n'ont à mon avis rien de similaire et ne sont donc pas comparables. Enfin, j'ai trouvé que l'histoire se focalisait surtout sur la transition médicale 'maximale' avec l'opération génitale. Même si cela est une réalité, c'est (très) loin d'être l'essentiel pour les personnes trans. C'est dommage car le récit tend des perches qui permettraient d'approfondir les côtés plus social (le passage sur les toilettes par exemple) et hormonal (les effets secondaires de la prise d'oestrogène notamment) de la transidentité qui se trouvent sous-exploités, mis au second plan, alors que c'est là que se trouve le quotidien de la majorité des personnes trans.
c'est aussi mauvais dans l'écriture que dans la manière d'aborder la transidentité (très centré sur la chirurgie de réassignation sexuelle et le fait de "finir" sa transition (entendez médicalement parlant), ce qui est vite fait rattrapé à la fin mais pas trop non plus), personnage principal qui se voit un peu trop comme une sauveuse qui fait tout très bien, comparaisons répétées entre la transition de genre et la reconversion professionnelle (le personnage dit lui même que c'est pas pareil mais alors pourquoi elle fait cette comparaison plusieurs fois ???), "et ohlala tu était si sensible quand tu étais petite je comprends mieux", et le fameux "j'ai mes règles ça résonne en moi cette féminité" (sic)
en bref, un livre qui plaira sûrement à des personnes cis qui ont envie de s'informer mais je connais + de livres autrement plus intéressants sur la transidentité que de personnes trans à qui celui-ci plairait
quelques bon points pour des thèmes plus intéressants qui ne sont que vaguement abordés : le côté social de la transition, le regard des autres, le coût d'une transition médicale, les effets secondaires possibles
Dommage que le point de vue soit mal choisi selon moi, ce qui créer un malaise lors de la lecture…
Cette bd qui aborde la thématique de la transidentité aurait pu avoir beaucoup de potentiel mais la scénariste qui est une femme cisgenre se met beaucoup trop en avant car « elle est amie avec une personne transgenre et donc considère que c’est aussi un peu son histoire ».
Una burguesa conoce a una joven trans y decide escribir un cómic sobre ella misma y lo buena que es por no repudiar a la joven.
Un tercio del cómic trata sobre hacer turismo en Roma y lo chachi que es fagocitar la casa de unos ricos italianos que viven frente al Vaticano.
Otro tercio trata sobre lo santa que es la autora: ella es la persona más leída e inteligente del mundo (no sabe qué significan palabras como cisgénero o escroto en el año 2021; no es coña) y va a aleccionarnos a los imbéciles que leemos cómics; introduce personajes cuyo único fin es decirle que es la primera y única salvadora de la gente trans en este mundo.
El último tercio trata sobre el pito y chocho de Sofia. Pito, chocho, chocho, pito, más pito, pito esto y pito lo otro, jijiji chochete, ¡¡chochoooos!! Uno solo es trans cuando el pito empieza a echar lefa y por lo tanto su vida empieza cuando se corta el pito y se ancha el chocho.
Entre los muchos comentarios todófobos que hace se incluyen: de pequeña llorabas mucho y los niños no lloran, así que supuse que "preferirías los hombres" (no usa las palabras gay ni homosexual; si lloras no puedes ser hombre, si no lloras no eres mujer); múltiples usos de la palabra débile (subnormal); se refiere a personas trans constantemente como "esa/otra gente como tú", "transgirl" o "la M to F", esto último además en contextos donde ya se ha mencionado su género (que tampoco es relevante) o incluso ha mencionado varias veces "la japonesa male to female"; repite varias veces que "las dos hemos vivido la misma aventura porque hace 2 años tú empezaste tu camino a la feminidad y yo dejé mi trabajo para hacerme autónoma"; menciona que ser mujer si no pares es una pérdida de tiempo, pero no pasa nada porque como la familia de Sofia es rica puede esclavizar a una mujer extranjera y traficar con su hijo (Yeah, feminism!).
Se supone que la historia va sobre la experiencia tanto de Sofia como de su familia, pero solo le habla a Sofia de condones de su coño y no pregunta absolutamente nada, nunca, a los padres. La familia está obsesionada con el hecho de que ellos son superiores al resto de ciudadanos: cómo puede pasarle algo "así" a una familia bien; quieren que su nombre esté en todas partes, que les graben, que escriban de ellos, ser el centro de atención; Sofia y su madre hacen referencias a lo indigno que es que ellas tengan que usar la sanidad pública o que haya colas de espera.
El dibujo es simple, poco expresivo, muy estático, feúco. El color está bien.
Je suis Sofia est une BD importante par son sujet et par sa volonté évidente de rendre la transidentité accessible à un public qui en connaît peu les réalités. À travers le parcours propre à Sofia — sans prétendre représenter toutes les expériences trans — le livre aborde concrètement son coming out, sa transition, ses traitements, sa chirurgie, son rapport au corps et surtout les répercussions de tout ce parcours sur les relations familiales.
Le choix de raconter l’histoire à travers Céline est cependant à la fois la force et la faiblesse du livre. Sofia n’est pas complètement maîtresse de son propre récit: nous découvrons souvent son expérience à travers les interrogations, les incompréhensions et les réactions d’une femme cisgenre. Pour un livre intitulé Je suis Sofia, j’aurais aimé entendre davantage Sofia directement.
Mais je comprends aussi l’intention derrière ce dispositif. Céline semble utiliser son propre personnage comme intermédiaire avec le lecteur. Ses questions, parfois naïves ou maladroites, ressemblent probablement à celles que peuvent avoir des personnes qui connaissent très peu la transidentité. En montrant son ignorance et son apprentissage, elle permet à ce public d’entrer progressivement dans le sujet sans supposer qu’il possède déjà les connaissances ou le vocabulaire nécessaires. Vu ainsi, sa présence n’est pas seulement une manière de se mettre en avant : elle possède une vraie fonction pédagogique.
Là où cela me convainc moins, c’est lorsque le livre met en parallèle la transition de Sofia et la reconversion professionnelle de Céline. Je comprends l’idée générale de deux personnes qui décident de changer leur vie pour se rapprocher de ce qu’elles souhaitent réellement être, mais les enjeux sont tellement différents que la comparaison me semble parfois maladroite. Elle finit surtout par détourner de l’espace qui aurait pu être consacré à Sofia.
Le dessin, très simple et construit autour d’une palette limitée, accompagne bien cette volonté d’accessibilité, même s’il ne m’a pas particulièrement marqué.
Au final, Je suis Sofia est une lecture intéressante, sincère et utile pour ouvrir une porte vers les questions trans, particulièrement auprès d’un public peu informé. Mais en voulant accompagner le lecteur à travers le regard de Céline, le livre finit parfois par placer celle qui découvre la transidentité presque au même niveau narratif que celle qui la vit.
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Un récit graphique documentaire et biographique, écrit par Céline Gandner, qui fut la jeune fille au pair de deux petits garçons : Edoardo, 5 ans et Amedeo, 18 mois, 21 ans plus tôt en Italie. Alors qu’elle a changé de voie professionnelle en passant de l’audiovisuel documentaire pour France 5 au storyboarding de BD, elle retourne en Italie leur rendre visite. Personne ne l’a prévenue qu’Edoardo s’appelait désormais Sofia. Accueillie en amie de toujours, elle devient la confidente de Sofia, qui lui explique sa transidentité et les aléas de son opération de réassignation sexuelle. Très vite l’ancienne jeune fille au pair songe à en faire une BD pour informer, casser le tabou du sujet, le rendre plus accessible. Mais elle craint d’être maladroite et de blesser sans le vouloir. Elle s’associe alors à Maël Nahon, dessinateur qui s’est formé dans la même école qu’elle, militant LGBTI, et qui a lui-même fait une transition de genre.
J’ai beaucoup aimé ce récit graphique, dans son dessin clair et aéré aux couleurs faites uniquement de bleu et d’orange, ainsi qu’à la large place faite à la ville de Rome. J’ai apprécié le scénario, explicatif, sincère, qui n’oublie pas la place des parents et la difficulté pour tous, tant psychologique que la douleur physique. Même si j’ai trouvé maladroite la comparaison de la scénariste qui fait un parallèle entre cette transformation identitaire et son changement de vie professionnelle – on n’est pas sur le même sujet ni la même incidence – j’approuve tout ce qui peut informer, briser le tabou de la dysphorie de genre et de la transition. Un sujet délicat poussé assez loin dans ses détails physiques notamment (l’opération), mais dont l’aboutissement en un peu moins de 200 pages me semble réussi.
Les thématiques abordées sont intéressantes, mais je n'ai pas aimé la façon dont elles sont racontées. L'autrice cis se met souvent en avant d'une manière assez gênante et pas mal de choses ne servent pas le récit : les nombreux passages en restaurants très chers et coupes de champagne bues mettent l'accent sur une vie bourgeoise très déconnectée, mais n'apporte rien de pertinent sur la compréhension de la transidentité. Les anglicismes à tout va sont particulièrement irritants... C'est dommage car on sent derrière une démarche sincère.
Le sujet de la BD est intéressant, une transition transgenre passant par une opération chirurgicale, son vécu, le vécu des proches de Sofia. Toutefois, je n'ai pas été convaincue ni par le dessin_ qui tend à donner des expressions très figées aux traits du visage des personnages_ ni par le scénario : bien qu'il s'agisse d'un recueil de témoignage, j'ai trouvé que le fil narratif était souvent décousu.
J'ai aimé les dessins et la façon dont l'autrice explique les choses, mais il est vrai que pour moi il s'agit d'une realitè que je ne connaissez assez bien. En tant que prof j'ai dû traiter avec des adolescents qui ont des problèmes avec son gendre et pour moi, cette BD a été un peu de l'aide, pour apprendre un peu au moins.
Un roman graphique qui traite de l’identité de genre, mais principalement de la transidentité. Un peu réducteur mais tout de même réaliste quand à cet aspect. J’ai bien aimé mais il faut garder en tête que ce n’est qu’UN aspect parmi tant d’autres.
Très bon roman graphique sur un thème qui me faisait peur... Très bien documenté, très bien expliqué. Livre que beaucoup de personnes devraient avoir entre les mains. Ça fait comprendre plein de choses
Je suis mitigée, je me demande si le fait que l'histoire soit racontée du point de vue de Céline ne la dessert pas un peu. Ça aurait pu être plus percutant directement du point de vue de Sofia je trouve. Malgré quelques maladresses, il y a pas mal de choses intéressantes sur le parcours de Sofia.