C'est une guerre qui ne dit pas son nom. En Colombie, chaque année, des centaines de " leaders sociaux " sont tués dans l'indifférence générale. Syndicalistes, responsables associatifs, simples citoyens voulant faire valoir leurs droits... L'une de ces figures s'appelait Maritza. Cette mère de six enfants fut assassinée dans sa ferme isolée, au coeur d'une région où se mêlent groupes armés, narcotrafic et enjeux touristiques. Pourquoi cette mort ? Emilienne Malfatto décide de tirer le fil de son histoire. Des Andes aux Caraïbes, ce récit est la quête d'une vérité qui ne cesse de se dérober, comme dans un jeu de miroirs, au milieu des menteurs et des hommes violents. Une enquête sensible et un livre puissant sur la part d'ombre de la Colombie.
Emilienne Malfatto, lauréate du Goncourt du premier roman 2021, signe avec ce reportage une enquête passionnante et glaçante sur l'assassinat d'une femme dans le nord de la Colombie, au coeur d'un monde gangrené par le paramilitarisme et le traffic de cocaïne. Cette chronique d'une mort annoncée relate les tâtonnements de l'autrice, en quête d'une vérité qui se dérobe à chaque pas se dévore comme un roman.
Un reportage journaliste tout à fait impressionnant et particulièrement touchant !
Il est question dès les premières lignes de la mort d’une jeune femme : Maritza, le décor est placé et c’est à elle qu’est adressé ce roman. Nous suivons ainsi son histoire,qui nous compte en réalité une guerre dont personne ne parle en Colombie mais qui est bien présente.
J’ai beaucoup aimé cette œuvre. Lue dans le cadre de mes études supérieures, j’avais peur d’être un petit peu déçue par ce type de reportage, car j’en lis régulièrement et ils se ressemblent parfois beaucoup dans le mode narratif. Je ne mettrais pas 5 étoiles à ce livre car j’ai été un peu déçue de la fin de l’enquête, mais c’est personnel. Néanmoins bien qu’il n’ait pas été un coup de coeur, il faut remarquer que cet ouvrage est particulièrement bien écrit ; la narration est excellente et nous sommes très vite transportés dans l’histoire vraie qui nous est comptée.
Le format est très agréable à lire car court mais particulièrement complet et touchant ce qui est très appréciable.
Je recommande ce livre à tous les journalistes - en devenir ou non - qui cherchent à en apprendre plus sur un sujet dont on ne parle pas et qui pourtant met en valeur de nombreux problèmes sociaux. Il faut noter que c’est un sublime reportage très touchant qui peut plaire de plus à chacun.
Die Autorin gibt der ermordeten Menschenrechtsaktivistin Maritza Quiroz Leiva eine unvergessliche Stimme
Dieses Buch gehört zu denen, die man lesen und weiterempfehlen sollte. Es gibt so viele Menschen, die Gutes getan haben, für soziale Gerechtigkeit gekämpft haben und aufgrund dessen ermordet worden sind, ohne, dass die Welt von ihnen erfahren hat. Und dieses Buch verleiht der ermordeten Aktivistin Maritza eine Stimme, eine Stimme die so wichtig ist, nicht zuletzt auch, um auf lebende Aktivisten und Missstände aufmerksam zu machen.
Die Autorin Emilienne Malfatto arbeitet das Leben Maritzas auf und richtet sich in ihrer Berichterstattung an Maritza selbst. Wir lernen ihre Familie kennen, ihre Werte, ihr Umfeld. Das Buch ist sehr informativ, nicht nur, weil man über die Misslage aufgeklärt wird, vielmehr auch, wegen der Beschreibungen und Veränderungen einer Region über die Jahrzehnte hinweg. Ferner gibt es grausame Einblicke in das angsterfüllte, unterdrückte Leben unter den feindlich gegenübergestellten Paramilitärs und Guerillas, aber auch anderen organisierte Kriminelle werden benannt.
on est plongé au cœur de la colombie pour une enquête sur les conflits entre l’Etat et les forces paramilitaires. Ces conflits sont évoqués du point du vue de la société civile, les vraies victimes de cette « guerre ». On suit le destin tragique d’une des leader sociaux, Maritza, qui a été assassinée
j’ai réellement apprécié l’immersion au cœur de la vie de Maritza. L’autrice adopte un point de vue plutôt neutre en mélangeant les témoignages de tous horizons
Le seule petit point faible de ce livre est le style plutôt descriptif. On est sur un petit livre (200 pages) et le rythme est ralenti par touuutes les descriptions.
On voit que lautrice souhaite montrer son engagement et dénonce la situation vécue par la population.