Escrita por Frédéric ciriez y dibujada por romain Lamy, esta novela gráfica nos invita a (visitar la obra y la vida del psiquiatra de martinica, a través de un momento muy singular: su encuentro con el filósofo Jean-Paul Sartre en agosto de 1961 –cuatro meses antes de que fanon, de 36 años, sucumbiera a la leucemia que le estaba comiendo–. aunque el evento tuvo lugar en Roma, ningún archivo ha guardado los detalles. Unas notas del periodista Claude lanzmann, que organizar el encuentro, y Simone de Beauvoir, que participe, testifican sin embargo de su importancia e intensidad, tanto para Sartre como para fanon. Reconstruir la riqueza de estos tres días de intercambio y confrontación, en su profundidad histórica e intelectual, así como en su tensión emocional, es el reto de esta notable obra, apoyada por una salida documentación.
Je donnerai en vrai un 3.5. C’était intéressant de lire une biographie à travers une BD permettant ainsi aux images de participer à la narration. Cependant, j’ai deux hics avec ce livre. Frantz est constamment jugé par ses interlocuteurs comme quelqu’un qui ne connait pas l’Algerie, et pourtant… l’homme a un immense rôle dans la révolution. Si on ne fait que lire cette biographie on aurait l’impression que Frantz “veut” la violence. Je trouve plutôt qu’il comprend la nécessité de celle-ci pour l’émancipation d’un peuple. Mon plus grand désaccord vient du fait que sa compréhension de l’après révolution n’est pas vraiment discuté. On en parle seulement quand sa leucémie est à son apogée, ce qui pourrait sous-entendre que se sont les réflexes de quelqu’un dont les capacités cognitives sont en grand déclin.
Il y a toujours la possibilité que je suis “rattled” d’une caractérisation véridique de quelqu’un que j’admire, mais je ne préfère pas croire cette interprétation.
Abordons tout de suite ce qui pourrait diviser : le trait graphique. Je ne suis pas parvenue à l’apprécier, et il m’a perturbée dans ma lecture. Cet aspect-là est hautement subjectif. Malheureusement, le dessin ne permet pas non d’apporter des information complémentaires ou des éléments de compréhension du texte, qui reste d’une certaine façon le moteur essentiel de ce roman graphique.
Pour ce qui est du contenu, il s’agit d’une excellente introduction à la pensée et à la vie de Frantz Fanon, surtout concernant les Damnés de la Terre et son engagement envers l’indépendance de l’Algérie, sans faire fi néanmoins des parts d’ombres et des contradictions de son histoire. Excellente introduction, mais ardue cependant, tant dans le langage employé que dans la multiplicité des personnages qui sont évoqués. Il faudra s’armer de patience dans la lecture, et peut-être ne pas tout comprendre parfaitement du premier coup. Surtout que tout le contenu est introduit sous une forme d’une discussion, sans gros ressort narratif pour dynamiser la lecture, le dispositif finissant par être un peu usé, à force.
On se demande, du coup, si cette BD pourra trouver son public en dehors des personnes déjà intéressées par la thématique de la décolonisation. Mais, ce qui est certain, c’est que cela m’aura donné très envie de lire Les Damnés de la Terre.
Le récit dense et captivant du militantisme de Fanon et de sa rencontre fondatrice avec Sartre et de Beauvoir. Un livre graphique pertinent et fascinant sur l’une des figures les plus importantes de la pensée anticoloniale moderne. Une invitation à lire et à relire Fanon et embrasser ses causes, qui sont celles de l’humanité entière (ou devraient l’être)
Un livre qui fait réfléchir et qu’il faudra certainement relire afin de mieux saisir Fanon, en dehors de ses propres textes. Le choix judicieux de la retranscription d’une rencontre.
J'ai choisi ce roman graphique parce qu'il faisait des années que j'ai entendu parler de Fanon et ses idéologies sur la décolonisation. En fait, je l'ai trouvé en 2020 pendant les débats sur le meurtre de George Floyd et le racisme et le colonialisme en général. Je me suis pensé "Enfin, une façon un peu plus digestible pour apprendre de la vie et les idées de Fanon". Mais j'avais tellement tort. Si ce livre apparaît comme une bande dessinée ce n'est qu'une "apparence" parce que le format graphique et les dessins on presque pas de tout facilité l'absorption des idéologies, des chronologies, et des réseaux assez compliqués. C’était décevant.
Le livre est quand même bien recherché, avec beaucoup de références claires et des citations des discours et des livres de Fanon. J'ai beaucoup appris sur son importance dans la révolution anticoloniale en Algérie et comment il a perçu la liberté d'Algérie et des autres pays africains comme nécessaire pour la liberté de toutes les colonies. Je me demande comment il réagirait au fait qu’en 2023 (presque 2024), Martinique est toujours une colonie de la France ? Et que le président de Tunisie (où Fanon traitait des patients psychiatres, et travaillait comme porte-parole pour le front de libération nationale d'Algérie) vient d'annoncer que les africains sub-sahariens pensent à envahir le pays, incitant une augmentation de violence contre les noirs (tunisiens et étrangers) ? Que les débats sur le racisme en Europe, en général, et en France, particulièrement, sont affrontés avec des criticismes que ces débats n’ont rien à voir avec l'Europe et sont des argumentations empruntées des États Unis ?
...Dommage, parce que ses idéologies, s'ils étaient pratiqués plus largement, auraient pu aider les ex-colons, et les ex-colonies à traiter les troubles mentales évidentes qui trainent depuis l'époque de colonialisme et affectent nos sociétés plus de 60 ans après sa mort.
En esta era donde el tecnofeudalismo ha desplegado su abrumadora estrategia de colonialismo mental, urge que recuperemos a pensadores como el psiquiatra, filósofo y revolucionario Frantz Fanon. Un buen modo de hacerlo es leer la biografía en forma de novela gráfica que han elaborado Frédéric Ciriez y Romain Lamy. En ella, alrededor del encuentro que Fanon mantuvo en Roma con Jean Paul Sartre, Simone de Beauvoir y Claude Lanzmann, descubrimos los principales hitos de su carrera y la evolución vital de este martiniqués que comenzó cuestionando algunas de las prácticas psiquiátricas de su época a favor de la socioterapia y los hospitales de día y acabó convirtiéndose en una de las voces más revolucionarias (literalmente) del siglo XX y, sin ser argelino, en uno de los grandes promotores de la independencia de Argelia. Al fin y al cabo y como él mismo dijo: «La psiquiatría es política o no es».
Ich habe die deutsche Version / Hamburger edition gelesen. Fanons Geschichte, erzählt meist aus seiner Sicht anhand einer Begegnung mit Sartre und Beauvoir. Sperrig, kompliziert, auch weil Fanon von einem Standpunkt spricht, den man selbst nicht einnehmen kann (und manchmal auch nicht will). Verblüffende Illustration, meistens Gesichter, Wüstenfarben, spröde, hart und weich zugleich.
This was a really well done BD. This topic was clearly very well researched and executed. It felt like I was truly in Frantz Fanon’s head the entire time. It’s insane how much time the author must have put in to ensure that the text honored Fanon’s work and theories and writing.
I did find it a little too wordy, though, I have to say. The conversation at times didn’t feel very realistic and I sometimes struggled to believe that it happened in this way. I also found the random thought bubbles, usually by Simone de Beauvoir to be weird and out of place. They always threw me out of the narrative.
However, the sort of debate-like arguments between Fanon and Sartre were great!! The author really highlighted how disagreeing does not necessarily mean that you dislike the other person, especially when you’re willing to listen out to their POV.
The art style was very unique, as well. I think it was done with crayons or watercolors and the fact that it’s so clearly hand-drawn on paper makes it stand out even more. All in all, a very important BD, imo!!
Pour être honnête, je l'ai abandonné à la 56e page. Le titre est mensonger (ce n'est pas une bio de FF, mais le compte rendu de sa rencontre avec Sartre), Fanon encense Sartre qui capote et sort des phrases du genre "J'aime l'Afrique, mon grand-oncle a fait beaucoup de belles choses au Gabon" et Simone ne sert qu'à faire des lifts, goûter le vin et quand elle parle enfin, elle se fait envoyer chier.