Acre, quartier juif, 1078. Avner, qui a quatorze ans, pêche avec son père. À l’occasion d’une livraison à un monastère, son regard tombe sur une icône. C’est l’éblouissement. « Il ne s’agit pas d’un portrait mais d’un objet sacré, lui dit le supérieur du monastère. On ne peint pas une icône, on l’écrit, et on ne peut le faire qu’en ayant une foi profonde ».
Avner n’aura de cesse de pouvoir « écrire ». Et tant pis s’il n’a pas la foi, il fait comme si, acquiert les techniques, apprend les textes sacrés, se fait baptiser, quitte les siens. Mansour, un marchand ambulant musulman, le prend sous son aile. C’est l’occasion d’un merveilleux voyage initiatique d’Acre à Nazareth, de Césarée à Jérusalem, puis à Bethlehem, jusqu’au monastère de Mar Saba, en plein désert de Judée, où Avner reste dix années où il devient l’un des plus grands iconographes de Palestine.
Refusant de s’astreindre aux canons rigides de l’Eglise qui obligent à ne représenter que Dieu et les saints, il ose reproduire des visages de gens de la vie ordinaire, cherchant dans chaque être sa part de divin, sa beauté. C’est un triomphe, c’est un scandale. Se prend-il pour un prophète ? Il est chassé, son œuvre est brûlée. Quel sera le destin final d’un homme qui a osé défier l’ordre établi ?
Le roman de l’artiste qui, envers et contre tous les ordres établis, tente d’apporter de la grâce au monde.
Metin Arditi is a French-speaking Swiss writer of Turkish origin. He left Turkey at the age of seven. After spending eleven years in a Swiss boarding school in Lausanne, he studied at the Swiss Federal Institute of Technology, where he earned a degree in physics and a postgraduate degree in nuclear engineering. He continued his studies at Stanford Business School, where he got an MBA. He lives in Geneva, where he is very involved in the cultural and artistic life of the city. From 2000 to 2013 he was Chairman of the Orchestre de la Suisse Romande (O.S.R.). He is a member of the Strategic Council of the Swiss Federal Institute of Technology, where over the years he taught physics (Assistant to Prof. Mercier), economics and management (as lecturer) and creative writing (as Visiting Professor). In 1988, he created the Arditi Foundation which awards fifteen annual prizes to graduates of the University of Geneva and the Swiss Federal Institute of Technology. The Arditi Foundation has purchased and offered to the University of Geneva a landmark theater, the Cinema Manhattan, now called Auditorium Fondation Arditi. He is the founder of " The Instruments of Peace Foundation ", which offers musical education to children of Palestine and Israel. He is a member of the Foundation Board of the Music Conservatory of Geneva. He chaired the Building Committee of the Martin Bodmer Museum in Cologny. In December 2012, Metin Arditi was appointed UNESCO Goodwill Ambassador. In June 2014, UNESCO appointed him Special Envoy. In September 2014, he created the Arditi Foundation for Intercultural Dialogue.
Un livre qui aurait pu être tellement passionant! L'histoire est là, la documentation aussi, mais l'écriture reste très superficielle et n'offre ni de nuance ni d'émotion. On ne réussit pas à saisir la compléxité du personnage principal, Avner, qui, pourtant, est voué à un destin exceptionnel.
Un joli roman sur un peintre d'icônes entretenant une relation très libre avec la religion (juif, il s'est converti au christianisme orthodoxe tout en priant avec son ami musulman), ce qui évidemment lui causera du tort. La réflexion sur la religion et la représentation du divin ou de l'homme est très intéressante, les personnages sont très attachants. Par contre le style du roman se rapproche presque de la fable lui conférant par moments un aspect un peu naïf et simple qui m'a déstabilisé vu l'érudition de l'auteur sur ce sujet et cette époque de l'histoire de l'art et de la religion en Palestine. Et la fin me semble un peu abrupte. Mais c'était à nouveau un beau moment de lecture et de voyage grâce à M. Arditi.
J’avais déjà aimé le don d’Arditi de raconter une histoire liée à l’art dans le Turquetto. Ici Metin Arditi nous parle des icônes orthodoxes à travers la vie d’Avner, une jeune juif qui se convertit à la chrétienté pour avoir le droit de venir iconographe. Ses œuvres sont tellement différentes des canons de l’iconographie qu’il doit quitter le monastère de Mar Saba. Il continue son oeuvre auprès des hommes qui viennent le voir pour les réconcilier avec eux mêmes en leur montrant ce qu’il y a de meilleur en eux. De même, Arditi nous montre qu’il importe peu d’être juif, musulman ou chrétien, seule la beauté du monde et de l’homme, l’être le plus abouti créé par Dieu compte. Un beau message de paix sans naïveté.
J’aimais beaucoup les livres de Metin Arditi du temps qu’ils étaient publiés chez Actes Sud. Depuis qu’ils sont publiés chez Grasset, ses livres manquent de direction, clairement. Y a-t-il un directeur littéraire à bord? L’histoire a pourtant tout pour plaire. Elle raconte la vie d’un iconographe d’origine juive, converti au christianisme pour pouvoir pratiquer son art, celui des icônes. Le contenu documentaire est riche et original. Mais c’est écrit avec une telle naïveté! 2 1/2⭐️, car peut vraiment faire mieux.
Trés bon livre, un voyage d'une douceur pacifiante. Avner, a born Jew, converted Christian and occasional Muslim, shows that all religions preach the same thing: to be a good man. It is when he finds the balance between the religions that peacefulness comes and becomes a tool to deliver men from their torment. A great book to read in French.
Encore! Good book from Arditi. Easy French. The story is engrossing. I look forward to getting another book from the author. I recommend looking up pictures of icons online to get a. Sense of what the paintings look like. I also recommend reading the book “colors” to have a sense of how pigments were fabricated in the past.