Lac Pasakukoo, dans le Maine des été indiens. Le corps noyé d'une jeune romancière prometteuse, égérie annoncée d'une nouvelle génération d'écrivains. De chaque côté du lac, la résidence de deux auteurs à succès, meilleurs ennemis du monde. Un shérif qui ne les aime pas, et un village où aucun secret ne résiste à la douceur de vivre apparente. Un avocat noir et théâtral qui débarque. Une secrétaire à faire pâlir Venus en personne. Un assistant littéraire appliqué et ambitieux. Un manuscrit dont la seule existence fait frémir les familles les plus puissantes de la région. Des mots qui deviennent des armes, et des pages blanches des linceuls. Et soudain, une série de violences qui se déchaînent entre les rancoeurs d'hier et les menaces de demain.
3.5/5 J'ai bien aimé l'histoire, ça change de ce que j'ai l'habitude de lire. Par contre j'ai enlevé 0.5 étoile pour la traduction. "Je te l'offre, c'est sur la maison". Traduit mot à mot du "it's on the house" mais qui ne veut rien dire en français. Ou encore des phrases sans queue ni tête "Ils vont en sourire quand le portable de Dempsey sonne." ça ne veut rien dire... Heureusement il y en a peu mais quand ça arrive c'est perturbant.
Ce livre avait bien débuté. Une intrigue et un décor assez classique, mais intéressant et relativement prometteur. Puis les choses se sont lentement dégradés jusqu’à devenir franchement mauvaise. À un certain point le tout ressemble plus à une parodie du genre qu’autre-chose. Burlesque, absurde, près d’un soap américain. Les énormes stéréotypes, les revirements à l’emporte-pièces (mais attendez, je suis… votre fils!!!) et on nous la sert deux fois celle-là en plus. Ridicule! Je n’ai pas reconnu la qualité de l’écriture de Ian Manook, car oui, c’est le même homme, un autre pseudonyme, mais le même auteur. Parlant de l’écriture, celle-ci est si étrange qu’un jurerait une mauvaise traduction par moment, alors que le français est bel et bien la langue originale. À éviter!
Lac de Pasakukoo dans le Rhode Island pendant l’été indien, 2 lodges se font face de part et d’autre et y vivent 2 auteurs à succès mais aux caractères aux antipodes bien qu’autant séducteurs !
L’un, Ben Dempsey est solitaire et renfermé, il n’aime pas les fêtes hautement alcoolisées organisées par son ancien ami et rival, Aron Ackerman, lui-même extraverti et populaire.
Un soir de fête 3 jeunes femmes arrivent par erreur chez Ben qui s’empresse de les envoyer sur l’autre rive. Dans la nuit l’une d’elles revient seule en barque. Il repousse ses avances et charge l’étudiant stagiaire qui travaille pour lui de la raccompagner. Le lendemain matin le corps d‘Eather flotte sur le lac. Des meurtres vont suivre à un rythme assez élevé.
Surgissent à ce moment-là des personnages singuliers : des sheriffs intègres ou pourris, des avocats grandiloquents, un couple de voleurs incestueux et la propriétaire d’un Diner philosophe ! Chacun d’eux porte l’histoire où tout est entremêlé dans ce milieu restreint !
Chaque en-tête de chapitre abrite un commentaire d’une personne dont nous ne connaîtrons le nom qu’au dénouement et qui ne se prive pas d’éreinter les auteurs.
J’ai trouvé la lecture très facile et assez accrocheuse, dialogues et descriptions nous mènent là où je n’imaginais pas ! En fait je n’imaginais rien et je me suis laissée trimballer d’une vérité à une autre qui peut être l’exact envers.
Première lecture de l’auteur, sous pseudo ou pas, et j’ai vraiment apprécié la finesse des situations alors que les protagonistes ne sont pas des modèles de franchise et d’honnêteté ! Plus thriller que policier d’ailleurs !
Deux écrivains rivaux vivent chacun de chaque côté d'un lac. Quand une jeune fille, dont le premier roman devait paraître dans les jours à venir, se noie au milieu de ce lac, le shérif se saisit de l'affaire. Une enquête qui mélange un shérif qui en veut aux écrivains, deux avocats hors du commun, l'assistant d'un des écrivain, la riche famille de la jeune femme et bien d'autres personnages... J'ai été surprise en commençant ma lecture car je ne m'attendais pas à ce style de roman. C'est assez déjanté : il y a de l'humour, c'est glauque par moment, certains personnages sont caricaturaux mais l'intrigue est palpitante. Cela change des thrillers classiques. Plus j'avançais dans l'histoire, plus j'appréciais, ma curiosité piquée. L'auteur nous livre quelques indices pour qu'on devine quelques points mais le suspense est maintenu jusqu'au bout. Je suis souvent un peu déçue par les fins des thrillers mais ici ce n'est pas le cas, j'ai dévoré les derniers chapitres, jusqu'aux dernières révélations. La plume est fluide. Je ne connaissais pas cet auteur, je ne sais pas si c'est son style habituel ou pas, mais si je vois d'autres de ses romans, je me laisserai tenter.
Pasakukoo de Roy Braverman, présentation Il est mort, il raconte une histoire qui s’est passée. Il a connu l’écrivain Benjamin Dempsey qui apporte les ultimes corrections à son dernier roman, aidé de Matthew.
Trois jeune femmes arrivent chez Dempsey mais elles se sont trompées de maison car une fête a lieu dans le lodge de l’autre côté du lac. Le narrateur connaît très bien cet autre écrivain.
Avis Pasakukoo de Roy Braverman Histoire assez rocambolesque avec un écrivain, amateur de femmes et de nombreuses femmes, haï par le shérif de cette petite ville, tourné en dérision par un autre auteur qui vit également dans un lodge mais de l’autre côté de la rive d’un lac.
Tout commence lorsque des jeunes femmes se trompent de lodge et arrivent chez Dempsey qui finit son dernier roman, aidé par Matthew pour retranscrire les corrections. Mais une fête se tient chez Akerman, l’autre écrivain. Mais une des jeunes femmes revient chez Dempsey, complètement ivre. Matthew la ramène et le lendemain elle est retrouvée morte dans le lac. Dempsey est suspecté par le shérif. Ensuite, les morts se succèdent mais pas forcément dans le même comté. Blansky aura fort à faire pour démêler le faux du vrai, surtout qu’on lui a proposé de l’argent mais qui disparait.
Entre un frère et sa soeur qui ont déjà été arrêtés, qui vivent de contrats et qui couchent ensemble et dont le premier est tué. Un lodge est incendié et un manuscrit brûle chez Dempsey. Deux avocats qui vont défendre Dempsey un petit moment mais que ce dernier retrouvera sur d’autres affaires contre lui. Son éditeur le vire avec pertes et fracas préférant se concentrer sur la sortie du premier roman de Matthew et de celui de la jeune femme qui vient de mourir.
Dempsey apprendra des secrets bien enfouis, surtout de deux grandes familles très riches, qui n’hésitent pas à éliminer ceux qui les gênent. Il découvrira ce fameux manuscrit qui fait trembler deux familles. Bourreau des coeurs de ces dames, la vérité doit éclater et éclatera et viendra de Blansky qui ne fait que son boulot, malgré la haine qu’il éprouve envers les écrivains. Et le lecteur peut comprendre pourquoi.
Ce roman montre, une nouvelle fois, que Roy Braverman, est capable de changer son style littéraire. J’ai tout de même été déstabilisée par ces quelques phrases en italique à chaque début de chapitre. Elles ont pris le pas sur l’histoire elle-même, me faisant m’interroger tant et plus sur qui pouvait écrire – le premier nom inscrit sur mon carnet était le bon – et donner de telles informations. Après des chapitres, en définitive, assez longs qui mettent en place l’histoire et ses nombreuses explications, les 100 dernières pages se lisent d’une seule traite car le rythme est très enlevé, les rebondissements assez nombreux. Je n’en attendais pas moins de Roy Braverman. Se plonger au coeur de l’Amérique, il sait faire. Dénoncer le pouvoir des uns et des autres, également, tout comme une étude de ces personnages, avec une belle part donnée aux femmes, celles qui sont mortes mais aussi celles qui sont vivantes et qui sont plus ou moins cassées par la vie, bien souvent à cause du pouvoir des hommes.
La passion, les passions peuvent être violentes et déclencher des sentiments exacerbés ou faire resurgir des éléments du passé, pas forcément glorieux. Mais l’être humain est comme ça. Il peut suivre son chemin, sans rien faire d’illégal, ou entrer dans un engrenage dont il ne ressortira pas. De la psychologie teintée d’un humour assez noir mais aussi des scènes qui peuvent se révéler cocasses ou d’une belle tendresse.
Même si c’est une lecture agréable, ce n’est pas un coup de coeur, surtout peu de temps après L’oiseau bleu d’Erzeroum ou d’autres séries de Roy Braverman / Ian Manook.
Une jeune femme est retrouvée noyée dans un lac dans l’Etat de Rhode Island, elle était annoncée comme étant la relève prometteuse de la littérature américaine. Sur les bords du lac de Pasakukoo, se faisant face, habitent deux auteurs unanimement reconnus qui ne peuvent pas se sentir. L’un, accueil en résidence un jeune assistant, l’autre enchaine les fêtes bien arrosées. Le shérif Blansky va enquêter et a du mal à rester neutre car il a un sacré contentieux avec l’un des auteurs. Un couple hors norme d’avocats vient envenimer les choses et ce n’est que le début. Il est question d’un manuscrit explosif mettant en cause des familles influentes et tout par en vrille, les cadavres s’enchainent sans que l’on n’en sache encore la cause. Un roman original dans sa construction avec au début de chaque chapitre, un monologue en italique dont on ne sait pas qui se cache derrière mais qui n’est pas sans rappeler le personnage de Tirésias des tragédies grecques, venant apporter un éclairage sur la situation. Des personnages bien construits avec lesquels on a vite fait d’être en empathie, je pense surtout à ce couple frère/sœur surprenant et touchant. L’intrigue fait le job j’ai adoré suivre l’évolution de notre shérif qui se révèle être pas si mauvais que je l’avais imaginé. Ce qui m’a surtout embarquée c’est l’ambiance que l’auteur à su donner en nous faisant entrer dans le monde fermé des écrivains à succès et de ceux qui gravitent autour d’eux, de l’éditeur de mauvaise foi à l’assistant indélicat, ce n’est pas joli, joli. La personnalité des deux écrivains, vus comme des fêtards et des séducteurs invétérés semant derrière aux le chaos. Un polar captivant et bien écrit avec toute la faconde de l’auteur, parfait pour un moment de détente sur les rives du Lac de Pasakukoo. Bonne lecture.
Lac de Pasakukoo dans le Rhode Island pendant l’été indien, 2 lodges se font face de part et d’autre et y vivent 2 auteurs à succès mais aux caractères aux antipodes bien qu’autant séducteurs !
L’un, Ben Dempsey est solitaire et renfermé, il n’aime pas les fêtes hautement alcoolisées organisées par son ancien ami et rival, Aron Ackerman, lui-même extraverti et populaire.
Un soir de fête 3 jeunes femmes arrivent par erreur chez Ben qui s’empresse de les envoyer sur l’autre rive. Dans la nuit l’une d’elles revient seule en barque. Il repousse ses avances et charge l’étudiant stagiaire qui travaille pour lui de la raccompagner. Le lendemain matin le corps d‘Eather flotte sur le lac. Des meurtres vont suivre à un rythme assez élevé.
Surgissent à ce moment-là des personnages singuliers : des sheriffs intègres ou pourris, des avocats grandiloquents, un couple de voleurs incestueux et la propriétaire d’un Diner philosophe ! Chacun d’eux porte l’histoire où tout est entremêlé dans ce milieu restreint !
Chaque en-tête de chapitre abrite un commentaire d’une personne dont nous ne connaîtrons le nom qu’au dénouement et qui ne se prive pas d’éreinter les auteurs.
J’ai trouvé la lecture très facile et assez accrocheuse, dialogues et descriptions nous mènent là où je n’imaginais pas ! En fait je n’imaginais rien et je me suis laissée trimballer d’une vérité à une autre qui peut être l’exact envers.
Première lecture de l’auteur, sous pseudo ou pas, et j’ai vraiment apprécié la finesse des situations alors que les protagonistes ne sont pas des modèles de franchise et d’honnêteté ! Plus thriller que policier d’ailleurs !
Au bord d’un lac du Rhode Island deux maisons se font face, les propriétaires: deux écrivains autrefois amis, aujourd’hui ils ne se détestent pas vraiment mais préfère s’éviter. Un soir lors d’une énième fête chez Ackerman, une femme se présente sur le ponton de son voisin Dempsey. Elle est envoyée pour le séduire, elle est renvoyée d’où elle est venu par l’écrivain et accompagné par Mathew son assistant. Au petit matin, le corps de la jeune femme flotte sur le lac, le shérif soupçonne Dempsey, il faut dire que la rancune est tenace et s’il peut enfin se venger de lui c’est pas de refus. Deux avocats haut en couleurs débarquent pour sortir Dempsey de ce mauvais pas, d’autres meurtres vont jalonner notre lecture et les personnages seront tantôt dans un camps tantôt dans l’autre. Ce roman noir où le milieu de l’édition en prend un coup, où le poids de la famille peut être lourd à porter, où les filiations se dévoilent et change la donne; ajoutez à cela des tueurs à gages et des flics peu respectueux de la loi et le sac de nœuds risque d’être fort déplaisant à défaire. Même si les deux écrivains sont au centre de l’histoire, les femmes sont bien l’enjeu principal: une femme adultère, une femme retrouvée noyée, une femme tentant de venger la mort de son frère et amant, une femme blessée et contrainte de se plier aux décisions des hommes.
Même si les débuts sont laborieux, une fois que l’histoire se met en place et que les événements et les révélations s’enchaînent il est difficile de lâcher le roman, il faut dire que c’est assez tordu comme histoire et les personnages loin d’être des saints ne se révèlent pas très sains non plus. Pourtant ce roman est un régal.
C'est sans hésitation que je peux affirmer que c'est ma bonne surprise de cet été. Seul regret que j'ai, ne pas avoir eu entre mes mains ce livre plus tôt dans la saison estivale pour vous faire découvrir et/ou partager ce roman.
Envie d'évasion, envie de paysages sereins et apaisants, envie de calme et de températures tempérées, téléportez-vous immédiatement à côté du lac Pasakukoo. La beauté vous entourera mais attention, pas sûre que votre séjour se fera en toute quiétude : chasseur de prime, voleur de roman, auteurs à succès addict au sexe, à l'alcool et à la drogue, secrets de famille, inceste, incendie criminel, suicide et règlements de compte, ce roman est un western contemporains dans un pays où les serpents rampent sous les feuillages et les enfants les attrapent.
Un cocktail estival explosif, c'est pour moi un excellent roman policier pour l'été. Asseyez-vous, lunettes de soleil sur le bout de votre nez, installé confortablement, sirotant votre citronnade (l'abus d'alcool est dangereux pour la santé - et - je vous déconseille d'en abuser au risque de finir comme certains de ces personnages hauts en couleurs au propre comme au figuré).
Mais vous vous demandez qu'est-ce qui a déclenché en moi un tel engouement ? Tout d'abord, le rythme de ce roman : roman choral, de nombreux personnages vont se mettre en place au fur et à mesures, qui chacun montre aux autres la bonne ou la mauvaise partie de leur visage, cachant au plus profond d'eux leur vrai nature : la bonne ou la mauvaise. Jeu de pièces : puzzle à reconstruire ou jeu de la pièce que l'on lance et que les cowboys devaient trouer en l'air à l'aide de leur révolver, ce roman joue avec nous comme chacun des personnages jouent avec leur reflet.
Ensuite, la construction de ce roman, au début de chaque paragraphe, une personne évoque un souvenir qui donnera une clé pour le thème abordé dans le chapitre. Pendant longtemps on s'interroge sur l'identité de ce personnage, et révélation faite, tout prend du sens.
Roy Braverman joue avec nos déductions, joue un temps soit peu avec nos nerfs, rebondit de chapitre ne chapitre, se réinvente, construit un tour de passe passe. De très jolis jeux de mots, les personnages ont de l'esprit comme son auteur qui part de nombreuses tournures de phrases nous mènent par le bout du nez, nous laissant songeur lorsque l'on referme le livre, et finalement, nous aussi on aurait peut-être aimé vivre quelques jours sur les rives du lac Pasakukoo.
Un pastiche / un hommage au roman noir américain, terriblement noir et terriblement américain-- par un auteur décidément protéiforme et tout-à-fait français. Rien n'y manque : paysages, situations, galerie de personnages hauts en couleur, rebondissements à chaque page ou presque, clichés, expressions parlées, le tout mené avec une maestria époustouflante par un Manook qui visiblement jubile. Et nous avec lui!