L'auteure de La couleur de l'eau (Prix Fémina Etranger 2015) livre ici l'histoire bouleversante de son enfance dans une Écosse prolétaire. Kerry Hudson est née en 1980 dans les quartiers populaires d'Aberdeen, en Écosse, d'une mère sans emploi, aussi belle que vulnérable, et d'un père alcoolique et absent. De centres d'accueil en bed and breakfast, sa petite sœur, sa mère et elle ont connu pendant près de vingt ans la précarité extrême, les queues le lundi matin aux caisses d'allocation, le rejet. Aujourd'hui, Kerry est un écrivain reconnu qui a voyagé de par le monde. Mais elle n'a rien oublié. Dans ce récit poignant, aux touches d'humour, et aux passages dignes des meilleurs romans, Kerry Hudson revient sur les lieux où elle a grandi, puise dans ses souvenirs et pose un regard acéré sur les inégalités de classe actuelles.
" D'une résilience universelle, cette œuvre limpide, porteuse d'un espoir vrai, fait battre les cœurs en mode majeur. " Sandrine Mariette, Elle
" L'histoire, âpre et courageuse, d'une reconquête. " Claire Julliard, L'Obs
Traduit de l'anglais (Royaume-Uni) par Florence Lévy-Paoloni
Kerry Hudson was born in Aberdeen. Growing up in a succession of council estates, B&Bs and caravan parks provided her with a keen eye for idiosyncratic behaviour, material for life, and a love of travel.
Her first novel, TONY HOGAN BOUGHT ME AN ICE-CREAM FLOAT BEFORE HE STOLE MY MA, was published by Chatto & Windus in Summer 2012. It has since been shortlisted for the Guardian First Book Award, Southbank Sky Arts Award, Green Carnation Prize, Polari Prize, Author's Club First Book Award and Saltire First Book Award. It was the winner of the Scottish Book Awards: Best First Novel.
Kerry’s second novel, THIRST, was developed with support from the National Lottery through an Arts Council England grant and will be published July 2014. She now lives, writes and works in East London.
C'est l'histoire de l'autrice et ça se lit comme un roman, avec un aller retour des chapitres entre la période d'enfance, sa vie actuelle d'écrivaine et les liens qu'elle en fait, les traces qu'elle en a, la seconde peau qu'il lui reste de ses années pauvres, de très grande précarité de sa famille, de sa mère, et de ce que ça veut dire de dépendre des allocations publiques. Son histoire est poignante : ce n'est pas le misérabilisme qui m'a touché, c'est exactement les séquelles qu'une telle enfance laisse, à l'âge adulte, même quand on est à l'abri, même quand on a un job, même quand on est réconnu. L'insécurité reste tapie, elle prend juste une autre forme que l'insécurité financière. S'en sortir est un arrachement, ici à sa mère (c'est la seule dans le paysage, pas de père) et une partie de sa famille.