Quand il n'est pas sur un ring à boxer, Max Le Corre est chauffeur pour le maire de la ville. Il est surtout le père de Laura qui, du haut de ses vingt ans, a décidé de revenir vivre avec lui. Alors Max se dit que ce serait une bonne idée si le maire pouvait l'aider à trouver un logement.
Tanguy Viel, né le 27 décembre 1973 à Brest, est un écrivain français. Tanguy Viel est réputé pour une mise en place d’intrigues complexes, une réflexion sur quelques thèmes récurrents (les liens familiaux, les duperies, les inégalités de classes et les difficultés à prendre l’ascenseur social), et un travail formel. Il s’inscrit dans la tradition des éditions de Minuit3, c’est-à-dire selon un modèle de distanciation. Ses romans sont fondés sur beaucoup de romanesque et font même usage du suspense. Bien qu’il ne le revendique pas lui-même1, L'Absolue Perfection du crime, Insoupçonnable, Paris-Brest et Article 353 du Code pénal sont généralement considérés comme des romans policiers en raison d’éléments récurrents : des personnages de gangsters ou d’escrocs, des crimes soigneusement préparés, l’intervention de procès ou de grosses sommes d’argent.
Les stéréotypes sont cependant retravaillés parfois mis en évidence par une forme de réflexivité4. La Disparition de Jim Sullivan en est le meilleur exemple. Le lecteur est souvent invité à participer « le narrateur n'a pas d'avance sur lui du point de vue de l'intrigue »5. L'écriture est l'objet d'une enquête : c'est au lecteur de reconstruire le puzzle en désordre du protagoniste.
Tanguy Viel emprunte également au cinéma6, mais cela est surtout notable dans son style : les effets de montage, l'usage de l'ellipse, la mise en place de scènes fortes et la variation des points de vue.
Le style de Tanguy Viel se caractérise par sa précision et son économie7. Ses phrases sont jugées longues et saccadées au service d’un style très dynamique8.
L'intrigue de "La Fille qu'on appelle" n'est pas sans lien avec les mésaventures à rebondissements d'un de nos ministres, mais Tanguy Viel s'est bien gardé de rechercher les ressemblances de détail, d'écrire un roman "à clefs" comme on dit, et donne à ses personnages une existence autonome à la grande joie de ses lecteurs. Une ville côtière de Bretagne, du genre qui a une vieille ville enceinte de remparts (cela laisse peu de suspectes) et un maire assez jeune et dynamique, Quentin Le Bars. Le chauffeur du maire, Max Le Corre, a été champion de France de boxe dans sa catégorie en son temps, et après une traversée du désert et des bistrots, a retrouvé récemment la forme et le brio à un âge où beaucoup n'espèrent plus remonter sur le ring. Un jour il demande au maire s'il pourrait faciliter la recherche d'un logement de sa fille Laura, revenue en ville après des études interrompues et un début de carrière de mannequin. Le maire accepte un rendez-vous, et le charme de la jeune fille fait le reste. Celle-ci, qui n'a rien demandé, obtient un logement… et une dette envers un édile libidineux. Avec de telles bases pour son roman, petits arrangements et casino louche compris, Tanguy Viel ne peut manquer de retrouver les atmosphères des grands spécialistes du fait divers provincial, Georges Simenon à la plume et Claude Chabrol à la caméra — car Viel, écrivain cinéphile, a parfois des idées diablement cinématographiques, que son narrateur a presque tort d'expliquer alors que leur force synthétique se suffit à elle-même. C'est la principale limite du roman : il nous maintient sur des rives qui ont tout de même été largement explorées. Le plus original sur le fond, le plus proche aussi des interrogations de notre temps, c'est certainement le point de vue de Laura sur la situation, son espèce de passivité qui aboutit cependant à un dépôt de plainte, une zone trouble : extérieurement elle semble consentir à tout, intérieurement elle est sous l'emprise du puissant qui abuse de son autorité ; et les policiers gênés qui enregistrent sa plainte semblent savoir d'avance que tout cela se retournera contre elle. Le plus original sur la forme est certainement cette superposition mentale d'un espace donné pour réel et d'un espace fictif, à la fin, dans la tête de Max Le Corre, qui donne à la dernière scène une dimension théâtrale et cathartique. "La Fille qu'on appelle" reste un récit très maîtrisé ; le narrateur omniscient place au premier plan Max et Laura Le Corre et semble hésiter au début sur la prééminence de l'un ou de l'autre. C'est un beau duo qui ne se croise finalement que très peu. Leur nom est apparemment transparent : ce qui domine chez eux, c'est le corps, le corps puissant du boxeur et le corps séduisant de la toute jeune femme. En comparaison, leur esprit apparaît comme engourdi (pas du tout par bêtise, en vertu des circonstances). Mais un troisième thème apparaît : l'image, que ce soient les affiches qui proclament la puissance du sportif avant de finir défraîchies et lacérées, ou les photos plus ou moins chargées d'érotisme de la fille. Et ainsi le vieux dualisme est ici contourné ou dépassé : il s'agit pour l'individu d'échapper à sa propre image, avec le handicap d'une volonté plus ou moins brouillée, et le corps pour enjeu concret. (Le nom du maire aussi est transparent comme les eaux de la Manche ou de l'Atlantique : c'est un nom de poiscaille, idéal pour qui est appelé à devenir ministre des Affaires maritimes). Au bout du compte, "La Fille qu'on appelle" est un roman intelligent et humaniste.
ağırkanlı başlıyor yarısından sonra açılıyor, mesaj sakince verilmiş, koşulların "rıza" dinamiğine etkisini görmek açısından önemli bir anlatı olmuş...
“Kusursuz kurban kuramını biliyor musunuz?” “Hayır,” dedi Laura. “Pekâlâ, sizin tam tersiniz. Anlıyor musunuz?” diye sürdürdü. “Bütün her şeyinizi, hatta belki bekaretinizi bile kaybetmiş olmanız gerek, evet, kusursuz kurban böyle olur. Ama siz öyle değilsiniz.”
Telekız oldukça dinamik ve sürükleyici bir anlatıma sahip güçlü bir roman olması yanı sıra çok sosyal bir gerçekliği işliyor. Tanguy Viel konuları işleyişiyle ve yazım tavrıyla çok ilgimi çekti.
"Çünkü bazı eylemlerde bizi ona doğru iten karanlık gücü asla göremeyiz ne yazık ki."
Telekız'ı çok beğendim… Olaylar Fransa'da küçük bir kentte geçiyor. Laura evsiz ve parasız olarak şehre döner. Belediye başkanının şoförü olan babası kızı için başkandan yardım ister. Sonrasında çaresizlikle patriyarka ve güç karşı karşıya geldiğinde neler olduğunu ibretle okuyoruz... Tanguy Viel'in anlatımını ve yarattığı atmosferi sevdim, "rıza" kavramını sorgulama biçimi beni özellikle etkiledi...
La fille qu'on appelle c'est Laura, la fille de Max, un boxeur recyclé en chauffeur pour le maire d'une petite ville bretonne. Lorsque Laura revient vivre auprès de lui, Max s'imagine que son patron pourra lui trouver un logement et un emploi. S'enclenche alors un engrenage mêlant abus sexuels et petits arrangements politiques. Dans la continuité de ses romans précédents, Tanguy Viel nous livre un roman social fort incarné par des personnages authentiques.
La fille qu'on appelle is the story of Laura and her father Max. After work as a model from her late teens, at age 20, Laura comes back to her father. Max, a previous box champion is now back in the ring and preparing for an upcoming big match. The story revolves around a short series of events that leads to unwanted circumstances. The descriptions are well written, although the pace is at times too slow. There is an emotional weight put to every word, but what the story lacks for that weight to truly hit is actual investment in those characters, the poetics of the story could not replace a lack of empathy one feels to the characters presented. Then again, however, one may say the lack of empathy is demanded, this is not a typical victim story, or revenge story, or whatever else one may see it as from reading a synopsis, the synopsis offered by the publication of the book is a good argument for that. This story did not resonate much with me, it certainly redemed itself in my eyes in its last bits somewhat, as we get some actual payback, but not enough.
Une jeune fille a besoin de se lancer dans la vie - se loger, trouver un job . Son père, boxeur réputé en fin de carrière, est justement le chauffeur du maire de la petite ville côtière où ils vivent, pourquoi ne pas lui en toucher un mot ? C'est ce qu'il fait, pour aider sa fille et la suite, on la devine. Je suis assez partagée sur certains aspects de ce roman que j'ai écouté en audio, lu par Marie du Bled . L'analyse de ce qui se passe, des jeux de pouvoir, m'a paru parfaite. C'est un livre qui trouve l'équilibre entre la description de ce que peut ressentir la victime et l'explication des pressions à l'œuvre . Tanguy Viel écrit remarquablement, avec une vraie amplitude, il dépasse clairement son sujet pour nous livrer toute la complexité de cette histoire, sans cesser de revenir dans la brutalité du réel . Il s'en remet parfois à une atmosphère de théâtre classique, comme si des forces plus grandes venaient détourner les pauvres humains en proie à leurs dilemmes moraux et économiques. Bref on dirait qu'il a la bonne distance . Pour autant je n'ai pas du tout cru au personnage de la victime, ce qui est tout de même un problème . Tout est là : évidemment je n'ai rien à dire sur ce qui s'est passé, ce qu'elle ressent etc .. Non, le problème a été ailleurs pour moi . Je trouve que sa parole est celle d'un écrivain. Elle parle exactement comme Tanguy Viel écrit tout le reste . Je n'ai pas cru du tout à ses comparaisons, métaphores, grandes phrases ... Elle est malheureusement devenue au fil du livre le symbole d'elle-même. Pour moi c'est vraiment dommage et même assez étrange . C'est délibéré, il n'y aucun doute que c'est le choix qu'a fait l'auteur de faire ce pas de côté vers la théâtralité même dans les dialogues. Ça m'a cependant tenue éloignée de son propos, je n'ai pas cru à son personnage. Ni aux policiers qui réagissent d'ailleurs ... Tout cela est très bien réfléchi mais ça n'a pas toujours sonné juste pour moi et je le regrette. Une lecture que je recommande plutôt tout de même car je crois que ça aurait pu tout aussi bien marcher pour moi aussi.
Tanguy Viel bu eserinde, babası boksör genç bir kızın, tabiri caizse yeşilçam benzeri bir olay örgüsüyle "kötü yola" düşmesi, düşecek gibi olması hikâyesi anlatıyor.
Kitabın ismi niçin telekız onu anlamadım ama. Laura bir telekız değil çünkü.
Kitapta beni en çok etkileyen, kullandığı bir miktar ayıplı sahneyi hep bir amaç için çarpıcı şekilde kullanışı oldu. Haybeye, koymuş olmak için değil, gerçekten bir mesaj uğruna onun şeklini ve yaşanış biçimini seçmiş olmasını beğendim. Tabi detay veremiyorum spoiler olmaması için ama okursanız mutlaka fark edeceksinizdir.
Onun dışında Laura'nın yaşadıklarının niçin başına geldiği ile ilgili okuru ittiği düşünceler çok derindi. Bir insan herhangi bir istismarı hak eder mi, geçmişi, insanı yargılayabilmek için her koşulda geçerli bir done midir, siyasi ve maddi gücü elinde bulunduranlar her yerde her şekilde, her yaptığından bir şekilde kurtulabilir mi, insanlar konjonktürel ya da hukuki olarak çözülemeyen bir konuyu kendileri çözmek isterse bu meşru bir iş midir yoksa toplumda kaosa mı neden olur, kısasa kısas güzel bir şey midir.. gibi gibi soruları kendince yanıtlayan bir kitap Telekız.
Ben beğendim. Tanguy Viel'ın çarpıcı anlatımı çok hoşuma gitti. Başka kitaplarını da okumak isterim.
Kleine Geschichte, großer Erzähler Kurzmeinung: Opulenter Text mit Stream of Consciousness Tanguy Viel schreibt in seinem neuen Roman über eine unscheinbare Me-too-Geschichte: ein junges Mädchen mit zweifelhafter Vergangenheit, wird mehr oder weniger subtil in eine Rolle gedrängt, aus der es sich nicht befreien kann.
Der Kommentar. Der französische Roman ist oft experimentell. Man darf in dem Roman „Das Mädchen, das man ruft“ nicht die typische Konstellation von vielschichtigen Protagonisten erwarten, sondern er ist Performance, eine Art Aufstellung. Die Protagonisten sind Anschauungsmaterial, sie veranschaulichen, wie es funktioniert. Macht, Wirtschaft, Geld und Beziehungen auf der einen Seite, Abhängigkeiten und Armut, gepaart mit Schlichtheit und ungenügender Bildung auf der anderen Seite. Zweifelsfrei schreibt Tanguy Viel auf hohem Niveau. Seine Sätze haben es in sich. Sie sind lang, und gehaltvoll und bilderreich. Sie sind kompliziert. Über die verwendeten Metaphern kann man sich streiten. Manche sind genial, manche schief, manche grotesk und völlig unmöglich, sie sind aber das Salz in der Suppe. Ohne sie hätte Tanguy Viels kurzer Text nicht funktioniert. Mit ihnen wird der Text opulent und süffig. Tanguy Viel versteht es, in eine kurze Mee-too-Geschichte viel mehr hineinzulegen als nur das. Er räsoniert in einem ständigen Bewusstseinsstrom über die Kurzlebigkeit von Sportlerruhm, über die Verzwicktheit politischer Freundschaften, die eigentlich gut getarnte Feindschaften sind, er denkt über Eitelkeit nach und männliche Überheblichkeit, er beschreibt die Sprachlosigkeit der Bildungsfernen, die mehr fühlen als wissen, dass ihnen Unrecht geschieht. Und er schreibt über ihre Ohnmacht. Ja, das ist frustrierend. Aber sehr real. Nicht zuletzt beschreibt er mit treffenden Worten eine Stadt am Meer. Man sieht sie vor sich, man riecht das Meer. So etwas mag ich. Ich mag Atmosphäre. Und Atmosphäre kann er, der Herr Tanguy Viel.
FAZIT: Die Meetoo-Geschichte ist klein. Sie ist der kleine Alltag von Nebenan. Aber sie passiert. (Fast )jeden Tag. Und sie ist es von daher wert, immer wieder neu erzählt zu werden. "Das Mädchen, das man ruft", ist eine kleine Geschichte mit einem großen Erzähler.
Kategorie: Anspruchsvoller Roman Verlag: Wagenbach, 2022
Il n'y a pas grand chose qui m'est plus dans cette lecture. Je n'y ai pas ressenti d'émotions, à part peut être le dégout. C'est dur de ne même pas sentir d'empathie pour les victimes. Pour moi c'est un flop.
La fille qu'on appelle est un récit tout simple, formidablement efficace, et merveilleusement écrit racontant une histoire de viol et surtout d'emprise. L'emprise, un mot à la mode, difficile à définir et encore plus à expliquer à ceux qui n'y ont jamais été confronté, et la prose délicate de Viel y parvient à mon avis très bien.
C'est donc l'histoire de Laura, une jeune fille un peu paumée, issue d'un milieu modeste, qui revient dans sa petite ville de Bretagne natale pour y repartir plus ou moins à zéro après avoir vécu une période difficile ailleurs, où on comprend qu'elle a subsisté grâce à ses charmes et des activités interlopes. Mais on ne se débarrasse pas de son passé comme cela. Alors que son père, un ex-boxeur qui tente un come back et également chauffeur du maire de la ville, a l'idée qu'il croit lumineuse de demander à son employeur (le maire de la ville donc) un piston pour lui trouver un logement, il est bien loin d'imaginer que ce dernier va s'exécuter ... moyennant une gratification en nature.
J'ai trouvé le style de Tanguy Viel absolument délicieux. Il a un remarquable sens de la comparaison, de l'analogie plutôt, pour exprimer des sentiments complexes de cette histoire assez touchante de lutte des classes (des "petits" contre les puissants), d'emprise donc et d'abus sexuels, de la boxe aussi, cet autre milieu interlope où le pouvoir s'exerce en coulisse (c'est celui du manager, de l'organisateur du combat, certainement pas celui du boxeur considéré comme de la viande), de la vie de province enfin où tout le monde se connaît et où une bonhomie de façade n'empêche pas une terrible violence sociale.
Les scènes, à la mairie d'abord, dans le logement trouvé à la jeune fille ensuite, où s'amorce l'emprise, sont glaçantes ce qui veut dire réussies, ce qui est primordial car il s'agit de l'essence du livre. Viel nous décrit, nous dissèque ce moment particulier où tout va basculer et cela de manière imperceptible car rien ne passe par les mots mais au contraire par des gestes que souvent on n'a pas faits ou des attitudes qu'on a mal interprétées. C'est subtil, délicat et d'autant plus émouvant qu'on y est, que Viel nous fait partager cette intimité, nous fait pénétrer en catimini dans cette chambre où des choses terribles vont se passer.
Maintenant, je me dois d'exprimer deux petits bémols qui n'entament d'ailleurs pas l'impression globalement positive que j'ai du livre. D'abord, la fin : une sorte de moment chabrolien pour terminer le livre "en beauté" à mon avis qui passe beaucoup moins bien que le reste. Comme chez Chabrol, 90% de l'œuvre nous décrit le vie ordinaire des personnages de cette petite ville de province avant que le scénario s'emballe à la fin pour finir généralement par un fait divers. Et chez Chabrol, tout ces moments "ordinaires" visent à préparer cet emballement final (et ce n'est d'ailleurs pas toujours réussi). Chez Viel, on a l'impression qu'il s'agissait simplement de trouver une fin à un livre dont l'auteur ne voulait pas qu'il s'étirât en longueur et dans lequel il avait déjà tout dit. Dans tout les cas, cela passe mal. Il se passe trop de choses dans cette fin et le contraste est à mon avis trop brutal avec les succulents moments "routiniers" qui constituent le reste du livre.
Deuxième grief, le style est je l'ai dit très beau ... mais aussi trop beau pour être vrai. En effet, Le livre nous raconte l'histoire de Laura mais contient aussi de petits inserts où ce qu'on nous raconte n'est pas dit par un narrateur omniscient mais par Laura qui, plus tard dans le livre, ira à la police pour porter plainte et donc raconter son histoire. Et cette Laura, encore une fois une jeune fille d'origine modeste, influençable et qui se cherche, parle comme Tanguy Viel, avec la même prose ciselée avec la même capacité d'introspection ce qui il faut bien l'avouer n'est pas crédible. Alors oui, on ne se plaint pas de lire du Viel plutôt que les déclarations hésitantes d'une jeune fille, oui le procédé narratif des inserts de la plainte est adroit mais la cohérence du livre s'en trouve à mon avis affectée. C'est dommage.
Ce n'est cependant pas rédhibitoire, La fille qu'on appelle (très beau titre, très "Vielien") reste pour moi un livre hautement recommandable.
L'intrigue du roman "La Fille qu'on appelle" présente des similitudes avec les mésaventures récentes d'un de nos ministres français, mais Tanguy Viel s'est astucieusement abstenu de chercher des ressemblances détaillées, préférant donner à ses personnages une existence autonome que j'ai personnellement beaucoup appréciée.
"La fille qu'on appelle" (ou “call girl”) c'est Laura, la fille de Max Le Corre, un boxeur recyclé en chauffeur pour le maire d'une petite ville bretonne. Lorsque Laura revient vivre auprès de lui, Max s'imagine que son patron pourra lui trouver un logement et un emploi. S'enclenche alors un engrenage mêlant abus sexuels et petits arrangements politiques.
Le roman offre une description édifiante et une réflexion maîtrisée sur l'abus de pouvoir et l'emprise que peuvent exercer les puissants sur les plus modestes. Cette violence à la fois sournoise et insidieuse est décrite de manière glaçante par Tanguy Viel. Le plus choquant pour moi étant que cette violence intrinsèquement liée à l'abus de pouvoir semble tolérée par notre société, allant jusqu'à être acceptée de manière fataliste par les plus faibles en général et par Laura dans la première partie du roman. Face à cette permissivité, la révolte des faibles, illustrée par la réaction de Max dans la deuxième partie du roman, ouvrira la porte à un autre type de violence, physique cette fois. Au final, laquelle de ces violences sera condamnée ? Si on peut anticiper la triste réponse à cette question, la description de l'engrenage des abus de pouvoir faite par l'auteur aide à prendre conscience de leur perversité et de leur gravité. Cette prise de conscience est nécessaire si l'on souhaite lutter contre ces pratiques et les éradiquer. En ce sens, la lecture du roman de Tanguy Viel me semble utile, voire même nécessaire. Alors, bonne lecture !
Histoire de mœurs dans une ville de province ou affaire Weinstein à la française ? Ce livre parle de la relation forcée (ou non, l’auteur reste assez flou) qu’entretient un maire (puis ministre) breton avec la fille de son chauffeur, dans l’espoir d’obtenir un logement. Le thème est actuel à l’ère du balance ton porc et du MeToo, ce qui pourrait pousser à plaire. On s’attend à de la dénonciation, de l’émotion, de l’empathie pour la victime, mais rien. Certes, on se sent mal pour elle, mais sans vraiment plus. L’histoire est parasitée par une recherche de style qui fait primer, au fond, la forme sur le fond. Pourquoi un sujet si profond et important pour au final montrer que « c’est moi qui écrit le mieux et qui maîtrise la métaphore » ? Aucune idée. Malheureusement, la lecture perd de son plaisir, l’écriture empêche réellement l’empathie envers la victime (dont on pourrait parfois se questionner sur ce statut tant l’ambiguïté est présente). Je ne m’étendrai pas plus, d’autres critiques me précèdent, mais je trouve l’entreprise d’écriture maladroite. C’est dommage, mais le livre est court, il se lit facilement (peut-être était-ce l’objectif premier de l’auteur). Après, c’était pas mauvais, sinon je ne l’aurais pas fini et je n’aurais pas écrit cette maintenant trop longue critique. Du bon, du moins bon, faites-vous votre propre avis après tout
j'ai vraiment pas du tout aimé le style, c'est limite si on a pas l'impression que l'auteur s'est donné le défi de caler au moins une métaphore ou une comparaison par phrase et parfois on finit par s'y perdre et revenir au début d'une phrase pour savoir où elle allait... j'ai essayé de compter le nombre de "comme" par page et je me suis arrêté quand j'en ai eu 21 en 8 pages
au-delà du style, je trouve ça très dommage d'avoir un personnage principal si "vide" dans un tel roman, c'est un thème qui me parle pourtant mais ce sera vite oublié, que ça soit le fond ou la forme
Roman anlattığı olaylarla çok uyumlu bir dile sahip. Bahsi geçen yerde ilişkiler o kadar iç içe geçmiş ki cümleler de öyle; başlayınca bitmiyorlar. Duyguların doğrudan anlatıldığı yerlerde anlatım da şekil değiştiriyor. Kuralsız bir yönetimi ve hayatları anlatırken cümlelerdeki imlaların da kuralları zorlayacak kadar çok olması etkileyici. Genel olarak çok beğendim romanı
Le titre est la traduction de Call-Girl : la fille qu’on appelle, même si j’ai trouvé de prime abord le titre étrange : pour moi, cette phrase n’était pas finie. Comment on l’appelle, cette fille : Dakota ? Winnie ?….
Pas du tout, elle s’appelle Laura, a un père ancien boxeur devenu chauffeur du maire. Dans sa jeunesse, elle a posé pour des photos de sous-vêtements et des photos de charme.
Revenue dans sa ville, elle cherche un logement et via son père se tourne vers Monsieur le Maire. Qui va en profiter.
Nous suivons le récit de Laura lors de sa déposition aux policiers.
L’histoire du père boxeur m’a moins touchée.
Un récit qui m’a rendu triste en le refermant : combien de jeunes filles sont victimes de ce genre de prédateur et voient leur plainte classée sans suite ?
Mais encore une fois j’ai aimé le style de l’auteur dont les longues phrases m’emportent à chaque fois.
Quelques citations :
quelque chose en lui avait besoin de quitter la chambre avec le sentiment qu’il n’y était pour rien, que ce n’était pas lui, mais bien elle qui avait agi, que son corps à lui avait seulement cédé mais jamais rien de sa volonté propre, que, oui, c’est par surprise qu’il s’était retrouvé avec sa main à elle sur son sexe.
chacun ferait pencher la balance du côté de force de la nature, c’est-à-dire le fardeau du désir des hommes impossibles à rassasier, et la mesquinerie des femmes.
L’image que je retiendrai :
Celle du flux et du reflux de la mer qui lèche les pieds de la cité.
Commençons par le point fort de ce livre: l'écriture de l'auteur. Durant les 176 pages, une ribambelle de beaux mots sont alignés dans de belles et longues phrases avec une grammaire bien soutenue. Tanguy Viel sait métriser la langue et montrer sa beauté dans ces textes. Malheureusement, l'histoire aurait du être plus longue, plus travaillée. Le mélange entre l'histoire de Laura (qui se prostitue pour obtenir une faveur du maire, un logement) et de Max (son père, champion de boxe, et chauffeur du maire en question) aurait pu être fait avec plus de finesse. On passe d'une histoire à l'autre, parfois de façons un peu brusque. Si j'ai un regret, c'est la longueur du livre. Il aurait vraiment été agréable de pouvoir en apprendre plus sur les personnages, de pouvoir les découvrir et s'attacher à eux.
Le style y est toujours, mais j'ai un peu trop senti la mécanique. Et je me demande si un roman court n'est peut-être pas forcément adapté à un roman sur le thème de l'emprise. Car j'ai eu peine à croire à plusieurs reprises à l'évolution psychologique de Laura qui est si jeune.
Dans « La Fille qu’on appelle », Tanguy Viel nous invite dans un récit à la fois intime et social. Laura Le Corre, fille d’un ancien boxeur reconverti en chauffeur du maire, revient dans sa ville natale pour reconstruire sa vie. En quête d’un logement social, elle sollicite un rendez-vous avec le maire. Ce dernier, sous des apparences paternalistes, se montre vite ambigu dans ses intentions, entraînant la jeune femme dans une situation où se croisent pouvoir, manipulation et exploitation. Le roman s’intéresse aux rapports de domination, aux frontières floues entre consentement et contrainte, et au poids des rôles sociaux.
Après ma découverte de « Article 353 du code pénal », j’avais envie de retrouver la plume de Tanguy Viel et la voix de Marie du Bled dans la version audio. « La Fille qu’on appelle » est similaire dans sa construction narrative : une personne raconte un événement à quelqu’un et pour cela doit refaire incursion dans le passé. Ici, les thématiques sont très vite dévoilées, le roman explore la manière dont les hommes en position de pouvoir exploitent les vulnérabilités des femmes. Laura se retrouve prise dans un jeu d’apparences et de faveurs où l’on devine rapidement que les intérêts du maire dépassent la simple assistance administrative. L’auteur peint un tableau sombre des rapports de genre, mêlant bienveillance feinte et prédateur dissimulé. À travers les dialogues et l’attitude du maire, l’écrivain questionne subtilement la frontière entre devoir moral et abus de pouvoir.
« La Fille qu’on appelle » juxtapose les réalités de Laura, une jeune femme marquée par son passé difficile, à celles d’un maire au sommet de sa carrière, illustrant les fossés sociaux qui séparent les individus. Laura est à la fois un produit de sa beauté et une victime des regards qu’elle attire. Loin d’être passive, elle montre toutefois une certaine force, mais reste enfermée dans un système qui exploite les apparences et maintient les plus faibles dans une position de dépendance. Il faut dire que le texte s’intéresse aussi à la manière dont le passé façonne les choix présents. La jeune femme, ex-mannequin au passé trouble, entend reprendre le contrôle de sa vie en revenant dans sa ville natale. Pourtant, le poids des traumatismes et des jugements sociaux s’impose comme un obstacle constant, la ramenant toujours au rôle que les autres lui assignent.
Évidemment, le sujet majeur de « La Fille qu’on appelle », titre tout sauf hasardeux, aborde la question du consentement. Tanguy Viel y décrypte les ambiguïtés et les pressions qui peuvent le teinter en mettant en lumière des situations où le consentement, bien qu’apparemment donné, est influencé par des rapports de pouvoir et des circonstances oppressantes. Dans la zone grise du consentement, quid de la contrainte sociale et psychologique ? Peut-on dire « Non » à quelqu’un qui vous a aidé ? Dans ce contexte, l’auteur interroge la manière dont le consentement peut être extorqué ou biaisé par la position de domination d’un individu sur un autre.
Ainsi, « La Fille qu’on appelle » explore avec une lucidité glaçante l’emprise sociale des puissants et la soumission, parfois résignée, des victimes prises dans des mécanismes de domination. À travers des personnages comme le maire et Laura, l’auteur dissèque les dynamiques de pouvoir dans une société où les rôles sont imposés par des structures invisibles, mais omniprésentes. Le maire illustre cette emprise avec son charisme calculé et sa posture de bienfaiteur. Il incarne une autorité subtile, mais implacable. Son pouvoir ne repose pas uniquement sur sa fonction officielle, mais aussi sur sa capacité à manipuler les relations humaines à son avantage. Paternaliste à souhait, il se drape de bienveillance pour mieux masquer ses abus. Subtil, il ne force jamais ouvertement Laura à quoi que ce soit, mais ses gestes et paroles créent une pression morale et psychologique qui limite ses choix. Ce type de contrôle, insidieux, est souvent plus difficile à combattre que la coercition directe.
Quant à Laura, sa posture face au maire reflète une soumission non pas volontaire, mais fataliste, fruit de son passé et de ses besoins immédiats. Par son prisme, Tanguy Viel met en lumière les mécanismes psychologiques et sociaux qui poussent les individus vulnérables à accepter des situations qu’ils désapprouvent intimement. Ainsi, le personnage de Laura illustre comment les rapports de domination deviennent normalisés. Le consentement est souvent présenté comme un choix libre, mais le romancier montre à quel point il peut être influencé par des forces extérieures. Il faut avouer que c’est précisément cela qui est très dérangeant dans « La Fille qu’on appelle » et qui place le lecteur en position de témoin, face à une situation qui n’est pas si claire…
Le style de Tanguy Viel dans « La Fille qu’on appelle » est marqué par une maîtrise particulière du langage, où les répétitions jouent un rôle fondamental. Celles-ci s’inscrivent dans une démarche littéraire réfléchie qui vise à créer une tension narrative, à explorer les subtilités psychologiques des personnages, et à souligner les thèmes centraux du roman. Mais, il faut avouer que cette utilisation stylistique peut gêner, notamment dans la version audio où elle est plus flagrante encore. L’écrivain a effectivement une manière bien particulière de rythmer son écriture par des expressions récurrentes, telles que « de sorte que », « en même temps », ou « comme si ». Si leur répétition confère au texte une musicalité particulière, où chaque phrase semble s’enrouler sur la précédente, je dois avouer m’être sentie oppressée par ce choix narratif. Sans doute était-ce là une volonté délibérée afin de créer une tension narrative, d’établir un rythme hypnotique, de renforcer l’atmosphère d’oppression et de fatalité ou encore de donner une voix intérieure aux personnages enfermés dans des schémas prédéfinis, difficiles à briser. Mais mon irritation n’a cessé de grimper…
Si « La Fille qu’on appelle » est indéniablement puissant dans son propos, il n’échappe pas à une certaine lassitude. L’intrigue manque parfois de surprise, notamment dans sa progression : les intentions du maire sont si évidentes que la tension perd en intensité. L’interprétation de Marie du Bled met joliment en valeur la plume de Tanguy Viel, mais accentue aussi les répétitions excessives, et du coup horripilantes, de certaines expressions.
Si le roman est courageux et nécessaire, je n’ai pas vraiment su me positionner pour Laura ou contre le maire, tant les lignes sont parfois floues. Dans le roman de Karine Tuil « Les choses humaines », les dynamiques sont similaires (même si les forces en présence sont diamétralement opposées), mais j’ai su rapidement où me placer.
« La Fille qu’on appelle » est un roman courageux et nécessaire, qui s’attaque à des problématiques contemporaines majeures avec une plume incisive et originale. Une lecture à découvrir pour ses questionnements profonds, et une critique acerbe des structures sociales, où les rôles sont imposés et les relations de pouvoir profondément ancrées dans les interactions humaines. Pour la forme, je vous laisse vous faire votre propre opinion.
Impressionnante description de l’emprise d’un homme de pouvoir sur une jeune femme qui a besoin d’aide. Impressionnante déclaration de plainte que fait cette jeune femme à la police. Toute faite de nuances. Comme souvent dans la vie. Le rôle du père, toutes les relations des personnages entre eux, encore là sans rien d’exagéré, plausibles, dramatiques, évoluant comme une tragédie grecque… Le style de Tanguy Viel est vivant, syncopé, prenant. Un livre dévoré en quelques heures.
Laura, 20 ans, qui a travaillé « dans la mode », de retour dans sa ville natale, y cherche un logement et éventuellement un travail . Sur les conseils de son père Max, ancien boxeur devenu chauffeur du maire, elle sollicite l'aide dudit maire, Quentin le Bars, qui va en effet lui trouver job et studio. La suite de l'histoire, c'est Laura qui va la raconter aux policiers....
J'ai un avis assez mitigé sur ce roman.
Comme dans « Paris-Brest » et « Article 353 du code pénal », l'histoire se situe dans un port breton, non plus Brest mais St Malo semble-t-il (mais ça n'a guère d'importance), on y retrouve les notables locaux, maire et directeur de Casino cette fois, main dans la main pour magouiller tranquilles, et le monde des « petites gens », ceux qui se font toujours avoir par ces petits arrangements entre amis.
Une nouvelle étude des moeurs d'une petite ville de province , sur les rapports de domination sociale qui s'y pratiquent et plus particulièrement ici sur les notions de consentement et de relation abusive entre un maire de 46 ans et une jeune fille de 20 ans tombée (trop naïvement ?) sous son emprise. On pense bien sûr aux nombreuses « affaires » révélées par la vague #MeToo et aux différents livres parus sur le sujet et je n'ai pas trouvé vraiment d'originalité ici. Les personnages sont même un peu caricaturaux, le maire en « seigneur féodal » , le directeur de casino en mafioso de cinéma et même Max le boxeur... Quant au personnage principal, la jeune Laura, je l'ai trouvée trop inconsistante pour m'attacher vraiment à elle. Au fil des pages, l'intérêt décroît jusqu'à la fin que l'on voit venir de loin.
Reste le style si particulier de Tanguy Viel qu'on adore ou qu'on déteste ! Je le trouve parfois trop alambiqué mais il faut lui reconnaître une écriture, un sens de la formule et de l'image qui changent agréablement de la platitude de beaucoup de romans français !
J'avais beaucoup aimé « Article 353 du code pénal », celui-ci m'a plutôt déçue. J'espère que le prochain roman de Tanguy Viel nous plongera dans un univers différent.
L’intrigue se déroule dans notre monde montrer brute, tel qu’il est. L’originalité réside donc dans le fait que le roman peut faire écho à toutes les femmes et à tous les pères du monde. Les descriptions permettent de bien ancrer le récit dans les villes nommées qui prennent littéralement vie sous nos yeux et leur font parfaitement écho pour que le lecteur s’y retrouve, pour peu qu’il y soit déjà allé. Elle transporte la totalité du récit le rendant épais, avec un peu moins d’attrait.
L’intrigue et le récit sont poignants et s’ouvrent d’abord sur des sous entendu qui aiguillent le lecteur, qui voit plus tard ses soupçons se confirmer. L’intrigue prend à la fin une tournure originale et intéressante qui semble bluffer le lecteur. La narration est assez brouillon avec dans un premier temps des va-et-vient qui peuvent déstabiliser le lecteur et les actions ne s’accélère qu’à la fin du roman.
D’un réalisme fou, les caractères prennent d’autant plus les lecteurs aux tripes. Mais les personnages sont peu attachant malgré leur développement, ils ont parfois des réactions étranges qui permettent la réflexion du lecteur. Les relations mises en place sont aussi réalistes et mises en scène d’une façon attrayante et originale. Elles attisent d’une certaine façon la curiosité du lecteur dans ses grandes lignes et ses évolutions.
L’atmosphère est lourde ce qui s’accorde parfaitement au roman. Elle apporte beaucoup à la tension qui accompagne le récit la renforce. Malgré cela, elle reste trop continue et n’a aucune variation. Les messages sont très forts, on sent une vraie volonté de dénoncer une chose aussi horrible que le viol sans jamais décrire l’acte mais plutôt ses conséquences. La dimension de la famille abordée dans ce roman est assez intéressante, puisqu’elle va au cœur du lecteur.
Bref, une lecture violente mais engagée qui fait trembler notre société.
Le récit d’une emprise, celle d’une jeune femme dont le père est le chauffeur du maire, celle d’une jeune femme dont le père est aussi boxeur, celle d’une jeune femme qui grâce à son père a rendez-vous avec le maire pour qu’il l’aide à trouver un logement. Et le vers est dans le fruit. Il va l’aider sans se mouiller, et la tenir pour service rendu, et devenir son dû sexuel quotidien. Difficile d’être entendue par la police quand on n’a jamais dit non, et que qui plus est les officiers de police judiciaire recevant la plainte sont des hommes. Impossible d’être crédible quand on a fait des photos de charme à 16 ans, et de victime on devient vite la pute.
Propos dans l’air du temps, qui interroge. Un style d’écriture qui se veut très élaboré, au vocabulaire riche et fourni mais qui peut devenir lourd et pénalisant pour le sujet.
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Max Le Corre at the age of forty is a celebrated boxer who at one time was the French Middleweight Champion. He is back in the limelight as he has just won his 35th fight and may have a chance at the championship again. Besides being a fighter Max has been thrown a lifeline of a job where he is a chauffeur for his town's mayor. With this position Max believes he can pull some strings and ask the mayor for some help by asking for help speeding up the process to find housing for his twenty-year-old daughter Laura who is back in town after a modeling career. But as usual no favor comes without an expected return and the mayor is going to expect his. Sprinkled throughout this story is an interview or investigation that takes place between Laura and detectives when she accuses the mayor of improprieties. This a quick read that you will have to pick up and see if Max can be champion again and what outcome Laura can expect.