Pauvre détective Poulette ! À la suite d’une enquête de routine qui a mal tourné, le sympathique détective est forcé de prendre du repos. Se sentant prêt à revenir au boulot après six longs mois, il doit désormais composer avec un nouveau collègue qui ne semble pas du tout l’apprécier : le détective Cauchon. Le climat de travail sera plus tendu que jamais... De plus, des bombes sont placées aux quatre coins de Grosseville. Certaines éclatent, d’autres, non. C’est à n’y rien comprendre : y a-t-il un plan cohérent derrière tout ça ? Poulette devra aussi composer avec des commerces de luxe qui se font dévaliser et une fillette portée disparue. Il y a de quoi perdre la tête ! Saura-t-il utiliser son flair légendaire pour démêler tous les fils de l’enquête ? Vous ne le saurez qu’à la fin de ce palpitant roman policier humoristique, le deuxième mettant en vedette le détective Poulette.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Ça semble être ici le mot d’ordre d’Éric Beauregard, qui a concocté une intrigue qui part un peu dans tous les sens, avec alertes à la bombe, explosions, disparition, vols, mais aussi concurrence au poste de police et soucis à la maison, le tout dans un format assez court qui fait qu’on n’a peu de temps à perdre… si ce n’est pour des jeux de mots.
Une enquête simple et légère qui pourrait plaire à de jeunes lecteurs. J'ai aimé les jeux de mots à partir des prénoms et noms des personnages. C'est tout un travail pour y parvenir. Cependant, je ne sais pas si un si jeune lectorat aura conscience du travail derrière cela et ne trouvera pas ça un peu bébé... malheureusement. J'ai trouvé que le rapport au temps était très clair, grâce aux dates en début de chapitre. Je croos que cela facilite la compréhension de l'univers narratif pour un jeune lecteur.
J'ai trouvé l'histoire quelque peu prévisible, il n'y avait pas des tonnes de suspects disons. La conclusion devenait de plus en plus prévisible, alors que l'enquête avançait. Je n'ai pas aimé le chapitre qui résume une fin de semaine au début du mois de mai. Il s'agit d'une pause au récit pour s'adresser au lecteur (ce n'est pas mal), mais cela n'apporte rien à l'histoire. J'aurais aimé que l'auteur questionne le lecteur, le fasse participer à l'enquête en lui suggérant des pistes de réflexion... pas qu'il lui dise de sauter des pages de son roman parce que ce chapitre ne valait pas la peine d'être lu.Je comprends que le principe est de susciter la curiosité pour que le lecteur lise tout, mais ça m'a plutôt donné l'impression qu'il manquait 2 pages au roman et qu'il fallait les ajouter quelque part...