Më duket se në krejt gjithësinë nuk ekzistojnë qënie më fatkeqe dhe më tërheqëse sesa ne. Njëherazi të paditur rreth arsyeve të pranisë sonë mbi dhè, e megjithatë të paepur për të qëndruar dhe për të zbuluar qëllimin tonë përfundimtar, me çdo kusht.
Sur le plan émotionnel, c'est une lecture difficile qui se résume d'une manière très simple : le Serbes n'assument toujours pas leur responsabilité dans la guerre d'ex-Yougoslavie et tentent de justifier par tous les moyens le siège de Sarajevo et le massacre de Srebrenica, tout en idolatrant des dirigeants criminels de guerre condamnés par le tribunal de La Haye.
Sur le plan humain, c'est puissant. Il existe souvent des tas de livres sur le vécu des victimes (qui sont bien entendu importants et indispensables), mais bien pu sur le vécu des auteurs de massacres. Entre ceux qui continuent de se mentir après toutes ces années parce que sinon, ils ne pourraient pas se regarder dans un miroir, et ceux qui ont été embriguadés par la propagande et l'hystérie collective, c'est tout un panel de criminels qui nous est dévoilé.
Un journaliste français se rend en Bosnie-Herzégovine, où il veut faire enquête sur les enfants de criminels de guerre. C'est l'histoire d'Ana Mladić, fille de Ratko Mladić qui s'est suicidée pendant la guerre, qui éveille son intérêt. Dans ce roman qui se lit comme un reportage, Lionel Duroy donne la parole aux Serbes et dresse le portrait d'un peuple toujours incapable d'accepter ses responsabilités pour une guerre qui a pris fin il y a 20 ans.