" Nous ne jouerons pas le jeu " ... Trente-six ans plus tôt, dégoûtée d'un monde où elle n'avait plus sa place, une partie de la jeunesse a fait sécession. Loin de la Ville sous surveillance, une poignée d'entre eux a choisi la nature, la cabane – la vie sous les arbres. Utopie ? Peut-être... 2061, Forêt du D., Dordogne. Ils sont trois enfants sauvages – chasseurs, pêcheurs, loups parmi les loups. Arrachés à leurs parents par une troupe de braconniers, Montana, Dan et Judith vont devoir survivre à tout prix. Et sous la cendre des illusions, raviver l'étincelle...
" C'est beau, violent, cru, tragique, et puis haletant, un propos politique qui se dévore comme un roman d'aventure. " Alexis Jenni, prix Goncourt 2011
Un livre que j’ai dévoré, plusieurs récits enchâssés qui donnent vie à une utopie. J’ai beaucoup aimé l’idée de créer un monde à part, de faire sécession du monde capitaliste. Mais ce que j’ai surtout apprécié c’est de voir les inconvénients.
Une très bonne surprise avec ce livre, que j'ai trouvé très actuel et bien écrit. Ca change des dystopie qu'on peut voir et c'est un livre intelligent.
Un livre qui pourrait être prémonitoire vu ce que nous laissons aux futures générations en terme de pollution et de violence. Vincent Villeminot livre ici un roman poignant, déchirant et touchant. On voit d'une autre manière notre planète, une ode à la nature, à la famille, à l'entraide. L'écriture est parfaitement immersive pour nous plonger dans ce futur qui approche à grand pas où la nature finira par reprendre ses droits si nous continuons ainsi. "Nous sommes l'étincelle" est un roman pour jeune adulte sur fond de manifeste écologique entraînant et révoltant. Une pépite d'inventivité à l'heure actuelle ! Gros coup de coeur ♡
J’ai eu du mal a commencé la lecture de ce livre, non pas qu’il est compliqué de rentrer dedans, mais plutôt que j’avais envie de lire des bédés plutôt en ce moment héhé
Mais petite surprise quand j’ai continué ! Une structure narrative intéressante, qui laisse voir petit à petit les fils qui relient l’histoire. Une écriture simple – après tout, c’est un pocket jeunesse – dans laquelle on se laisse facilement embarquer.
Ce que j’ai adoré, c’est qu’il raconte une futur tout à fait proche (années 2060 au plus loin), tout en le replaçant dans un contexte familier : l’histoire se passe en France, dans des lieux que l’on connaît, il évoque des lois qui ont déjà été votées, etc. Et malgré le sujet angoissant liées aux questions écologiques et de rupture civilisationnelle, il arrive à mon sens, à atténuer ce sentiment par la familiarité.
Et même si on sent que l’auteur penche vers une auto-deconstruction d’idées (plutôt agréable la plupart du temps), attention toutefois à certaines descriptions beaucoup trop dictées par le male gaze selon moi.
J’ai longtemps repoussé ce livre, mais maintenant que je l’ai lu, j’en suis contente. Il est d’une violence extrême et je pense que je n’aurais pas compris la moitié si je l’avais lu quand il m’a été offert. Cependant, j’ai beaucoup apprécié ce livre. Au départ j’étais un peu confuse pas les changements de générations et de perspective, mais dès que l’auteur établit les liens entre les personnages, la construction devient très intéressante. On nous raconte les trois histoires en parallèle, de manière a ce qu’elle se terminent presque simultanément. J’ai aussi trouvé ce livre remarquable dans sa présentation. Les citations de Do Not Count On Us sont très bien présentées et malgré le fait que nous suivons plusieurs histoires en parallèle, nous avons quand même des flashbacks qui a mon avis apportent beaucoup au développement des personnages. Je trouve personnellement l’histoire principale de Dan, Montana et Judith extrêmement violente et ce n’est pas ma préférée, mais j’ai été touchée par celle de leur mère, Allis. Du a la brutalité et la vue pas très optimiste du futur, ce n’est pas une de mes lectures préférées, mais le travail de l’auteur reste remarquable et unique.
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Comment rater une révolution mais réussir sa vie... parce que les choses ne changeront jamais - sauf les plus importantes, si on s'en donne la peine.
Ce roman s'inscrit en plein dans l'actualité, mettant en scène le ras-le-bol d'une jeunesse usée en quête d'une échappatoire. Prête à se rebeller contre toutes les générations qui l'ont précédée, réclamant le droit de faire ses propres choix et ses propres erreurs. Un retour à la terre radical, qui n'est pas du goût de nos sociétés "civilisées" et qui peut tout aussi bien conduire à la mort qu'au bonheur.
Vincent Villeminot questionne notre existence et remet en cause notre libre arbitre : a-t-on réellement choisi notre voie ou a-t-on simplement baissé les bras ? Résignés à faire ce que les autres attendaient de nous ? Et surtout ne pas faire de vagues !
Mais peut-être les vagues sont-elles nécessaires pour tout détruire afin de mieux reconstruire. Ou peut-être la digue sert-elle à nous protéger, pas à nous enfermer. Là est la question.
Waouh quelle claque ! Roman utopiste mais qui raisonne étrangement avec aujourd'hui même si je suis sûre que les jeunes ne feront pas dissidence ds cette voie☺️. Enfin je pense... Le début semble brouillon et on suit plusieurs personnages puis tout se met en place, les interactions entre eux et on a qu'une envie connaître la suite....
Attirée par le titre j' étais impatiente de decouvrir une histoire inspirante sur un avenir meilleur ! quelle déception de me trouver plonger dans une dystopie faite de violence gratuite et de terreur sous couvert de retour à la nature. Quelques bonnes idées mais un regard un peu trop noir sur les comportements humains! notre jeunesse mérite mieux que ça !!
Une histoire qui nous montre l'une des milliers de possibilités vers laquelle notre société pourrait se diriger. Dure, Sombre, Violente mais toujours rempli d'espoir. Ma note n'est que le reflet du ressenti que j'avais en lisant ce livre, ce n'est pas pour autant que je dirais qu'il était mauvais. À chacun ses préférences, celle-ci ne fait pas partie des miennes.
Ma dernière màj date de mars... Après 6 mois où je n'ai pas touché ce livre, je ne le reprendrai pas. Je n'ai pas pu m'attacher aux personnages, je n'ai pas aimé l'écriture, ni les différents points de vue... Alors que ce livre avait tout pour me plaire ! Dommage...
J'ai beaucoup aimé ce que ça renvoi dans le fond, l'importance de la nature, la famille, l'amitié forte. L'histoire était captivant même si je me perdais quelquefois avec les différentes époques et différents personnages. Mais c'est un très bon livre et l'écriture est très douce.
J’ai vraiment beaucoup aimé ce roman, je pense que tout le monde devrait le lire. Il nous ouvre les yeux sur ce qu’il pourrait se passer dans nos sociétés si elles ne changent pas. C’est un roman politique et engagé pour la jeunesse.
Un livre saisissant et nécessaire ! J'ai eu un peu de mal à rentrer dedans mais très rapidement, on est emporté et on réfléchit à chacun des actes des personnages. Le livre est encore en moi, tellement que je revois certaines scènes dans mes rêves.
Ah c’était… vraiment sympa, je m’attendais pas à un livre comme ça, c’est écrit avec des changements de temporalités, et ça parle de la société. Il y a tellement d’infos dans ces 500 pages mais on se souvient de tout (ou presque). On est accroché au livre et on veut savoir où il nous mène.
La dystopie serait-elle enfin/déjà dépassée ? Est-ce que Vincent Villeminot annonce un retour du genre de l'utopie dans les collections jeunesse ? L'auteur nous propose une nouvelle société en marge de celle des villes, qui agace, révolte, contre carre les plans, mais qui se veut indépendante et dont les membres sont conscients que leur façon de vivre n'est pas sans défaut. Deux clans, deux idéaux, pour un monde meilleur, où chacun espère et voit en lui le monde parfait où chacun vit heureux et en harmonie. Le pari de Vincent Villeminot est sans doute atteint en présentant un roman basé sur deux communautés qui veulent un idéal et dont chacune d'elle ne peut s'entendre avec l'autre. C'est étonnant, c'est basé sur une actualité cuisante : Vincent, êtes-vous visionnaire en ce qui concerne les gilets jaunes ? Mais malheureusement pour moi ça casse.
En effet, je n'ai apprécié ni l'écriture de l'auteur, ni le découpage temporel, ni les personnages. Je me suis perdue régulièrement dans les chapitres, ne sachant plus ce qui se passait avant, après (malgré la date indiquant l'année où se déroule l'action), je me suis perdue également dans le nom des personnages et j'ai pu les appréhender seulement à partir de la seconde moitié du roman. J'ai trouvé ce roman trop complexe dans sa forme malgré un fond qui aurait pu être prometteur.
L'environnement, l'écologie, l'éducation, sont des thèmes forts, j'ai pu sentir l'engagement de l'auteur dans ses sujets qui semblent le préoccuper. Que nous réserve l'avenir ? Est-ce que nous construisons un monde qui nous obligera à devenir Vegan, mettre nos enfants dans des cages aluminium et se soumettre toujours plus à un dictat politico-culturel exacerbé ? Non, le monde futur dépeint ici ne donne vraiment pas envie, nous obligeant à nous interroger sur nous, notre communauté, notre pays et notre monde.
Donc, oui, je me suis interrogée et non, je n'ai pas aimé ce roman. Vincent Villeminot nous propose de découvrir la vie des trois enfants appartenant à la même fratrie qui vont se trouver au mauvais endroit au mauvais moment, nous dévoilant leur us et coutume dans un monde redevenu sauvage mais où l'Homme aussi n'est que sauvagerie. Et puis en pointillé ce qui est arrivé à leurs ancêtres pour comprendre pourquoi ils sont là dans cet état là. Je n'en dirai pas beaucoup plus, n'ayant pas été séduite, j'ai manqué cruellement de sentiments, d'actions, de surprises.
Bouleversant … L’écriture est surprenante au début par ses histoires entremêlées et ses sauts temporels. Tout se lie au fur et à mesure pour un résultat magnifique. Entre dystopie, utopie et roman d’anticipation, Vincent Villeminot nous emmène surtout dans cette aventure humaine incroyable qui fait terriblement écho en moi (et probablement en beaucoup d’autres).
« … parce qu’il ne t’écoute pas, le monde, il ne croit pas que tu puisses le déranger fut-ce un instant; il va rouler sur toi comme un torrent, un fleuve, même, Chose impossible à endiguer, Sans que tu puisses rien y faire. Il a les années pour lui, et la multitude, le nombre, l’habitude, tout le reste, Tu vas t’épuiser, à nager à contre-courant, Et tu seras finalement un débris dans son flot, quand il t’aura rompue, et lentement, lentement tu descendras vers le fond. Une allusion. un sédiment.
Mais tu ne te laisseras pas faire […]
Si tu parlais plus fort que les autres, c’était à cause de ça. Si tu te haïssais sur la pointe des pieds. Tu comptais sur ta vitesse, ta hargne, ton rire enroué, pour prendre le monde par surprise. L’empêcher de passer outre, outre à toi, sur toi, à travers toi. Frapper la première. Le défier un instant. Le ridiculiser… Qu’il soit obligé de tourner la tête, le monde, dans ta direction, de te considérer, de compter avec toi. Grain de sable. C’est comme ça, pour ça, que tu nous as tous entraînés là-dedans. Ici. Maintenant. Pour toujours. »