Une histoire sur nos icebergs et sur le désir de ne pas sombrer sous la surface.
Romy est institutrice. Benjamin est un jeune sculpteur qui prépare sa première exposition. C’est lors d’un week-end à Cadaqués que l’impensable va se produire.
L’Étreinte, c’est l’histoire d’une inconnue prise en photo sur une plage. C’est une histoire d’adieux. C’est l’histoire de gens qui s’effleurent. Et de certaines émotions. De belles émotions.
Et de celles qu’on préfère taire.
Portée par deux talents de la bande dessinée, L’Étreinte est un choc graphique qui serre le cœur. Un livre rare et ambitieux, que l’on porte longtemps en soi après sa lecture.
Les premières pages tâtonnent, et j’ai presque abandonné ce roman graphique qui trainait à côté de mon lit depuis quelques semaines déjà. Les deux auteurs ont improvisé une histoire sur des idées balancées ici et là au fur et à mesure de l’histoire, ce qui, je pense, se ressent parfois dans le rythme qui n’est ni toujours très juste, ni très dynamique. Dans ces jours de canicule, je n’ai pourtant pas le luxe de lâcher quelques larmes devant une œuvre, et voici que je me laisse aller à être une petite madeleine qui succombe à la facilité. Les histoires qui s’entrecroisent me touchent, et si j’ai un gros « irk » sur le côté un peu stalker de Benjamin, le cheminement et le pourquoi rendent touchant toutes les histoires qui s’entremêlent et, même si je sais que c’est une fiction, j’y sens un côté cathartique que j’aurais tout à fait cru en tant qu’autobiographie.
Une photo prise sur une plage de Cadaquès sur laquelle figure une belle silhouette en maillot de bain noir une pièce. On ne voit pas son visage caché sous ses cheveux. Mais à son attitude gracieuse, on ne peut s’empêcher d’imaginer. Qui peut-elle être, et si c’était la bonne, celle que le hasard – ou le destin – a mis sur sa route ? Si c’était le cas comment en être sûr, comment la retrouver ? Mais le hasard – ou le destin – est parfois cruel et réserve aussi de mauvaises surprises qui peuvent bouleverser une vie en quelques secondes.
Cette épaisse BD (312 pages) s’intéresse à un moment charnière de la vie d’un homme et questionne sur les hasards de la vie et sur les choix. Le livre est un magnifique objet aux dessins remarquables de Laurent Bonneau qui accompagnent magnifiquement cette histoire sensible signée Jim. Tout est réussi, tout d’abord de beaux paysages de bord de mer, des visages, des attitudes, mais aussi les dessins plus abstraits qui illustrent les pensées qui souvent le submerge. Pour être honnête, ce n’est pas le genre de sujet que j’affectionne – c’est peut-être pour ça que je n’ai pas grand chose à dire, je veux aussi éviter de trop en dire –, mais c’est la grande qualité graphique et l’objet qui m’ont attiré - sur ce dernier point je n’ai pas été déçu.
Une BD sur la mort et le deuil qui est issue comme la vie elle-même. Jim (scénariste) et Laurent ( dessinateur) ne sont pas partis d'un scénario bien défini, mais ont croisé deux intuitions : le personnage d'un jeune sculpteur et un cliché d'une femme sur une plage. À partir de cette intersection, cette histoire a deployé son propre logique jusqu'à un final déconcertant dans lequel un cœur prend son propre chemin. À lire et à relire.
Het duurde even eer het verhaal me helemaal meesleepte, maar het kleurgebruik, de belichting, de grafiek.... Heerlijk! Ik dwaal nog even verder rond in de straten en op het strand van Cadaqués.
Zanimljiva grafička novela koja na žalost nije dovoljno razrađena.
Negde sam pročitao, a ne znam ko je to i u kom kontekstu izjavio, ali da "neki kreativni rad nije gotov kad nemaš više nemaš šta da dodaš, već kad nemaš više šta da oduzmeš" (parafraziram).
Ta mi je rečenica prva došla na um nakon čitanja ove grafičke novele koja deluje kao probni rad dvojice autora i koja nakon raznog eksperimentisanja nije dodatno izbrušena, nisu dodavane a nisu ni oduzimane stvari, a ima dosta toga za oduzeti i utegnuti priču.
Sa scenarističke strane priča se zasniva na glavnom junaku, vajaru, kome nakon saobraćajne nesreće devojka završava u komi i on svoju traumu i beg od realnosti leči tako što uzaludno traži devojku sa nasumične fotografije koju je napravio na plaži toga dana kada se nesreća desila.
Koncept zanimljiv, ali priča dosta krivuda i neki segmenti su trebali biti detaljnije razrađeni a za neke nisam siguran ni zašto su tu.
Grafički, ova knjiga nekad deluje kao pokazna vežba ili diplomski rad gde crtač eksperimentiše sa kretanjem kamere kroz sekvence, često gde je to i nepotrebno a poenta upitna.
Na momente, vizuelno, ova grafička novela više podseća na story board za neki film, a veliki sam protivnik izjednačavanja story boardova i grafičkih noveli kao istog medija jer apsolutno nisu obzirom da im je namena potpuno drugačija. U dobrom delu sekvenci mislim da je autor sa realih fotografija precrtavao okruženje a verovatno i likove, što nije zabranjeno ali na momente deluje sterilno.
Crtež je na kraju utegnut u specifičan izražaj koji je prijatan i zanimljiv za čitanje.
U fragmentima koji su nabacin u celinu ima elemenata koji su zaista vredni čitanja i ova grafička novela jeste za preporuku onim koji bi želeli da vide eksperimentisanje sa stripovskom formom koje možda i nije izbrušeno kao finalni izraz ali je zanimljivo gledati dvojicu velikih autora kako se igraju sa preispitivanjem stripovske forme.
Une pépite de la bibliothèque de mon quartier. Je suis décidément fan de bande dessinée et roman graphique. Celle-ci, je l'ai trouvée si belle, si délicate à traiter une tragédie. J'ai pleuré en la lisant. Idéale pour un jour où l'on écoute Lighthouse Family en entendant la pluie au dehors et on mange un peu n'importe quoi parce que l'on n'a pas trop la motivation de cuisiner quoi que ce soit.
Alors je mets sur pause et je sors un Joker 🃏 A la base j’ai acheté ce roman graphique parce que j’ai senti comme une attractivité qui m’attirait à lui. Vous voyez ce sentiment ? Quand vous découvrez un ouvrage que vous n’avez vu passé nul part mais que vous savez qu’il fera résonance au travers de votre âme ? Eh bien c’est exactement ce qu’il m’est arrivé avec L’étreinte. C’est une histoire puissante, forte, pleine de vie, d’amour, de douleur et de mort aussi. Une histoire d’accident, de destins qui se brisent et de vies qui se débattent pour se reconstruire, pour effleurer l’espoir de respirer sans sentir sa poitrine se serrer. Les graphismes sont à coupé le souffle un mélange subtile entre la douceur et le malheur. Et le texte, les dialogues ? Parlons en des mots poignants, des phrases qui nous font sentir tout petit, qui font ployer notre échine et qui resserrent notre cœur jusqu’à le faire ralentir, s’arrêter et tomber lors d’un battement de cils. Est-ce également utile de préciser que j’ai pleurer face à cette plume ? Je crois pas, ça je pense que vous l’aviez déjà deviné. L’étreinte est un coup de coeur. Un cœur qu’on vous prend et qu’on préserve pour qu’il continue de battre. ❤️
Mooie tekenstijl. Schitterende beeldhouwkunst. Herkenbare emoties. Fijn om te lezen hoe dit werk organisch tot stand gekomen is. Ik vond het eerder jammer dat de geschrapte scenes en tekeningen toch achteraan in het boek nog opgenomen werden. Deed een beetje teniet aan het verhaal en het voelde alsof de schrijver/tekenaar daar toch hun 'ego' niet wouden loslaten of zich wouden verklaren/verantwoorden, terwijl het verhaal dat helemaal niet nodig had. Dat terzijde; mooie en verrassende verhaallijn.
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L'étreinte est un roman graphique qui se construit autour d'une photo prise au hasard sur le chemin de retour de vacances. Et derrière cette photo, il y a l'histoire de Benjamin et Romy. Un artiste et son modèle. Sa compagne. Sa partenaire. Mais un drame survient, et nous tombons dans les derniers souvenirs de ce couple avant les aux devoirs.
C’est une histoire d’adieux. C’est l’histoire de gens qui s’effleurent. Et de certaines émotions. De belles émotions. Et de celles qu’on préfère taire.
C'est un récit intense, poignant, qui nous entraîne au plus profond de nos vies. On plonge ensemble dans la quête menée pour retrouver un sens à la vie, loin de la culpabilité et du temps perdu. C'est également l'histoire d'excursions, des expositions, des rencontres pour distancer la peine sur la perte de l'être aimé. Bref, un livre rare et ambitieux, que l’on porte longtemps en soi après sa lecture.
Gros coup de coeur pour L'Etreinte qui capte avec une infinie justesse ce qui reste de l'amour après un deuil (une étreinte indélébile). Une BD intimiste, traversée par la culpabilité & l'obsession et transfigurée par le dessin organique et poétique de Laurent Bonneau. A lire tout particulièrement si vous aimez le cinéma de Claude Sautet.
Roman graphique tragique dans lequel tout commence avec des amoureux,une photo prise un peu au hasard et un accident de voiture. L’histoire est troublante, la quête du personnage principal est intéressante, mais je dois être trop fleur bleue. Ça me rend triste les récits qui ne finissent pas bien.
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Ik had veel goeds gehoord over deze graphic novel voor ik er aan begon, dus begon met hoge verwachtingen. Het verhaal lijkt naar het midden toe wat een te slepen, maar dat wordt in de tweede helft zeker goed gemaakt. Prachtige tekeningen en pakkende plotwendingen. Zeker een aanrader
Romy et Benjamin, l'une institutrice et l'autre sculpteur, sont un couple uni qui a pour habitude de ne se faire aucune cachotterie. Ce jour-là, ils rentrent de leurs vacances à Cadaqués, où visiblement ils ont pris du bon temps. La preuve en image : Benjamin est subjugué et pas peu fier de l'un de ses clichés en particulier, celui d'une jeune femme en maillot de bain noir entrain de lire sur la plage. À peine le temps d'en parler à sa complice que l'irrémédiable se produit.
Maintenant que Romy se trouve entre deux mondes, Benjamin est seul. Face à l'avenir qui s'annonce de plus en plus sombre. Face à ses incertitudes et au poids de sa culpabilité. Et surtout face à cette obsession nouvelle pour la femme qu'il a photographié à Cadaqués, que vous découvrirez en lisant l'album.
Le scénario est réalisé de main de maître : c'est à travers des flash-backs que nous découvrons progressivement le passé des personnages, leur complexité et leurs motivations.
En tout cas, l'album est d'une esthétique rare : de dessins réalistes et expressifs esquissés à la pointe ou à la mine noire réhaussés de belles couleurs aux tons pastels et contrastés.
Comme traversé par la grâce d'une mélodie d'adieux.
J’ai adoré lire cet album captivant, qui m’a émue et bouleversée en me faisant voyager dans un univers poétique et mélancolique entre Paris et Cadaqués.
Je recommande chaleureusement.
+ À lire : Un récit intimiste sur le désir, le regret et la douleur à travers des pages sublimes aux dessins réalistes d'une rare beauté.
-S'abstenir si et seulement si vous n'êtes pas d'humeur car malgré la grâce, l'histoire est sombre et serre le cœur.
Toutes ces choses insignifiantes... tous ce à quoi on ne fait pas attention au jour le jour, c'est tout ce qui nous manquera le plus cruellement un jour.