Hermoso. Cruel y hermoso. Doloroso y hermoso. Desgarrador y hermoso. ¿Puede ser tan bello el desamor? Un retrato exacto, preciso, sin tregua, sin miramientos, contundente. Uno de los pocos libros en mi mesita de noche.
Une pièce vue avant d'avoir été lue, avec ce même sentiment de se voir dérouler sous mes yeux deux monologues d'une grande violence émotionnelle dans lesquels on retrouve parfois un peu de soi..
"à qui appartiennent les êtres humains Audrey? à qui appartiennent les êtres?"
peut-on parler de dispute lorsqu'on est seul face à soi-même à déblatérer les torts d'un autre qui écoute mais l'articulation - oui l'articulation - entre soi-même et son double est rouillée depuis longtemps maintenant peut-on parler de dispute lorsqu'il n'y a pas débat, pas confrontation, seulement un flot de mots dans le vide qui écoute et qui comprend parfois et s'isole souvent
clôture de l'amour mais de quel amour si celui qui enivre a depuis longtemps dessoulé
et pourtant les mots tentent de sortir se bousculent parfois pour atteindre l'autre pour exister autre part que dans les têtes et dans les cœurs si l'amour n'est plus tangible alors la violence le sera chambouler l'autre pour enfin qu'il réagisse je crois et pour retrouver aussi un peu de soi
114 pages qui se lisent d’une traite. Ce texte s’inspire de la magistrale pièce de théâtre « Clôture de l’amour » écrite par Pascal Rambert pour Stanislas Nordey et Audrey Bonnet. Une œuvre jouée plus de 200 fois sur scène depuis 2011 et parue en mots, aux Éditions Les Solitaires Intempestifs en 2017. C’est l’histoire d’une rupture. Extrêmement banale. Un homme et une femme se font face. Immobiles. Droits. Chacun leur tour, ils prennent la parole, dans des monologues sans début ni clôture. Dans des tirades désordonnées et émotionnellement tiraillées, les corps parlent, encaissent, répondent et, éventuellement, tombent. Dans un texte sans ponctuation, comme une phrase qui ne connaît pas le point, les mots osent enfin sortir pour dire tout haut ce que l’un et l’une pensaient tout bas. Pour clôturer un amour qui s’était pourtant tout promis.
من تمام آن لحظه هایی که ندیدی را مگه میدارم من تمام آن منتظر عبورت بودن ها را نگه میدارم من ثانیه های برخورد نگاه های گریزانمتن را نگه میدارم من همه آن زندگی آینده ی تقسیم نشده یمان را نگه میدارم
و تو با خیال راحت برو زیرا که ماموریت را به خوبی انجام دادی قلب از جا در آمده
Je ne sais pas quoi en penser. Pourquoi cette absence de ponctuation ? Pourquoi ce besoin de parler de sexe tout le temps ? Pourquoi ces répétitions de mots intempestives ? Sûrement il y a de bonnes raisons à tout cela. Je ne sais pas. Le texte a un sens malgré tout, mais c'est trop exotique pour moi.
Je lis rarement des pièces de théâtres depuis que j’ai quitté le lycée... Celle ci est composé d’un homme et d’une femme, un couple en somme. Le titre de la pièce porte bien son nom. Chacun a son tour s’exprime dans une longue tirade, j’ai trouvé que chaque mot était bien employé. J’ai été touchée et émue. Une grande puissance émotionnelle.
« en effet mon corps est vidé je n'ai plus d'yeux plus de regard plus de corps cela maintenant doit se voir sans problème je pense que l'on voit à l'intérieur donc on voit qu'à l'intérieur il n'y a plus rien plus de cerveau plus de défenses naturelles plus de ressources apparemment plus de langue tu as brisé la langue qui est en moi je n'ai plus de mots »
Il faut prendre un moment pour tout lire d'une traite (pas comme j'ai fait donc). Mais c'est dur. C'est lourd. Et j'ai plus été touchée par Audrey, j'ai mieux aimé cette deuxième partie.