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132 pages, Paperback
First published January 1, 1927
The comfort in which I had been living for twelve months had brutally put an end to all my old habits. I could say more. It seemed to me that I no longer had anything against people. Those who complained seemed embittered or lacking in clear-sightedness because of their poverty.
This man had never been happy. For years he had lived alone, anxious, worried about his fragile state of health, despised by the people who knew him by sight. I felt sorry I had failed to make allowances for him.
“Yo miraba a los transeúntes. Era una de las distracciones de mi padre. Desde que murió, libre del temor de que me sorprendiera imitándolo, me dedico meticulosamente y sin gran afición a observar cómo va y viene la gente y a recrearme en el contraste de sus fisonomías"Gracias a un venturoso golpe de fortuna, Armand ha conseguido el amor de Jeanne, una acaudalada mujer mayor que le proporcionará una vida despreocupada… siempre que cumpla unas reglas que ella misma supervisará concienzudamente.
“La holgura con la que llevaba viviendo más de doce meses había expulsado sin miramientos todas mis costumbres. Hablaba más. Me parecía que había dejado ya de tener razón en contra de los demás hombres. Los que se quejaban me parecía que eran unos amargados o que carecían de perspicacia debido a su pobreza”El encuentro fortuito con una antigua amistad, Lucien, con el que compartió no hace mucho una vida de pobreza y necesidad, despierta en él algo así como el síndrome del impostor, una vergüenza por ocupar una posición que no le corresponde y que lo ha alejado del sitio al que siente pertenecer, el que representa Lucien, que, envidioso de la situación de Armand, aprovechará la primera ocasión que se le presente para intentar destruir su privilegiada situación.
"Sólo cuando estoy recién arreglado, y por unos pocos minutos, tengo la sensación de estar a gusto. En esos momentos tengo chispa al hablar. Me muevo con soltura. Soy otro hombre"Este es el escueto argumento que Bove desarrolla minuciosamente con una escritura glacial, parca, que dota a los personajes de una frialdad de insecto, por lo medido de sus movimientos, por la desconfianza que los guía, …
“No me atreví a despegar los labios, ni a hacer ruido al respirar, ni siquiera a hacer un gesto, por temor a que, al creer que iba a hablar, un silencio la desilusionase demasiado”… por las pocas palabras que cruzan entre ellos, como si la comunicación se realizara mediante el rozamiento de unas antenas invisibles.
“Por la forma de respirar, por las manos, por el rostro, e incluso por la ropa, intenté adivinar en qué estaba pensando… que estuviese ante mí sin que detalle alguno revelase su pensamiento me irritó”Todo contribuye al extrañamiento que sentimos al leer a Bove, la sensibilidad exacerbada que exhiben sus personajes, …
“Abrí la puerta, sólo lo necesario para pasar, porque la oscuridad del rellano no la hiciera sentirse más desvalida”… sus insólitos comentarios,…
“… el aire era tan límpido que veía acercarse a los insectos y me daba tiempo a cerrar los ojos”… sus sorprendentes comportamientos, ...
“Estaba en medio de la habitación. Cuando no sé a qué dedicarme, me quedo siempre en medio de una habitación, para estar a la misma distancia de las ocupaciones que podrían venírseme a la cabeza”… sus miedos, …
“No se había abrochado el cuello del camisón por temor a estrangularse durante el sueño”… sus manías.
“Me di cuenta de que me había llevado dos pañuelos. Estuve a punto de tirar uno, de tanto como me desagrada llevar encima algo inútil.En fin, Bove es capaz de construir un mundo que extrañamente se nos aparece tan ajeno como reconocible y poblado de personajes solitarios, inadaptados, que nos conmueven por sus miserias, por la incapacidad de dirigir sus vidas, por sus miradas diferentes e hipersensibles a un exterior que se les resiste.
Lucien demeurait dans une vieille maison dont la façade s’effritait. On était tenté d’arracher chaque écaille, ainsi que l’écorce des arbres, pour trouver dessous un mur lisse et frais.
[...] Le plafond était bas. Parce que je n’avais pas eu l’occasion de le faire depuis longtemps, je levai la main pour le toucher. C’est ridicule de l’avouer, mais j’aime toucher un plafond.
Nous fîmes quelques pas sur le boulevard, avec indécision, sans paraître nous connaître, et nous nous arrêtâmes à côté d’un arbre plus jeune que les autres qui, près de nous, eut un peu l’air d’un tiers.
Quoique j’avançasse, l’ombre des réverbères conservait la même inclinaison. À l’horizon, les nuages de la veille se pressaient les uns contre les autres comme si, sous d’autres cieux, d’autres nuages les empêchaient de passer.
Son menton était éclairé par les flammes du poêle. La lumière glissait parfois jusqu’à ses oreilles dont l’ombre pointue s’allongeait et diminuait tour à tour. Son visage, de demeurer impassible sous les reflets mobiles qui l’éclairaient, me parut plus triste encore.
Les chaises eurent une ombre, lourde à cause des vêtements qu’elles portaient.
Les aiguilles d’une horloge marquaient une heure. Le cadran était vide comme les rues. Bien qu’il n’y eût point de soleil, les rares passants avaient une ombre, si légère qu’elle semblait glisser au-dessus du sol éclatant de blancheur.
Lucien marchait à mon côté, la tête dans les épaules, comparant son ombre à la mienne. Parfois, pour qu’elle fût aussi longue, il se redressait, me dépassait un peu.
Mon ombre ne tourna pas avec moi. Je restai seul devant la porte entr’ouverte de l’antichambre où pendaient des habits plus hauts que des hommes.
Des nuages blancs, si petits que leur ombre entière suivait les rues, traversaient maintenant le ciel sans se toucher.
Une seule goutte tomba du ciel. D’autres suivirent. Il allait pleuvoir.
Je m’amusai à penser que ces gouttes étaient des balles de fusil, qu’en faisant des zigzags j’eusse pu les éviter. L’une d’elles perça mon chapeau, une autre, mon pied.
De la poussière volait dans l’air et, quand le vent cessait brusquement, tombait comme de la pluie.
Je fermai les yeux avec l’espoir que dans l’obscurité je changerais, que ma détresse n’était que passagère. Mais j’avais les yeux ouverts derrière les paupières. La lumière jaune qui les traversait, très faible, me rappelait que le lustre était encore allumé. À cause de ce même désir qui me fait mordre les biscuits entiers de manière qu’ils me révèlent le demi-cercle de mes dents, je fermai les mains avec force pour que mes ongles laissassent une empreinte sur ma chair.

Je suivais une rue si étroite que les fouets des voitures me touchaient en passant, lorsqu’une main se posa sur mon épaule.
Je la regardai, puis me tournai.
C’était Lucien.
Elle recula, le bras allongé pour me laisser la main. Je la serrai, m’efforçant, comme dans les jeux, de la retenir ainsi.
Mais bientôt je ne tins plus que l’extrémité de ses doigts.
À la fin, à cause d’un passant, je la lâchai. Il y eut, entre nous, tout de suite, un large espace. Elle me fit encore face, une seconde. Je la vis des pieds à la tête. Sa main libérée eut un geste gracieux, plus gracieux que l’autre main qui n’avait jamais été captive.
Enfin je m’effaçai. Il se retourna parce que chaque fois qu’il quittait un lieu il craignait d’oublier quelque chose, puis il entra. Les rôles m’apparurent un instant renversés. Il habitait l’appartement. Je lui rendais visite.
Lucien, attentif à tous mes gestes, s’efforçait de les deviner pour les exécuter avant moi.