Je vais me permettre de te tutoyer, tu ne m’en veux pas ? On ne se connaît pas, c’est vrai. Mais vu ce qu’il vient de t’arriver, je crois qu’on a quelques points communs. Alors on va faire un truc, si tu veux bien : je t’écris maintenant, et toi, tu me lis quand tu veux. D’accord ? Moi, j’ai des choses à te dire. Toi, sens-toi libre d’en faire ce que tu veux. D’ailleurs, c’est peut-être par là que je devrais commencer : sens-toi libre de tout, tout le temps, et surtout de refuser. Ton « non » est un droit élémentaire. Au-delà de respectable, il est inaliénable. Même si on vient de te le piétiner. Alors, par exemple, tu peux dire : « Non, Giulia, je ne te lirai pas, pas tout de suite, et peut-être même jamais.» Mais je vais juste poser ça là.
Ce livre est violent, il ne prend pas de gants, il va vous secouer, vous retourner, vous révolter. C'est fait pour. C'est un livre salutaire, non seulement cathartique mais qui pose aussi les jalons de quoi faire maintenant que "la parole s'est libérée".
Je salue l'immense courage de Giulia Foïs pour avoir écrit et publié Je suis une sur deux et j'admire son intelligence et son talent.
Depuis quelque temps, la parole des femmes se libère.
J'écoute souvent Giulia Foïs sur France Inter, j'aime son style, son humour, il pique souvent, pile là où il faut. Un humour mordant, un peu noir, mais terriblement juste. Jusqu'à la sortie de son témoignage, je n'avais jamais pensé qu'elle avait été victime de viol, non pas que j'imagine que cela arrive que dans les films, j'en ai plus que consciente ayant moi aussi subi des violences, différentes certes, mais suffisant pour savoir. Mais on n'imagine jamais que la personne que l'on écoute, que l'on aime et apprécie, ai subit ce genre de chose.
Alors quand j'ai su cela, qu'elle en avait écrit un livre, j'ai immédiatement été à ma librairie, pas par curiosité ou voyeurisme, mais parce que la personne me touche.
Loin d'un récit larmoyant ou moralisateur, nous avons le récit d'une battante et j'ai totalement retrouvé dans son écriture la langue de la journaliste. Giulia Foïs s'exprime comme elle parle, une écriture pulsatile, pleine d'humour, mais un humour qui glace. Coup après coup, on revit avec elle son viol et tout ce qui a suivit. Avec elle, j'étais indignée de la façon dont cela s'est passée, puis pour toutes celles qui ont subit la même chose, celles qui ont osé l'ouvrir et qui s'en sont pris plein la gueule. Parfois, j'avais besoin d'une pause dans ma lecture tant cela me prenait aux tripes.
Elle partage son vécu, à nous de le lire ou non. Une chose est sûre, je ne regrette pas ce livre et je le conseillerai à beaucoup de femmes... et des hommes !!
Ca me semble impossible d'attribuer une note à cet écrit dont la lecture est sûrement salutaire pour beaucoup. Même si c'est 5 étoiles pour le "soutenir", ça me parait dérisoire.
C'est une chose de survivre à un événement traumatique, c'est encore une autre douleur de réaliser la banalité de la violence qu'on vient de subir et que notre système refuse presque de comprendre pour pouvoir soigner (dans tous les sens du terme). Chirurgical, tant sur son viol que sur l'analyse de la culture du viol à l'œuvre en France et de la période MeToo, ce retour en arrière sur ce "bon" viol et sur ses conséquences dit les choses comme elles sont, parfois avec fracas. Le sens de la démarche semble apparaitre vers la fin : Giulia Foïs a recours au livre pour aller au-delà de sa chronique radio "#balancetonporc" de l'époque, un mouvement qui l'avait cantonnée au milieu professionnel alors que ce dont il aurait fallu parler n'avait pas eu lieu dans ce contexte. D'où ce style d'écriture : tout n'est pas hyper ordonné, parfois le ton m'a un peu perdue et j'ai senti un point d'honneur un peu trop fort à trouver les bonnes formules qui se font de l'ombre entre elles finalement. Mais à travers ce style oral, combatif, c'est l'envie de résister qui transparait, ainsi que celui de se connecter aux lectrices, aux femmes, victimes de viol et de sa culture. Sur l'aspect féministe, on retrouve Muriel Salmona, Virginie Despentes, les chiffres des études dédiées aux violences.... Des éléments utiles que l'on connait déjà un peu. Mais c'est un livre définitivement courageux quand on comprend que souvent, les histoires des victimes semblent uniquement intimes mais révèlent un aspect de toute la société : alors la parole n'est plus motivée que par un souhait de reconstruction personnelle. Elle est une sur deux, mais elle parle pour toutes.
Oui et non ? Je donne pas de note car récit autobiographique et intime, je n'ai pas à le juger sur une échelle de cinq pauvres étoiles.
Je vais juste remercier Giulia Foïs pour le courage dont elle a fait preuve en racontant son histoire, c'est un récit un peu décousu mais c'est ce qui en fait sa force. Ces mots sont d'une force inépuisable, et je lui souhaite toute la douceur du monde.
Après, comme d'habitude, malgré toutes les vérités énoncées, malgré toutes les dénonciations, malgré tout ce qu'elle inclut dans ce livre, je ne m'y retrouve qu'à moitié par l'exclusion de certaines formes d'agressions et d'agresseurs et c'est toujours très frustrant.
j'ai mis des années à être prête pour sortir ce livre de ma bibliothèque et il a été terriblement réconfortant dans une période bien sombre, merci Giulia Foïs
Ce livre est un cri! Un cri de douleur, un cri de rage, un cri contre l’ignorance, le préjugé. Après un viol on ne peut plus revenir en arrière, on sera marquées à vie. Quelque chose se casse en nous et quelque chose change aussi dans les regards des autres. Et il faut vivre avec tout ça. Il s’agit, malheureusement, de la vrai histoire de Giulia Foïs, l’autrice. Elle nous raconte sa vie après le viol, elle nous plonge dans son vécu. Très dure mais à lire absolument.
Je viens de finir ce livre et je suis à la place énervée et reboostée.
Ce livre est court en terme de page mais intense. Je fais plusieurs fois des pauses après seulement 15 minutes de lecture car il fallait que j’encaisse ce que je venais tout juste de lire. L’injustice, les remarques, les propos des autres ?
Le chemin parcouru est immense mais n’est pas terminé.
C'est bien écrit. C'est fluide. On se sent forcément concerné par ce qui lui arrive.Un témoignage bouleversant qui m'a fait versé des larmes à plusieurs reprises. Un récit par rapport aux faits mais doux dans la façon de raconter. C'était une bonne suite à ma lecture de King Kong Théorie de Virginie Despentes. Je vous le recommande vivement.
Je suis une sur deux est un livre très fort et extrêmement poignant : avec une plume féroce et tranchante, Giulia Foïs relate le viol dont elle a été victime.
On ressort de cette lecture indéniablement marqué, mais aussi en colère face à l'injustice à laquelle elle a été confrontée ; la double peine, comme elle le dit elle-même.
J'ai trouvé que l'autrice dénonçait avec force et justesse l'hypocrisie de la société, qui refuse de voir la violence systémique à laquelle sont confrontées les femmes, qu'on refuse à la fois d'écouter et qu'on accuse de ne rien dire.
Le fait que Foïs soit également journaliste permet au récit de s'ancrer directement dans la société en incluant des points historiques marquants dans la lutte féministe du XXIe siècle, notamment avec le #BalanceTonPorc et #MeToo.
C'est un récit dur, qu'on referme avec la gorge nouée, mais qui donne une une compréhension du viol qui me semble très importante, d'autant plus qu'elle en fait une force pour continuer à avancer et à combattre.
Écouter sa voix à la radio, c’est déjà un voyage. Alors, mettre ma voix, celle du dedans, dans ses mots c’est comme me relier à un continent pour moi inconnu, celui du traumatisme pour viol. « Je suis une sur deux » est le récit de Giulia Foïs, journaliste, sur l’agression dont elle a été victime au début de sa vie de femme. La suite ici https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Un témoignage nécessaire, poignant, bienvenu, accueilli comme une brique supplémentaire sur le mur des parjures faites aux femmes. Une histoire personnelle qui prend aux tripes par son absurdité, par l'explicitation de la douleur engendrée.
J'ai ouvert mes écoutilles au maximum et me suis nourri de toute cette douleur, pour mieux comprendre ce que cela fait, pour mieux combattre cette injustice profonde.
Dans la lignée de Despentes, la conscientisation continue.
Je trouve toujours ça compliqué d'attribuer une note à un livre portant un témoignage, surtout un tel témoignage. Mais je le fais quand même parce que j'ai trouvé, dans ce livre, une écriture fluide et agréable à lire. C'était beau même si l'autrice s'attaque à sujet moche et qu'elle ne mâche pas ces mots (elle n'avait pas à le faire de toute façon). Ça respire l'honnêteté, l'authenticité et l'oralité. J'avais l'impression d'écouter quelqu'un parler, me raconter son histoire.
Reprenons l’idée de Giulia Foïs : la parole des femmes ne se libère pas, ce sont les femmes qui ont le courage de parler et de la libérer. Reprenons nos droits et nos mots. Je suis une sur deux est un livre douloureux, sans concession, incroyablement puissant et libérateur, peut-être même une promesse ?
a masterpiece. the only book i have ever read that dissects a rape. instead of "tastefully" skirting around the issue, Giulia has gone right in and described the mechanics of rape in every single sphere. the shame, the courtroom, the cops, the friends, the body after, the recovery and the anger. it is superb - and mandatory reading for all men.
« Contrairement à ce que j'ai pu lire, je n'ai pas perdu mon innocence, ce soir-là. L'innocente, ça reste moi. Mais j'ai perdu ma naïveté. Pire : j'ai perdu l'espoir. C'est jeune, vingt-trois ans, pour ne plus avoir d'espoir...
Dire que ce livre m’a secoué est un euphémisme. Il vous prend aux tripes, les retourne, y cale de la rage, et l’envie de ne jamais lâcher le combat. Giulia Foïs ne passe pas par quatre chemins, elle fonce dans le tas, pose les mots là où ils doivent être et nous livre un témoignage puissant. La sororité qui s’en dégage est doux dans un récit si dur, mais je crois qu’on a tous besoin de le lire.
Un texte qui réussit à être léger, fluide et drôle parfois tout en traitant en face un sujet glaçant : le viol, sa banalité, son impunité, la vie d'après. Il fait partie de ces lectures nécessaires et salutaires du post #metoo
J'aime l'écriture de Giulia Foïs. J'aime entendre ses mots à la radio et j'ai aimé les lire dans ce livre. Un livre vrai, dur, cru. Un livre qui nous rappelle que le moche est là mais qu'il n'est pas nous.
Les mots sont vifs, tranchants, presque provocants pour éveiller un sentiment d’injustice chez la personne qui lit. Giulia Foïs raconte son viol et sa vie d’après. Ça fout la haine, ça brûle les entrailles, ça donne envie de tout défoncer. Un témoignage nécessaire et poignant.
Un récit poignant. Guilia nous mène avec nous sur le chemin de la reconstruction, sa construction. Nous préviens qu'il y a un monde après. Que le beau est là, même quand l'immonde est tout autour. On passe par toutes les émotions : haine, tristesse, bonheur. Félicitations pour cet ouvrage.
J'écoute Giulia depuis un certain long temps sans trop savoir qui elle est, comme j'écoute la radio, moyen de remplir les bruits de mon cerveau. Ce livre est puissant. Indispensable. D'une froideur de scalpel. Indispensable. Je l'ai deja dit. Indispensable, je le répète.