A la fin des années 50, dans la région des Aurès en Algérie, Naja élève seule ses trois filles depuis que son mari Saïd a été recruté pour travailler en France. Quelques années plus tard, devenu ouvrier spécialisé, il parvient à faire venir sa famille en région parisienne. Naja tombe enceinte, mais leurs conditions de vie ne permettent pas au couple d'envisager de garder l'enfant... Avec ce deuxième roman, Lilia Hassaine aborde la question de l'intégration des populations algériennes dans la société française entre le début des années soixante et la fin des années quatre-vingt. De l'âge d'or des cités HLM à leur abandon progressif, c'est une période charnière qu'elle dépeint d'un trait. Une histoire intense, portée par des personnages féminins flamboyants.
Lilia Hassaine est une romancière, journaliste française et chroniqueuse de télévision. Elle reçoit le prix Renaudot des lycéens pour son troisième roman, Panorama. Après des études littéraires Lilia Hassaine participe, en 2012, au programme Monde Académie du Monde puis intègre, en 2013, l'Institut français de presse dont elle sort diplômée en 2015. Elle travaille pour Arte, Le Parisien et Le Monde, puis, en 2014, remporte le 5e prix Santé et Citoyenneté du meilleur web-documentaire avec De mèche contre le cancer. En janvier 2018, Lilia Hassaine rejoint Bangumi, la société de production créée par Yann Barthès. Travaillant dans un premier temps en coulisses, elle participe en plateau à l'émission Trump, Saison 1 présentée par Martin Weill le 27 juin 2017 en prime-time sur TMC et rejoint ensuite l'équipe de chroniqueurs de Quotidien en septembre 2017. La journaliste coprésente la rubrique 20h Médias avec Julien Bellver du 8 janvier au 29 juin 2018 avant de présenter sa propre chronique, Le Zoom, dans laquelle elle décrypte une image d'actualité, à partir du 3 septembre 2018. En 2019, elle défile pour Jean-Paul Gaultier pendant la Fashion Week. Yann Barthès annonce le 2 septembre 2019 le retrait de Lilia Hassaine de Quotidien, pour la promotion de son livre L'Œil du paon. Elle réintègre l'émission le lundi 6 janvier 2020. Le 21 juillet 2022, l'Institut de l'Université de Londres à Paris lui décerne un doctorat honoris causa en littérature. À la rentrée 2024, elle anime la nouvelle émission littéraire des radios francophones publiques, Etcetera, diffusée le samedi après-midi sur France Inter. En septembre 2019, elle publie un premier roman fantastique, chez Gallimard, L'Œil du paon. Son livre est retenu dans la sélection du prix de la Vocation 2020. Son deuxième roman, Soleil amer, publié en août 2021, aborde l'intégration des populations algériennes dans la société française, des années 1960 aux années 1980. Le Figaro estime que « la plume de Lilia Hassaine est fine, singulière, juste, quand elle parle de la solitude ». En septembre 2021, il figure sur la liste des quinze livres retenus pour le prix Goncourt 2021. En mars 2022, Lilia Hassaine reçoit le 41e Prix littéraire de la Ville de Caen. Depuis 2022, Lilia Hassaine est un membre permanent du Prix Méduse. Son troisième roman, Panorama, publié en août 2023, est une contre-utopie sur le monde d’aujourd’hui autour de la disparition d'une famille et de l'enquête menée par une jeune policière. Jérôme Garcin le qualifie dans L'Obs d’« excellent thriller d’anticipation ». Pour Libération, « ce roman à la construction parfaite est une charge accablante contre nos sociétés où chacun dévoile énormément de lui-même, notamment via les réseaux sociaux, tout en restant très méfiant de l’autre. » Panorama reçoit le Prix de la rentrée à l'occasion de la 27ème édition du festival Les Écrivains chez Gonzague Saint Bris, ainsi que le prix Renaudot des lycéens 2023.
Romanzo sull’emigrazione. Romanzo dell’emigrazione, come forse non ne ho mai letti. Paradigma del romanzo dell’emigrazione. Paese di partenza: l’Algeria. Paese d’approdo: la Francia (dove è una difficile impresa progredire oltre la banlieu). Due paesi legati visceralmente, pure se hanno combattuto una guerra lunga e sanguinosa uno contro l’altro. Al punto che gli algerini sono cittadini di seconda classe anche nel loro stesso paese: e quando arrivano in Francia, nonostante tutte le speranze, faticano a diventare qualcosa più di un cittadino di serie B. Legati così strettamente che Lilia Hassaine sceglie di simbolizzarli con i due gemelli Daniel e Amir, separati alla nascita, visceralmente legati, che la vita ricongiunge. E non ho potuto fare a meno di pensare molto al magnifico film di Luchino Visconti Rocco e i suoi fratelli.
Sono i primi anni Sessanta. La famiglia approda nelle cités, che stavano cominciando a nascere, piccole città alla periferia della periferia della grande città. Arrivano col loro carico di speranza e sogni. E forse all’inizio gli è sembrato che l’una e gli altri potessero essere realizzati. Forse finché nei palazzoni gli algerini si mescolavano agli italiani, agli spagnoli, a qualche raro francese, le donne facevano amicizia, discutevano, scambiavano ricette racconti pensieri, si confrontavano, così creando un bel mix sociale ed etnico: forse fino a quel punto hanno creduto di farcela. Ma i figli no, arrivati bambini, e neppure quelli nati in Francia: per loro era sempre chiaro, serie B, nessuna possibilità di integrazione e crescita. Poi i palazzoni sono stati lasciati andare in rovina, chi poteva si è trasferito, i pochi francesi sono spariti, a restare solo le famiglie più povere.
Foto in copertina di René Maltête.
E insieme si tratta anche di trent’anni di storia francese letti attraverso lo sguardo delle figlie dell’emigrazione maghrebina. Lo sguardo è femminile, le donne sono protagoniste - nonostante i due gemelli maschi – la madre Naja, le figlie Maryam, Sonia, Nour, le amiche. Femminile anche se le ultime pagine con scarto improvviso passano dal narratore in terza a un io-narrante che presto si identifica con uno dei gemelli maschi, Daniel. Ai tempi di De Gaulle gli algerini venivano invogliati a emigrare in Francia, il paese europeo aveva bisogno di operai, che col tempo si sarebbero specializzati, se erano disposti a lavoro duro, orario massacrante, e nessuna richiesta aggiuntiva. Li attiravano per costruire case, autostrade, per il “lavoro sporco”. Così succede a Said, il marito di Naja, che viene selezionato dagli inviati della Renault per lavorare nella fabbrica di Boulogne-Billancourt. Poi, ai tempi di Giscard d’Estaing gli si offriva denaro per tornarsene a casa, per farli sloggiare, il lavoro andava salvaguardato per i francesi, e gli algerini erano diventati di troppo. Come se nel frattempo casa non fosse diventata la Francia. E a casa, in Algeria, non li volevano, li rimandavano indietro, perché considerati collaboratori del colonizzatore. Direi si possa definire sradicamento, nel senso più letterale e assoluto del termine.
Plein de clichés, fataliste… j’ai eu l’impression que l’autrice voulait abordait 50 sujets en même temps mais en voulant aller partout elle est arrivée… nulle part. Très belle plume cependant du coup j’ai quand même envie de donner sa chance à un autre de ses livres.
«خورشید تلخ» همانطور که از اسمش هویداست؛ تلخ است. شاید حتی تلختر از عسل و حنظل. کتاب را بیوقفه خواندم و گریستم. برای «ناژا» و ظلمی که در حقش روا داشته شد، برای «مریم»، برای «اسماعیل» و از همه بیشتر برای «امیر»...
«خورشید تلخ» دومین رمان لیلیا حاسن، روزنامهنگار و نویسندهی فرانسوی-الجزایری است که نامزد جایزهی گنکور هم شده است. کتاب قصهی زندگی پر از رنج یک خانوادهی مهاجر الجزایری را از دههی ۶۰ تا ۸۰ میلادی روایت میکند. نویسنده در این کتاب که روایتگر زندگی سه نسل و رویاهای بربادرفتهی مهاجران است، چالشهای ادغام فرهنگی و اجتماعی الجزایریها در جامعهی فرانسه را بررسی میکند.
📚 از متن کتاب: «زنانگی یک بیماری مسری است. آدم ایرادهای ارثرسیده از مادرش را با خود حمل و سپس آن را به دخترانش منتقل میکند.»
قصهی کتاب با روایت «ناژا» شروع میشود؛ در حالیکه در روستایی دورافتاده در الجزایر و به تنهایی، سه دختر خود و سعید را بزرگ میکند. همسر «ناژا»، «سعید» از خوشاقبالیاش(!) برای کار در یکی از کارخانههای فرانسه انتخاب شده است. او پس از چند سال کار کردن در پاریس بالاخره تصمیم میگیرد که خانوادهاش را به فرانسه بیاورد. دیری از رسیدن «ناژا» و دخترکانش به پاریس نگذشته بود که ناژا باردار میشود، اما شرایط سخت اقتصادی «سعید» را مجبور میکند که تصمیم سختی بگیرد... و در ساختار سنتی خانواده در خاورمیانه، مگر زن اصلا حقی هم دارد؟!
رمان با تمرکز بر سرنوشت سه نسل، موضوعاتی از قبیل هویت، مهاجرت و مشکلات فرهنگی/اجتماعی که [مهاجرت] با خود به همراه میآورد را بررسی میکند. شخصیتهای زن داستان به زیبایی و هنرمندانه پرداخت شدهاند که این شخصیتپردازی قوی در کنار نثر روان و موجز نویسنده، به راحتی خواننده را با خود همراه و همدل میکند.
📚 از متن کتاب: «نمود عینی شیزوفرنی سعید این بود که میخواست دخترانش عروسی کنند، اما پسرش ادامهتحصیل بدهد.»
کتاب پُر است از جملههای این چنینی که تا مغزاستخوانم را به درد آورد. کتاب را بینهایت دوست داشتم و از سرکار خانم «آسوله مرادی» بابت ترجمهی خوب این کتاب و از «نشر برج» بابت طبع این اثر قدردانی میکنم و مطالعهی کتاب را به همهی علاقمندان به داستانهای عمیق و روانشناختی و دغدغهمندان حوزهی زنان به جد توصیه میکنم.
برام جالب بود که کتابی که توسط یک روزنامهنگار نوشته شده رو بخونم. بهنظرم روزنامهنگارها و خبرنگارها خیلی ریز بین هستن تو نوشتن. دقیقا هم همین بود. لیلیا حسین جوری داستان رو روایت کرده بود که تا اعماق وجود آدم نفوذ میکرد. انقدر پیش میره و به نفوذ ادامه میده، تا خیالش راحت بشه که قطعااا همزاد پنداری کردی با ناژا. حتی اگر بچهای آبستن نباشی. حتی اگر بچهای از خودت رو در آغوش نگرفتی. امکان نداره که خودت رو جای ناژا نذای و بهش فکر نکنی که اگر تو بودی چهکار میکردی! در طول کتاب لحظهای غم دستش رو از گلوت نمیکشه و تا ته وجودت پیش میره. ولی این باعث نمیشه که دلت نخواد کتاب رو تا انتها بخونی. امیدوارم که در مسیر خوندنش لذت ببرید.
Emozionante la penna delicata di Lilia Hassaine in questa storia familiare e affresco della società francese dal boom economico in poi, la difficile integrazione dei lavoratori algerini, il senso di sradicamento, la loro perdita d'identità. Sarebbe stato perfetto con qualche pagina in più di approfondimento, ne avrebbe giovato il coinvolgimento nelle vicende personali dei protagonisti.
C'est toujours difficile de donner un avis de lecture sur un livre dont l'intrigue repose sur un lourd secret de famille. Je me contenterai donc de dire que c'est bien écrit, qu'on y suit l'histoire d'une famille algérienne arrivée en France et vivant dans un HLM de la région parisienne des années 60 au début des années 90.
Les personnages sont touchants, avec une mention spéciale pour Naja, la mère.
Je recommande vivement la lecture de ce roman très prenant : dès le premier chapitre, j'ai été happée par ces images fortes de l'Algérie, et surtout par le sort de Naja qui voit son mari Saïd, partir en France travailler dans une usine automobile. Sa plus grande crainte est qu'il ne revienne pas, comme son beau-frère Kader, la laissant seule avec 3 enfants : Maryam, Sonia et Nour. J'ai dévoré cette fresque familiale qui dépeint de l'intérieur l'installation d'une famille algérienne dans une cité au début des années 60 jusqu'à son devenir dans les années 80. Lilia Hassaine raconte des destins de femmes aux mains avec les traditions de leur pays, elle fait vivre l'amitié de ces femmes de la cité qui se retrouvent une fois par semaine pour échapper à l'autorité de leurs maris épuisés, parfois devenus violents comme Saïd. Avec sincérité et affection, l’autrice témoigne de l’état d'esprit de cette génération de femmes soumises à l'autorité masculine et respectueuses des traditions de leur pays. Naja est une femme attachante, épouse et mère dévouée qui voit dans les gestes culinaires une preuve d'amour pour tous ceux qui la quitteront un jour. Le poids d'une tragédie liée à la naissance de son dernier fils (n'en disons pas plus pour garder l'intérêt) pèse sur son existence et l'histoire familiale. Ses filles, Maryam et Sonia, tentent d'échapper au destin des femmes algériennes : le mariage arrangé et le retour au pays. Maryam est la première à vivre ce drame, ce qui pousse Sonia à cacher les transformations de son corps pour y échapper. Nour est la petite dernière, la révoltée, la préférée de Saïd qui malgré tout subit son jugement tranchant. J’ai été touchée par ce témoignage authentique des drames intérieurs d'une famille de déracinés qui transmet à ses enfants le sentiment de l'exil en héritage. J'ai parcouru ce roman comme une série de flashes historiques édifiants sur les cités de 1960 à 1990. Le roman donne la parole aux habitants des cités qui prenaient des allures de paradis, mais sont devenus l’enfer de certains. Le style de Lilia Hassaine m'a séduite, entre images fortes et délicatesse, j'aurais bien poursuivi l'aventure des personnages un peu plus loin... Je vais de ce pas me plonger dans son premier roman "L'œil du paon". Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Gallimard qui m'ont envoyé ce roman coup de cœur en avant-première : publication le 19 août.
3,5 ⭐ On suit l'histoire d'une famille algérienne sur plusieurs générations qui vient en France à la suite de la guerre d'Algérie. C'est un récit de traumatisme et de non-dits. J'ai trouvé que la narration était un peu trop rapide la plupart du roman, il ne va pas au bout des choses non plus, ce que j'ai trouvé dommage. Ça manque un peu de profondeur.
Pour commencer, je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Gallimard de m'avoir offert l'opportunité de cette lecture captivante en avant-première, dans le cadre d'une Masse Critique privilégiée.
J'ai découvert la plume délicate de Lilia Hassaine, qui m'a fait voyager dès les premières lignes dans les paysages chauds et colorés de l'Algérie des années 1960.
Saïd est parti en France pour travailler dans une usine automobile, Naja est restée au bled pour élever leurs trois filles Maryam, Sonia et Nour. La jeune femme n'attend qu'une chose : rejoindre Saïd en France, pays qu'elle voit comme un eldorado où elle ne manquera de rien. Mais à son arrivée, Saïd a changé, il boit et se montre violent. Non loin de chez eux, vivent le frère de Saïd et son épouse française, Eve. Très vite, une amitié complice se tisse entre les deux belles-soeurs ; Naja est subjuguée par l'allure et la culture d'Eve, si éloignées de ce qu'elle-même a connu en Algérie. Lorsque Naja se retrouve enceinte, les ressources du couple ne permettent pas d'envisager d'accueillir un nouvel enfant, aussi Saïd va-t-il proposer à Naja l'impensable...
Sans dévoiler le noeud de l'intrigue, j'ai été touchée par l'histoire émouvante que raconte Lilia Hassaine, qui m'a rappelé par certains côtés Un Secret de Philippe Grimbert. Les personnages de Naja - Algérienne effacée, douce et soumise à son mari - et d'Amir - sensible et taciturne - sont particulièrement attachants.
Ce roman est aussi une remarquable fresque sociale sur la difficile intégration des travailleurs algériens déracinés venus construire routes et immeubles en France dans les années 1960, la perte de repères identitaires et culturels de ces familles. L'oxymore du titre souligne la désillusion, le déchirement, le sentiment paradoxal de n'être plus de là-bas, mais pas d'ici non plus. Très riche, le récit balaie la période de 1960 à 1997 pour cette famille algérienne qui vit les événements majeurs de ces quatre décennies en France. Mai 68 fait ressurgir dans la mémoire de Saïd les plaies mal cicatrisées des manifestations d'octobre 1961 en Algérie. Le passage où tous les voisins de la cité HLM se rendent à la foire annuelle a des airs de Complainte du progrès de Boris Vian. L'auteure décrit avec réalisme l'émerveillement des femmes devant les promesses de nouveaux appareils électroménagers.
Ce roman, en lice pour le Prix du roman Fnac 2021, a été pour moi un vrai coup de coeur, lu en quelques heures. J'ai maintenant hâte de lire l'autre roman de Lilia Hassaine, L'Oeil du paon, que je ne connais pas.
L’histoire est intéressante, l’auteure faisant des rapprochements avec la politique française et certaines de ses décisions désastreuses.
L’histoire des jumeaux aurait mérité un traitement plus approfondi, plus d’explication sur la gémellité.
Tout n’est que suggéré dans ce roman, l’auteure passe vite les années et son récit est plutôt rapide.
J’aurais aimé plus de développement sur les filles, ce qu’elles deviennent après avoir quitté le nid familial ; sur ce que ressent Amid, sa descente en enfer.
Certes, la mère est un personnage fort, mais cela n’a pas suffit.
Un roman un peu trop rapide à mon goût. Il est court, je suis allée au bout, mais il ne me restera pas en mémoire.
Déception car contexte et thématiques intéressantes mais le style est à la pointe au burin : rien n’est laissé à l’imagination du lecteur, la psychologie des personnages se veut approfondie mais est survolée, les ellipses sont illogiques et les événements qui jalonnent l’intrigue son prévisibles. Dommage
Dans l'Algérie des années 50, Naja élève seule ses trois enfants depuis que son mari a été recruté dans une usine en France, attendant la promesse d'un regroupement familial qui pourrait tout changer. Quand l'opportunité se présente enfin, Naja part pour Paris avec ses filles et retrouve un mari abîmé, devenu violent. Quand elle tombe enceinte, le couple ne peut se permettre d'accueillir un nouvel enfant.
Coup de coeur pour ce roman remarquable. C'est l'histoire d'un secret de famille bien enfoui, des doux rêves d'un Eldorado qui se heurtent au mur de la difficulté de l'intégration. Le roman dépeint également le tableau de la vie en HLM de banlieue dans les années 60 à 80. Et de ces femmes qui mettent tout entre parenthèses, et tout en péril. J'ai été subjuguée par la plume de Lilia Hassaine que je découvre sur ce deuxième roman et qui mérite toutes les nominations reçues à sa sortie. Je vais évidemment me plonger dans son premier roman publié !
داستان تلخ و پرکشش که هرچی جلوتر میره تلخی نهتنها کم نمیشه بلکه با یک شیب و سرعت کمی، بیشتر میشه. کتاب اگر سرنوشت یکسری از شخصیتها را مشخص میکرد، میتونست امتیاز کامل رو ازم بگیره. ولی داستان فقط رو دو سهتا از شخصیتها سوار بود. باقی رو متاسفانه تا یه جایی ادامه و بعد رها کرد. کتاب رو به راحتی در دو نشست میشه مطالعه کرد. ترجمه رو هم مجدد تاکید میکنم که عالی بود
J’écris cette revue à chaud, je viens tout juste de le terminer et je n’ai pas les mots pour décrire les émotions que je ressens actuellement. C’est un énorme coup de coeur pour moi, une lecture qui m’a transporté et émue du début à la fin, dans laquelle j’ai trouvé énormément de sens. En tant que descendants d’algériens, d’immigrés, on ne peut que se sentir proches de ces personnages qui ont vécu une vie entre deux mondes, parqués dans des HLM et invisibles aux yeux de la société. La plume de Lilia Hassaine est magnifique, très fluide, agréable à lire et poétique. Je recommande à 100% 🫶🏼
J'ai beaucoup aimé ce court roman qui fait le portrait d'une famille immigrée d'Algérie de la fin des années 50 aux années 80. L'héroïne, Naja, m'a beaucoup touchée. Ce roman évoque différents thèmes comme la difficulté à trouver sa place en tant qu'immigré, les traditions sexistes et le pénible quotidien dans les HLM de banlieues.
Je regrette que ce récit, trop court, laisse de côté certains fils de l'intrigue qui auraient mérités d'être étayés tout comme les portraits des personnages, seulement esquissés.
Trente ans de chronique familiale, de petits bonheurs, drames et de secrets pour un couple d'algériens et leurs enfants, de la France du Général à l'aube d'un siècle nouveau . La part belle est faite aux femmes, souvent dans l'ombre, et offre un beau roman sur l'identité, la double culture et la séparation, quelle qu'elle soit.
La prose douce et soignée nous invite à nous plonger dans ce roman très réussi qui, quoique douloureux, a de beaux moments de solidarité, d'amitié et d'amour.
Par rapport au titre du livre, c'est l'écrivaine qui dit : « Il est tiré du Bateau ivre, de Rimbaud, du vers: « Les Aubes sont navrantes. Toute lune est atroce et tout soleil amer». Il m'a frappé parce qu'il y a cette idée du soleil camusien, lié à l'Algérie, donc au début de mon roman est l'amertume, qui est un sentiment partagé par pas mal des enfants d'immigrés ou de personnes qui ont quittée leurs pays. Il y avait cette question du déracinement qui était très présente dans le livre, de l'exil... Et donc j'avais cette image du soleil qui représente vraiment l'Algérie, en tout cas le début du livre. Et l'amertume, je trouvais ça très joli et ça représentait très bien le roman. »
« Souvent, elle avait pensé à la France, à l’idée qu’elle se faisait du confort et de l’abondance. Mais très vite, elle avait déchanté : l’appartement se trouvait au troisième et dernier étage d’une maison vétuste. Ils avaient une seule chambre, et un salon équipé d’un évier.” (p. 8) « Plus les années passaient, plus le secret s’enfonçait, et on empilait par-dessus des mensonges comme on coule du béton pour combler un trou. » (p. 22) « J’ai aimé sans lendemain, mais j’ai surtout aimé sans nostalgie. Les belles histoires sont celles qui nous précèdent. » (p.27)
Soleil Amer est un magnifique coup de projecteur sur la France de 1960 à 1997, en particulier sur l'installation des Algériens venus chercher du travail. On sent que ce thème est cher à l'autrice et qu'elle en parle avec son cœur.
Étant issue des années 90, j'ai largement retrouvé cette génération d'enfants/ados d'immigrés telle que je l'ai connue à l'école par exemple, mais jamais je n'avais imaginé comment tout ça s'est mis en place avec leurs parents.
J'ai également beaucoup aimé le fait que ce ne soit pas un récit 100% parti pris. C'est subtilement nuancé. Il n'y a pas les victimes d'un côté et les méchants de l'autre.
Le livre est très court (178p). C'est bien (encourage ceux qui n'ont pas beaucoup de temps pour lire à le découvrir), mais ça ne m'aurait pas déplu que certains personnages soient un peu plus développés ou qu'ils aient d'autres arcs narratifs.
Merci Lilia de nous avoir fait découvrir cette tranche de l'Histoire.
Ce livre est tout simplement magnifiquement écrit. Rapidement, on s'attache aux personnages, en particulier aux personnages féminins. J'ai eu du mal à déposer le livre tellement j'avais envie de lire la suite. J'ai aimé qu'on ait une lecture du point de vue de plusieurs personnages. Un vrai coup de coeur! Cependant, j'aurais aimé en apprendre plus sur Maryam après son mariage, que devient Daniel?, comment Naja vit-elle son deuil?, que devient Nour? Je crois que la chute d'Amir aurait nécessité plus de détails, plus de pages. Un personnage aussi important mérite une plus grande explication de son mal-être, comme si sa douleur pouvait se résumer à drogue et mort. Je n'ai pas détesté les sous-entendus du livre, mais le manque de détails me donne envie (et nécessite) de lire un tome 2.
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« Finalement, on ne se retrouvait plus que pour les mariages et les enterrements. »
la seule raison pour laquelle je n’ai pas mis 5/5, c’est parce que certains thèmes sont survolés ; dans ce livre, il y a 30 ans d’histoire et plusieurs vies racontées, je peux comprendre que tout ne peut pas être raconté dans les détails, mais on reste un peu sur notre faim et dans ce cas, il aurait fallu privilégier quelques personnes pour vraiment s’attacher
Ce livre raconte l’historie d’une famille d’origine Algérien qui part à Paris afin d’améliorer leur vie. Naja est mère de trois enfants qu’elle élève toute seule pendant que son mari travaille dans une usine française. Quand ils arrivent à Paris, il se déroule certains événements qui changent leurs vies. Des secrets familial se créent et il ne sera qu’à la fin que ces secrets se révèlent. C’est l’historie du racisme, de la difficulté de l’intégration. L’histoire des deux frères séparés. C’est l’histoire également des filles et des femmes qui sont pressées depuis ses années adolescents pour se marier ou pour avoir des enfants, (ce qui pousse Sonia à cacher les transformations qu’expérimente son corps pour y échapper). L’autrice raconte le destin des femmes qui sont soumises aux traditions de leur pays ainsi qu’à l’autorité de leurs maris.
Si je devais décrire ce livre en quelques mots, ceux-ci seraient émouvant et poignant. Une histoire vraiment touchante dont j’ai tellement aimée.
Récit Bouleversant de pudeur et de poésie. Une réalité froide que l’autrice nous amène à appréhender: la réalité de l’immigration Algérienne et le ‘parquage’ dans des HLM. Doucement mais sûrement on ne peut qu’accepter autrement le parcours d’être humains que l’on a décidé de mettre de côté.
Excellent roman. J ai adoré: exactement mon style. Une histoire avant tout Une famille algérienne arrive en France dans les années 50. Nous suivons leurs parcours jusqu’en 90. Je recommande vivement.
Livre qui se lit facilement, l’histoire est bonne et la plume est belle mais les sujets abordés restent survolés et on tourne souvent au cliché … mais bon j’ai quand même apprécié.