Une rumeur circule dans les cercles de pouvoir. Elle concerne un épais dossier intitulé Le Rapport Chinois. On dit que sa lecture rend fou. Pour certains, ce rapport à quelque chose à voir avec les cartels de la drogue. Pour d’autres il s’agit du manifeste d’un complot mondial. Quelques-uns en parlent comme d’un texte visionnaire. On s’accorde en tout cas sur l’identité de son rédacteur : Tugdual Laugier. Mais là-aussi le mystère reste entier... Est-ce le nom d’un imposteur surdoué, d’un prophète ou d’un parfait imbécile ?
Quand la société des Hommes devient une farce, la vérité a besoin d’un bouffon. Le premier roman de Pierre Darkanian est une corde tendue par-dessus l’absurdité du monde moderne. On y danse, trébuche et se redresse derrière Tugdual, aussi inoubliable que Falstaff ou Ignatius Reilly, d'un abime à l'autre, d'un rire féroce vers une troublante mélancolie.
Excellent ! C'est mon premier GROS coup de coeur de la rentrée littéraire 2021. D'autres m'ont fait passer un bon moment, j'ai voyagé... mais avec Le rapport chinois j'ai passé un moment de lecture inoubliable. L'absurde à son meilleur.
HILARANT vraiment le personnage princiapl est tellement bête, c'est un genre de anithéro très moderne et c'est une très bonne critique de la superficialité et de tous les emplois sans réelle utilité
Tugdual Laugier est embauché chez Michard & Associés où pour un salaire mensuel net de 7000 €, il taille des crayons, enroule des cravates, et tente de battre le record du nombre de bûchettes de sucre qu’il peut s’enfiler dans la bouche. Le maître mot de l’entreprise, c’est la confidentialité, personne ne semble donc s’offusquer de ce que font (ou ne font pas) les collaborateurs. Jusqu’à la rédaction du rapport chinois, 1084 pages de copiés-collés du web, qualifié d’excellent par son supérieur, mais oublié sur une table de restaurant où il sera récupéré par une flic un peu curieuse. Le rapport chinois, ou l’empire du vide : l’auteur va loin dans l’absurde et la caricature, laissant le lecteur sidéré et amusé, et nul doute que vous ne resterez pas insensible au personnage hors norme de Tugdual Laugier ! Archétype de la médiocrité ? La satire de la bêtise cache un roman bien plus construit qu’il n’en a l’air, expliquant et dénonçant les affaires des subprimes, la domination du capitalisme et des placements fondés sur du vent. Réjouissant jusqu’au bout.
Prix Transfuge du meilleur premier roman français 2021
it was super well written, entertaining, funny and weird. it reminded me of Kafka's style, where you're not quite sure what is going on by how absurd it is. i enjoyed my read and found myself reading a lot at once - i think in 4-5 picking i was done with it. i really want to emphasise on the quality of the writing, brilliant, truly. it's not getting a 5/5 because i was missing that bit in the scenario that makes you go fully wow, i think it is probably because i felt some points were not explained enough for my understanding. i recommend this book simply by how fun it was to read it :)
Une lecture plutôt cocasse. Le livre est très bon dans son genre et dans les travers qu’il décrit et dénonce. Je n’ai cependant pas accroché à l’histoire racontée, trop absurde à mon goût. Les situations étaient tout de même assez drôle et m’ont fait avoir quelques fous rires. J’ai bien aimé le retournement de situation vers le milieu assez inattendu et intéressant par le propos qu’il tient sur la crise économique. On découvre la bassesse de l’humanité avec Laugier et Relot et malgré que l’on sache leurs personnages absurdes, cela ne laisse pas indifférent.
L’absurde de nos temps. Belle satire. L’auteur va jusqu’au bout aussi bien en terme de style que de récit. Première partie longue; on se remplit du vide. Seconde partie ça se dénoue en s’emmêlant encore plus, avec des personnages très théâtraux. Très bien écrit, Un premier roman prometteur!