Paul Cleave revient avec un nouveau personnage, Noah Harper, un nouveau lieu, Acacia Pines (exit Christchurch), et une nouvelle intrigue menée à 100 à l’heure qui va nous enchaîner à son bouquin.
Une petite fille de 7 ans, Alyssa Stone, a mystérieusement disparu. Noah, flic de son état, est chargé de l’enquête. Le principal suspect n’étant autre que le fils du shérif, et par la même occasion, intouchable, Noah ne va rien trouver de mieux que de le torturer pour obtenir des aveux.
Douze ans plus tard…Noah, limogé de la police suite à l’affaire Alyssa, a divorcé, quitté la ville et ouvert un bar. Sauf que…Maggie, son ex-femme, lui téléphone pour lui signaler la disparition d’Alyssa (une fois de plus). Voilà Noah de retour à Acacia Pines, face à ses fantômes et ses ennemis boostés de rancœur. Et là, tout dérape.
Un roman qui commence (un peu), comme une promenade tranquille, et qui, au détour d’un virage (oups, d’une page), se transforme en véritable circuit de formule 1. Cardiaques fuyez, et pour les autres, attachez vos ceintures et accrochez-vous.
Un rythme de fou, des rebondissements à la pelle, un personnage têtu, voire même buté, pour notre plus grand bonheur.
C’est Noah qui nous raconte son histoire, nous permettant une immersion totale et définitive. Son caractère est détaillé à l’extrême, comme tous les personnages de Paul. J’ai adoré son côté rentre dedans, on ne peut pas dire qu’il prenne des pincettes. Cela lui a valu de frôler la mort à plusieurs reprises, mais il s’en est toujours sorti. Et au petit jeu du « C’était lui ou moi », il sort grand vainqueur, inutile donc de vous préciser qu’il sème les cadavres. Nous avons donc là un thriller d’action, le lecteur craint que le livre ne lui explose à la figure à chaque chapitre.
Les personnages secondaires sont loin d’être ce que l’on peut croire. Acacia Pines est le cliché de la petite ville américaine où tout le monde se connait mais où chacun dissimule farouchement ses petits ou gros secrets et n’hésite pas à sortir une arme pour se faire respecter. Et Noah va donner un grand coup de pied dans cette fourmilière.
Paul nous pousse à la réflexion avec des sujets graves comme celui des violences conjugales. On ne peut pas s’empêcher de frémir, de se dire qu’il a tout à fait raison. Et perdre aussi l’espoir concernant la vraie nature des Hommes, pourris jusqu’à l’os.
La fin est grandiose, et le dernier petit sursaut m’a fait sourire. Paul est un bon, très bon ! La petite phrase qui remet tout en cause. Il s’est bien joué de nous, pauvres lecteurs qui avons tenté de suivre sa course folle.
Il nous a promis de revenir à Acacia Pines, j’espère y retrouver Noah ! Car j’y serai, sans hésitation !
#cauchemar #PaulCleave