Voilà un tome que je sentais un peu plus lent et auquel je ne pensais mettre que quatre étoiles pendant la première moitié, mais qui a rapidement inversé la tendance dans sa deuxième moitié pour devenir un de mes préférés.
On retrouve tout d’abord Kyôko, toujours dans l’attraction virtuelle, qui ne parvient finalement pas à voir qui se cache derrière le teruteru bozu, avant de se faire emmener par Yoshitsune enfant sur le toit de l’école, où elle fait face à Ami enfant, accompagné de Sadakiyo. Mais qu’a-t-elle bien pu voir en regardant le visage d’Ami pour hurler ainsi avant d’être brutalement sortie de l’attraction virtuelle ?
On suit ensuite Kanna pendant une bonne partie du tome, la partie dans le casino reste sympathique, d’autant plus qu’elle semble s’y faire un nouvel allié… Après avoir usé de ses pouvoirs de divination pour amasser une énorme somme d’argent, elle tente de convaincre les personnes présentes de se joindre à son combat…
C’est quand même la partie que j’ai le moins aimé, avec celle qui suit, durant laquelle Kanna, en accord avec le nouveau cahier de prédictions dont on vient d’apprendre l’existence en même temps que la mort de Mon-Chan quelque part entre 2000 et 2014, organise un rassemblement à l’église de Shinjuku avec les membres des mafias thaïe et chinoise. L’entrée d’Otcho reste quand même badass et ses retrouvailles avec Kanna et Yukiji, bien que brèves, sont bienvenues.
Retour auprès de Kyôko; obsédée par ce qu’elle a vu dans l’attraction virtuelle, elle ne parvient pourtant pas à s’en souvenir et elle doit rapidement demander l’aide de Yoshitsune lorsque la dreamnavigator Takasu la prévient qu’elle va être renvoyée à Ami-world… Les choses changent lorsqu’arrive dans son lycée le nouveau professeur d’anglais qu’elle semble reconnaître immédiatement.
Cette dernière partie mérite à elle seule les cinq étoiles, puisque le professeur n’est autre que Sadakiyo, sur lequel le doute planait quant à sa mort ou son identité en tant qu’Ami. J’ai su que c’était lui à l’instant où il s’est mis à pleurer en demandant au garçon qui venait de se faire tabasser si tout allait bien, et j’étais certain également qu’il jouait la comédie et cherchait à protéger Kyôko au moment où il a dit à la proviseure, au téléphone, qu’il ignorait où elle était.
Sa décision, par la suite, de trahir Ami et de protéger Kyôko, puis le récit de son histoire alors qu’ils s’enfuient en voiture, m’ont beaucoup touché, et il est rapidement devenu un de mes personnages préférés. Un garçon brisé qui ne cherchait rien d’autre que des amis et qui a été manipulé et endoctriné par la seule personne qui a accepté d’être son « ami ». C’était dur de le voir affirmer tristement qu’il était « le garçon qui n’existait pas ». Le voir pleurer en regardant la seule photo de lui enfant qu’il ait vu m’a mis les larmes aux yeux, c’est dire.
En somme, encore un excellent tome, plus lent au départ, mais qui repart sur les chapeaux de roue et continue d’apporter des réponses tout en soulevant de nouvelles questions. Je suis déjà en train de lire le tome 6, impossible de résister à l’achat du prochain tome dès que j’en finis un, c’est dire à quel point cette série est exceptionnelle.