L'Art d'être grand-père est un livre majeur par son ampleur, sa diversité, son architecture et l'entrelacement de ses thèmes, mais souvent ignoré du fait d'un titre réducteur qui suggère une succession de «recettes» pour séduire et amadouer les petits-enfants. Il s'agit en fait, comme toujours chez Victor Hugo, d'une somme qui se développe infiniment, et déborde sans cesse le cadre initial. Si le grand-père Hugo parle bien à ses petits-enfants et se réapproprie en leur nom le territoire de l'enfance (y compris l'apprentissage de la langue, les refrains et les chansons), l'œuvre ne ressemble en rien à une suite d'enfantillages. Et c'est sans doute le message principal de ce recueil : la poésie destinée aux enfants se doit d'être de la poésie pour tous, avec sa part d'obscurité, son emportement, voire son érudition.
After Napoleon III seized power in 1851, French writer Victor Marie Hugo went into exile and in 1870 returned to France; his novels include The Hunchback of Notre Dame (1831) and Les Misérables (1862).
This poet, playwright, novelist, dramatist, essayist, visual artist, statesman, and perhaps the most influential, important exponent of the Romantic movement in France, campaigned for human rights. People in France regard him as one of greatest poets of that country and know him better abroad.
Sinossi: "Ah! i figli dei nostri figli c'incantano, sono delle giovani voci mattutine che trillano. Sono nella nostra lugubre abitazione il ritorno delle rose, della primavera, della vita, del giorno! Il loro riso ci fa spuntare una lacrima sulle pupille e fa trasalire le pietre della nostra vecchia casa; il loro sguardo radioso disperde i terrori della tomba semi-aperta e degli anni gelidi e gravi; essi riconducono la nostra anima ai primi anni; fanno riaprire in noi tutti i nostri fiori secchi; e ci ritroviamo dolci, semplici, felici di nulla; il cuore sereno s'empie di un'onda aerea; vedendoli si crede veder sbocciare se stesso; sì, diventar nonno, è ritornare all'aurora." Eccessivo ma non troppo, se sei nonno.
J'ai découvert Victor Hugo grand père complètement gâteau ! C'est amusant d'imaginer un grand homme qui a mené tant de combat, "mis à terre" par ses deux petits enfants chéris !!
Being in love with the writings of an old man who died in the XIX century as I've been for the last six years isn't easy, but it's always worth it. Hugo shows his art in poetry as majestically as he does in narrative and everything is rendered superbly throughout his eyes of a grandfather. I might be partial about this, but his infinite love for his grandkids enhances his art and his reasoning. Only love for this man.
Queste pagine trasudano una dolcezza e un’umanità unica. Una lettura che fa bene al cuore. Non per nulla l’ho regalato a mia nonna (❤️), anche lei appassionata di Victor Hugo e abbiamo letto insieme qualche pagina ad alta voce.
On le sait, "Jeanne était au pain sec dans le cabinet noir…" et son bon grand-père Hugo était le seul à avoir pitié de la malheureuse enfant punie. Récurrent dans les anthologies, ce poème fige nos attentes sur le titre même de "L'Art d'être grand-père." On s'attend à quelques jolies pages d'attendrissement familial, à quelques perles de sagesse cacochyme, et rien de plus. L'attendrissement familial pouvant être délectable sous la plume d'un grand poète, on finit par saisir l'occasion et un exemplaire du recueil dans cette édition 1001 nuits (qui souffre d'un grand nombre de coquilles). Bien sûr, "L'Art d'être grand-père" se nourrit de l'observation de ses petits-enfants, Jeanne et Georges, et ce dès le berceau, alors qu'il n'a pas encore quitté les îles anglo-normandes. Mais on est frappé d'emblée par le caractère extrêmement construit d'un recueil qui entrelace savamment les thèmes et les tons, porté par un vers d'une modernité extrême : il semble qu'à tout moment Hugo, ici contemporain de Rimbaud, de Verlaine et de Mallarmé, les accompagne dans l'audace créatrice. Le vieux poète montre qu'il est encore, comme l'appelait Flaubert, "le suprême alligator". La réflexion métaphysique est de la partie, de même que la polémique littéraire et politique (quelques missiles de basse altitude lancées dans les jambes de médiocres oubliés mériteraient des notes explicatives… mais les éditions 1001 nuits, etc.) Mais pourquoi tout cela est-il mis sous la bannière des aïeux attendris ? L'attention portée à Jeanne et à Georges, dont il n'a pas la responsabilité nominale et qu'il peut donc observer avec une indulgence sans bornes et un émerveillement total, est évidente. Dans "Le Poème du Jardin des Plantes" Hugo présente clairement l'enfance comme un âge angélique (ne le blâmez pas, il n'a pas lu Freud) face au repoussoir monstrueux représenté par les fauves : c'est un parti qu'il prend (d'autres poèmes ont montré Hugo très attentif à l'intelligence des bêtes…). Dès lors il sait, son âge aidant, qu'on le tiendra pour gâteux. La meilleure défense étant l'attaque, il assume. Il se range du parti des enfants contre toute forme que peut prendre le mal, et même contre la raison raisonnable des adultes d'âge mûr et responsable. C'est là le véritable art d'être grand-père : revendiquer la part d'enfance de la vieillesse pour intervenir dans toutes les questions d'importance. La modernité est un mauvais goût, Hugo le sait et l'assume depuis sa jeunesse. Devenu patriarche au point de pouvoir revendiquer l'enfance, il peut tout oser en termes poétiques. En témoigne l'admirable "Fenêtres ouvertes" qui d'une sorte de prise de notes impressionniste, à peine grammaticale, de sensations matinales, fait des alexandrins. Hugo dans "L'Art d'être grand-père" est plus que jamais le maître du rythme, tantôt épousant et tantôt brusquant la structure traditionnelle des vers dans une résonance permanente avec son propos. Alors que le meilleur du recueil est justement dans cette capacité d'observation du monde qui l'entoure et qui entoure ses deux petits chéris, Hugo retrouve parfois, avec un orgueil d'une inédite franchise, la posture du poète prophète et imprécateur. À ces moments-là on lui en veut presque d'interposer son ego entre nous et le meilleur de sa poésie. On sait qu'un recueil aussi long, de la part d'un poète aussi audacieux et dont le style est par essence torrentiel, ne peut être exempt de faiblesses. Et puis on arrive au dernier poème, "L'Âme à la poursuite du vrai", de la dernière section, "Que les petits liront quand ils seront grands". On s'aperçoit alors que Hugo, sous le masque de l'inspiration sublime, semble s'y livrer comme jamais. Ce poème est pénétré d'angoisse et de doute. Mais comment lui, qui a bouleversé la littérature française, bravé Napoléon le petit, assumé l'exil, développé toute une métaphysique personnelle, peut-il écrire ce doute ? En se donnant précisément pour une âme en recherche, et qui recherchera jusqu'au bout. "Je questionnerai le gouffre Sur le secret universel […] Je sonderai tout ; et j'irai Jusqu'à ce que, dans les ténèbres, Je heurte mes ailes funèbres À quelqu'un de démesuré." Hugo a peut-être cru un temps, celui des "Contemplations", trouver Dieu ; il l'a peut-être perdu à son retour en France ; mais comme il est flanqué de deux anges, il part à sa recherche.
Une magnifique collection de poèmes ! Ceux concernant ses petits enfants sont adorables ! Comme dans la plupart des livres de Victor Hugo, celui-ci discute souvent de sujets autres (parfois reliés, parfois non) et ils sont vraiment très intéressants dans ce livre ! Je ne peux que recommander cette collection de poèmes, ils se lisent facilement (malgré quelques expressions plus compliquées à cernées) et ils sont intéressants, on a du mal à s'arrêter une fois commencer !
It sometimes felt like reading the facebook page of any grand father ("Look! My grandson drew a character in his school book. Isn't he the best?"). But you do feel the almighty Hugo here and there. The poems about the children lead to poems about life and death, and about adulthood as well. A short book, worth reading.
This book is a book of poems. Victor Hugo is a genious with french language and this one does not disappoint.
There is a lot of poems about his grandson and granddaughter, and almost all of the poems are contemplative (except a few political comments as usual for Hugo). The amount of details on the scenery depicted makes the reader travel to 19th century France.
Ch2 P42 When we rescued you from pharaoh’s household, they had been subjecting you to the worst torment, slaying your sons and sparing your women. That meant such awful testing by your Lord!
Questo libro è da leggere quando si ha avuto accesso alla condizione di nonno, possibilmente in pensione. Ti riappropri del tuo tempo e hai, finalmente, la possibilità di stare con i tuoi nipoti. Puoi regredire tranquillamente senza destare sospetti. Il tuo compito è dare amore incondizionato e probabilmente insegnerai loro che gli esseri cari vengono a mancare. Questa per la parte di “nonnitudine”. I tuoi nipoti ti chiedano pure la luna, farai di tutto per dargliela. Per quanto riguarda l’opera stessa la metto nel novero delle memorie che non non state scritte in quanto tale. Hugo, ormai anziano oltre alla vita coi i suoi nipoti, mette avanti la sua incorruttibilità intellettuale. Contro corrente, i suoi discorsi all’Assemblea, notevole il suo discorso di luglio 1849 contro la miseria e l’egoismo dei ricchi (Contre la misère et l’égoïsme des nantis), contro la pena capitale scrive il romanzo “L’ultimo giorno di un condannato a morte”. Si oppone al colpo di stato di Napoléon lil Piccolo dopo averlo appoggiato. Preferisce un l’esilio di 20 anni, alla sottomissione. Negli anni diventa anticlericale senza perdere la fede, sono emblematici i versi “Invito alla mia mensa Voltaire e Gesù Cristo” oppure “Lontano dai preti vicino a Cristo”. Insomma “L’art d’être grand-père” illustra l’uomo Hugo. Con questo faccio contento nel suo sepolcro il mio prof di francese, monsieur Chapt, col quale litigavo; io ammiratore incondizionale dei surrealisti, lui di Hugo. Aveva ragione Prof; Hugo è un monumento.