Avant, je trouvais que douze bagels, c’était beaucoup, comme je m’imaginais qu’une décennie, c’était long. Il n’en est rien. Dix ans, la dernière fois où nous sommes allés chercher des bagels sur St-Viateur, un lundi soir. Je me souviens en avoir mangé un, au pavot. Pas au complet, mais quand même. Mes parents n’ont pas souligné l’exploit, conscients de sa fragilité.
Fanie Demeule est née en 1990 à Longueuil (Québec). Elle est titulaire d'un diplôme de doctorat en études littéraires de l’Université du Québec à Montréal, où elle est chargée de cours. Elle a signé les romans Déterrer les os (2016), Roux clair naturel (2019), Mukbang (2021), Highlands (2021) et Dents de fortune (2024), le livre illustré Bagels (2021), le recueil de nouvelles Je suis celle qui veut sauver sa peau (Hamac 2022), ainsi que plusieurs textes dans des revues et collectifs. En 2022, elle a remporté le Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique ainsi que le Prix des Horizons imaginaires. À travers une pluralité de genres littéraires, ses oeuvres interrogent entre autres les enjeux de santé mentale, les rapports au corps et à l’identité, ainsi que la porosité des frontières entre réel et fiction.
Dans Bagels, l’autrice rend un bel hommage à tous ceux qui sont restés à ses côtés lors de ses moments sombres. Elle met en lumière les personnes exceptionnelles qui ont cherché à comprendre, qui l’ont soutenu et qui lui ont insufflé un peu de leur force au travers les petits gestes du quotidien.
C’est un récit touchant, intime. Vaincre, surmonter un trouble alimentaire s’avère être un long combat. L’autrice nous en parle encore une fois avec honnêteté. J’en aurais pris plus.
Comme c'est lumineux, ce que Fanie Demeule a écrit dans ce petit roman illustré qui raconte avec douceur son parcours difficile et le soutien qu'elle a reçu à cette dure époque de sa vie. Un récit simple, sensible et bienveillant que j'offrirai avec tendresse à mes élèves, des plus aux moins vulnérables. Merci infiniment pour cette précieuse porte ouverte sur l'espoir.
J'aime beaucoup Fanie Demeule. J'ai lu tous ses romans, apprécié mes lectures à chaque fois. Ce texte-ci n'est pas moins bon, c'est plutôt la forme qui m'intrigue. Les 12 bagels sont chacun une petite douceur à leur façon, et les illustrations ajoutent vraiment quelque chose. Mais j'ai trouvé ça trop court.
Beau, poétique et vrai. Cette douce lecture rapide saura certainement occuper mes pensées un moment par son message d’espoir et l’honnêteté de l’autrice de dire la vraie vérité.
Doux, beau et renversant. Bel hommage de l’autrice à les gens qui sont restés près d’elle dans les plus durs moments. Les illustrations étaient parfaites. Un 5/5⭐️! J’avais besoin de ce roman et de ces textes poétiques.🥯
L'auteure parle de son trouble des conduites alimentaires avec délicatesse et sensibilité et les illustrations magnifiques viennent vraiment bonifier le récit. Seul point négatif: le récit est très court, j'en aurais pris d'avantage!
L’autrice raconte le complexe et douloureux parcours qu’implique la nécessaire réappropriation de son corps et de son esprit quand on touche le fond du trouble alimentaire. Les bagels représentent une tradition créée par son père après ses rendez-vous avec la psy et ponctuent cette œuvre aussi courte que bouleversante, particulièrement pour quelqu’un qui a été aux prises avec le même genre de trouble.
WoW. C’était ma première œuvre de Fanie Demeule et ce ne sera pas ma dernière !
Dans Bagels, on traite des troubles alimentaires et des effets insidieux que ces derniers peuvent avoir sur la personne qui essaie de s’en sortir. Un récit rempli de sincérité, de bienveillance, de compassion et d’ouverture.
Bagels, c’est un tout petit roman doux avec de belles illustrations. D’une manière touchante et sincère, ce roman parle de troubles alimentaires, et souligne les gens de l’entourage qui ont su rester présents même dans les moments les plus difficiles. Le seul point négatif de ce livre est la durée, j’en aurais pris beaucoup plus.
Je trouve ça remarquable lorsqu'une autrice raconte un pan de sa vie. Elle aborde le sujet du trouble alimentaire vécu à l'adolescence. Encore une fois, je suis charmé par la plume de Fanie Demeule. Les illustrations d'Amélie Dubois apportent une belle douceur.
"Tout me fatigue : les oui, les non, les décisions, les discussions, les attentes, les demandes, le fun, les engagements, les nuits, le vide qui m'entoure et qui me hurle maintenant aux yeux."
Un magnifique petit roman graphique d’une écriture sensible et authentique. Une intrusion dans la thérapie et les troubles alimentaires qui est très touchante.
Avec Bagels, l’autrice traite de troubles alimentaires et de leurs conséquences mais, également, pour chaque bagel, elle souligne le support et l’amour que lui ont témoignés ses proches pendant le combat qu’elle menait, le tout ponctué des magnifiques illustrations d’Amélie Dubois. Comme toujours, je ne peux m’empêcher de souligner l’écriture de Fanie Demeule, qui nous berce et nous transperce par sa douceur et sa justesse. Fanie Demeule est définitivement une des autrices dont la plume résonne le plus en moi.
Ça se lit d’une traite; c’est court, mais lourd d’un passé à compter ses calories. La narratrice n’indique pas son trouble alimentaire textuellement avant le trois quart du livre, mais le lecteur peut le lire entre les lignes des les premières phrases. Longtemps je me suis questionnée quant à la signification du titre « Bagels ». Une fois terminé, tout prend son sens.
Aussi, j’ai adoré le parallèle entre le cadavre et la joue osseuse de sa grand-maman et son corps amaigri d’auparavant. C’est une histoire qui donne de l’espoir que tout est possible.
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Un beau petit livre qui aborde le sentiment d’impuissance et de sensibilité. Tout au long, on comprend la détresse du personnage au travers de sa réhabilitation contre l’anorexie et qui cherche à s’en sortir mais qui rechute à certains moments.
Les mots sont biens choisis et sont crus. On comprend directement le sujet sans faire de détour. Les images créent par Amélie Dubois donne un côté plus positif et coquet au roman.