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Bélhazar

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Février 2013 : Bélhazar, un jeune homme sans histoire, décède lors d’un contrôle de police. Accident? Bavure ? Suicide, comme l’avance le rapport officiel ? L’affaire en reste là. Passée sous silence, elle tombe dans l’oubli.
Jusqu’à ce que Jérôme Chantreau décide de mener l’enquête. Professeur de français et de latin, il avait eu pour élève le jeune Bélhazar. L’auteur se plonge dans le passé, interroge les souvenirs.
Mais se heurte à la malédiction qui semble entourer ce drame. Que s’est-il vraiment passé ce soir d’hiver ?
Et par-dessus tout, qui était Bélhazar ? Adolescent hypnotique ? Artiste précoce ? Dandy poète laissant derrière lui un jeu de piste digne d’Alice au pays des merveilles ?
Jérôme Chantreau écrit contre l’oubli, et pour la vérité. Le crime est-il vraiment là où l’on croit ?

312 pages, Paperback

Published August 12, 2021

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6 (5%)
Displaying 1 - 23 of 23 reviews
Profile Image for Luniversdekrystel.
62 reviews1 follower
August 5, 2021
Je pense que je suis totalement passée à côté de ce roman...
Le début était prometteur, la plume très immersive.

Malheureusement, j'en attendais beaucoup plus du côté de l'intrigue et de l'enquête autour de la mort de ce jeune élève très énigmatique et spécial.
J'ai du me rendre à l'évidence que ce roman était plus une découverte de Bélhazar, de son passé, de son enfance, de ses multiples passions très étranges et précoces pour une si jeune personne.
Mais aussi une sorte d'introspection pour l'auteur sur des sujets comme la mort et la renaissance.

Même si la plume était très agréable et que j'ai trouvé certains passages très prenants, d'autres sont tirés en longueur et un peu inutiles. J'ai décroché à de multiples reprises et je me suis souvent perdue dans des descriptions de villes et de paysages qui ont rajouté de la longueur au récit. Et la fin, même si elle se veut un peu philosophique et touchante, je suis encore une fois totalement passée à côté, à mon plus grand regret.

Néanmoins, ce roman est une très belle ode à Bélhazar, sa famille et ses amis, à son souvenir.
Je suis certaine qu'il saura séduire et émouvoir beaucoup de lecteurs!
1,468 reviews61 followers
November 7, 2022
L’auteur se plonge dans le passé, interroge les souvenirs.

Sauf que l’auteur se regarde aussi écrire, et penser et parler. Et c’est devenu très vite lassant.

J’avais envie d’en savoir plus sur ce jeune homme ami du fils du narrateur. Mais les informations arrivent au compte-goutte, noyées au milieu des descriptions de la vie et des atermoiements de l’auteur.

J’ai fini par me lasser.
Profile Image for Marie-Nel.
865 reviews23 followers
October 2, 2021
j'ai tout de suite été intriguée par le titre et la quatrième de couverture. Je n'avais jamais entendu parler de Bélhazar, ni de Jérôme Chantreau, j'aime les romans basés sur des faits réels, j'avais donc très envie de découvrir celui-ci.

 

Mais tout d'abord, que se passe-t-il derrière ce titre ? Bélhazar est le second prénom d'un jeune garçon, Antoine Bélhazar Jouen. Lorsqu’on le rencontre au début du livre, il a dix-huit ans, il vit à Dinan, ses parents, Armelle et Yann sont séparés. Bélhazar va mourir un soir du 13 février 2013. Un contrôle de police qui tourne mal au pied de son immeuble, Bélhazar a une arme sur lui, et il se serait suicidé lorsque les policiers l'ont arrêté. Est-ce vraiment un suicide, un accident, ou une bavure policière ? Armelle ne croit pas au suicide de son fils. L'affaire va arriver jusqu'aux oreilles de Jérome Chantreau, par l’intermédiaire de son fils qui a connu Bélhazar. Lui-même, en tant que professeur, a eu le jeune homme comme élève. Il décide alors de mener une sorte d’enquête, il rencontre les parents, qui lui parlent de leur fils unique, chacun à leur façon. Armelle veut savoir la vérité, refuse la thèse du suicide. Le père, Yann, accepte plus la situation et parle de qui était son fils.

Car Bélhazar est un jeune homme hors du commun, un dandy qui ne porte jamais de tee-shirt, il n’est pas tellement assidu au lycée, c’est un artiste, un rêveur, poète à ses heures, il se passionne pour un tas d'autres choses, dont les armes à feu dont il fait la collection, son père l'a inscrit à un club de tir, Bélhazar veut faire des études pour être armurier. Jérôme Chantreau va essayer de comprendre son ancien élève, et surtout essayer de faire avancer l’enquête. Il se rendra vite compte qu'une sorte de malédiction rôde autour du jeune homme, même mort. Son premier avocat, très pugnace, se suicide. Le second trouve la mort au Bataclan. À croire que même dans la mort, Bélhazar ne veut pas qu'on sache la vérité sur lui et qu'on laisse plutôt planer un certain mystère sur lui.

 

On va ainsi suivre Jérôme Chantreau dans sa quête de vérité sur la vie et la mort de ce jeune homme qu'il apprend à mieux connaître au fur et à mesure de ses rencontres avec ses parents. Il va se rendre compte que son ancien élève était un jeune homme hors du commun. Il est une véritable encyclopédie, il s’intéresse à tout, collectionne des objets hétéroclites, se passionne pour la première guerre mondiale et notamment sur la mort mystérieuse d'un grand-oncle. Bref, l'auteur va découvrir un jeune homme très intéressant. Et il va aussi vivre aux côtés de son père et de sa mère, les suivre dans leur acceptation de la mort de leur fils, différente selon Armelle ou Yann, leur reconstruction, leur quête de vérité.

 

Et moi aussi, en tant que lectrice, j’ai eu tout de suite envie, dès les premières pages, d'en apprendre plus sur ce jeune homme, sa vie, les circonstances de sa mort. Je me suis attachée à lui dès le départ, et je pense que ce sera pareil pour tout lecteur, il est quand même difficile de rester de marbre face à la mort d'un jeune homme. Et Jérôme Chantreau parle tellement bien de lui que c’est compliqué de faire autrement. J'avais très envie de savoir ce qu'il s’était réellement passé cette nuit du 13 février 2013.

 

Je découperais ce roman en trois grandes parties. La première, l'auteur nous parle de la personnalité de Bélhazar, son enfance, ses parents, son éducation, on apprend à le connaître plus intimement. Dans une seconde partie, on suit en détail et pas à pas les circonstances de sa mort, l’enquête juste après, l’acharnement de la mère qui veut des réponses. J'ai vraiment bien accroché à ces deux parties, je les ai lues avec beaucoup d’attention et une certaine avidité. Je voulais savoir ce qui était arrivé au jeune homme, et aussi apprendre à mieux le connaître. Par contre, j'ai plutôt été déroutée sur le chemin que me faisait prendre l'auteur dans sa troisième partie, beaucoup plus onirique et ésotérique, avec des références à Alice au pays des merveilles. Comme on dit, il faut alors ouvrir son esprit, je suis d'un esprit très cartésien et j’ai beaucoup de mal à penser qu'il y a quelque chose après la mort, donc je suis plus dubitative quand on me présente l'inverse dans une histoire. Mais je comprends tout à fait ce qu'a voulu faire l'auteur, et surtout cela montre ce que pensait Bélhazar et ce qu'il a voulu laisser comme message après sa mort. Cette dernière partie ne m'a pas plus dérangée que cela, même si je dois bien avouer avoir préféré tout le reste du livre.

 

Comme je l'ai dit plus haut, je me suis très vite attachée à Bélhazar. Il faut dire que la narration  aide beaucoup, c’est Jérôme Chantreau qui parle, donc il emploie la première personne du singulier, cela m'a permis de rentrer dans sa tête et de vivre les découvertes à travers lui. J'ai aimé aussi qu'il instaure une sorte de dialogue avec le jeune homme en employant le « tu » pour lui parler directement.  J'ai trouvé que cela donnait un rendu encore plus intimiste et je me suis ainsi sentie très proche de tous les personnages. Armelle et Yann sont des parents qui m'ont profondément touchée, qui ne réagissent pas de la même manière face à la mort de leur fils, qui se battent différemment pour continuer à le faire vivre. Ils m'ont beaucoup émue. Jérôme Chantreau décrit très bien les sentiments qui traversent chacun des personnages sans jamais aller dans le voyeurisme, tout est fait de manière très pudique, et avec beaucoup de subtilité.  Son style est très bon, très fluide, il a su m’intéresser dès les premiers mots, et j'ai lu les trois-quarts du livre en très peu de temps. J'ai juste un peu peiné à la fin, mais cela ne m’empêche pas de garder une très bonne sensation de lecture. Et puis, cette fin colle au personnage de Bélhazar, que ceux qui l'ont connu appelaient « le Regardeur de soleils". C’est cela que je veux retenir de lui, un être hors du commun, qui avait son regard à lui sur le monde et qui enchantait ce monde à sa façon.

 

Je n'avais jamais entendu parler de Bélhazar, dont la mort est passé dans les faits divers, et a dû juste passer au journal régional de Dinan. Et pourtant, je me suis sentie tellement proche de lui. Jérôme Chantreau a eu raison de lever le voile sur cette affaire, et la porter à notre connaissance. J'aime beaucoup quand mes lectures ont ce pouvoir d'enrichir mes connaissances. Certains diront que c’est un fait divers comme il en arrive malheureusement trop souvent, ces derniers temps, on entend beaucoup parler de Marseille, mais ce n'est pas une raison pour que cela passe en trois minutes aux infos. On oublie alors qu'il y a des êtres derrière ces morts, qui avaient une vie, des parents, une famille, et que beaucoup souffrent. Des Bélhazar, il y en a d'autres, mais lever le voile sur lui, c’est lui rendre hommage à lui et aussi à tous ces jeunes qui sont morts dans les mêmes circonstances.

Jérôme Chantreau a aussi fait ici un sacré travail, il avait promis à Armelle un livre sur son fils, c’est chose faite, et très bien faite. Ce livre est un très bel hommage à ce jeune homme, il lui rend la vie le temps d'une lecture. Je ne connaissais pas du tout cet auteur, j'ai découvert en faisant des recherches sur lui, qu'il avait écrit deux autres romans, très personnels également, et j'ai vraiment très envie de continuer à lire cet auteur, découvrir ses deux autres romans et le suivre pour lire le prochain. Je suis vraiment conquise par sa plume. Et je ne peux vraiment que vous conseiller ce livre, rien que pour redonner vie à un être exceptionnel qu’est Bélhazar.

Profile Image for Kittiwake.
23 reviews8 followers
October 15, 2021
Bélhazar était un personnage hors du commun, passager d’un monde parallèle, tentant sans prosélytisme d’insuffler la poésie qui l’habitait à tous ceux qui ont eu la chance de le côtoyer. Jusqu’à cette nuit funeste où il a quitté brutalement ce monde, tué d’une balle dans la tête, tirée d’une arme qui lui appartenait.

Mais au delà du déni, les circonstances ne sont pas claires pour ses parents et particulièrement sa mère, qui lutte contre l’anéantissement en demandant une enquête plus précise autour de ce qui s’est passé cette nuit-là. Car son fils n’était pas suicidaire, il avait des projets, il aimait la vie.
Impasse à nouveau : les différents protagonistes qui auraient pu éclaircir cette affaire disparaissent les uns après les autres : suicides, internement…Le champ des possibles se réduit.

C’est alors le narrateur, l’auteur, ami de la famille, écrivain et ancien professeur de Bélhazar qui reprend le flambeau, par amitié et par fascination pour ce jeune homme flamboyant, traversé par des élans aussi poétiques que passionnés, obsédé par la guerre, les énigmes, et les lapins blancs…



Plus qu’une enquête, c’est une immersion au coeur de ce que l’enfant puis le jeune adulte a laissé d’indices pour se faire comprendre. Eloigner le spectre de la malédiction « ce miroir que l’on trouve quand on cherche qui n’existe pas. Il renvoie une image déformée de la peur ».

Au risque de se perdre :
« La littérature nous prend les trésors dont nous n’avions pas besoin : l’ego, le couple , la maison. Et nous laisse, auteur et personnages, ivres et nus à la fin du livre. »

Hommage émouvant et ensorcelant à un être fascinant, et magie d’une écriture qui livre aussi beaucoup d’une intimité et de l’emprise que peut représenter le fait d’écrire.

Merci à Netgalley et aux éditions Phebus.
Profile Image for Gabrielle Viszs.
1,553 reviews17 followers
October 13, 2021
Je remercie Babelio ainsi que la maison d'éditions Phébus pour m'avoir fait parvenir ce livre.

Toute ressemblance avec un fait divers n'est pas qu'une idée. L'auteur indique du départ qu'il a changé les lieux et les identités afin de garder l'anonymat, les dates peut-être aussi ? Dans tous les cas, nous suivons un professeur de français et latin dans une quête de vérité sur la mort de l'un de ses anciens élèves : Bélhazar, 18 ans, décédé dans des circonstances perturbantes. L'auteur passe l'histoire en Bretagne et pour ma part certains coins sont connus car je viens de là-bas et c'est facile de suivre par où passe le prof.

Comme l'indique le résumé, c'est étrange ce décès si soudain. Que s'est-il réellement passer ? Pas de réponse dans ce récit, plutôt un questionnement perpétuel et une recherche de vérité pour aboutir à la vie de Bélhazar avant ce fameux 13 février 2013 au 13 rue de l'éternité. Ce prof, Jérôme, n'a pas forcément pris le temps pour Bélhazar, ce jeune homme qui était déjà différent des autre : un être à haut potentiel qui avait certaines facilités et difficultés dans le même temps. Prendre le temps pour un élève alors qu'ils en ont des dizaines, voire des centaines c'est mission impossible et le prof s'en veut terriblement. Pourtant ce n'est pas de sa faute si ce soir-là tout a tourné court. Il n'était pas présent, mais l'annonce a fait du mal à son fils qui était ami avec. Alors que son couple bat de l'aile, notre prof va mener une enquête qui risque de modifier sa perception des choses.

Bélhazar, d'où vient ce prénom ? Le jeune homme l'a sur sa pièce d'identité pas de doute. Un jeune homme qui aimait la vie, surtout la nature, aimant les chemises à carreau de "grand-père", blanc comme un linge, il aime sa vie comme elle est : sans faux-semblant, perturbant parfois les cours, voire un peu plus, ayant quelques amis triés sur le volet. Passionné d'armes, d'histoire Bélhazar est l'enfant qui était tellement attendu qu'il en est devenu un miracle. Ce miracle qui ne va durer que 18 ans et pourtant il avait une vie bien remplie. Au fil des pages, nous le découvrons sous la plume de Jérôme, dans les souvenirs de ses parents, tantes, amis, dans le regard du cercueil, de sa chambre qui n'a pas changé depuis qu'il a fermé les yeux.

Ce suicide devant des flics alors que la balle est arrivé par derrière ? Des éléments incompréhensibles et des morts suspectes. Bélhazar aimait les armes, il en possédait même une au minimum, mais de là à vouloir en finir avec la vie pour un contrôle de police ? Et puis les flics qui racontent la même histoire, il a voulu fuir, pour terminer au sol et en finir avant d'aller en prison ? Mais pour quel crime ? Et si Bélhazar avait vraiment voulu en terminer ? Des éléments tendent vers cette fin prévue, alors qui croire, QUE croire au final ? Il y a tant de questions sans réponses qui restent et c'est en un sens dommage dans le sens où je m'attendais à en savoir plus à ce sujet. Mais ce n'est pas le cas, par contre nous en apprenons beaucoup sur l'entourage de ce jeune homme et de lui-même. Des ressentiments, des images restantes, des et si je n'avais pas fais ceci, mais plutôt cela ? Armelle, la mère ne veut absolument pas croire en la thèse du suicide, tandis que Yann le père ne dis rien. L'envie d'avoir un coupable et de ne pas rester dans le flou.

Plus le prof avance, plus les peurs, les angoisses sont profondes : et s'il y avait quelque chose derrière qui faisait justement que personne ne saura la vérité et ne voulait pas la donner ? C'est dur d'imaginer son fils se donner la mort, c'est aussi dur de penser que la police l'aurait abattu. L'un comme l'autre est inacceptable et incompréhensible, alors la peur de ne pas comprendre, de ne pas trouver ou au contraire de voir la VERITE en face fait fuir. La mort fait peur, mais la vie ? Celle de Bélhazar reste parfois un mystère avec ses idées propres son haut potentiel qui le rend instable pour des cours traditionnels. Cette vie désirée, cette mort non voulue, les parents vont devoir faire avec une fois de plus. Ils l'ont voulu cet enfant qui a eu du mal à venir, ce miracle de la vie qu'on leur a repris trop tôt. Accepter ? Recommencer à vivre après cela ? Ce sont des étapes qui sont difficiles et semblent insurmontables au début. Mais où s'arrête de début ?

Nous en apprenons beaucoup sur Bélhazar jusqu'à partir dans un soupçon de fantastique et là je me suis perdue telle Alice dans le terrier du lapin blanc. Je n'ai pas vraiment compris pourquoi le prof part ainsi, je ne l'ai pas compris. Un autre point m'a quelque peu bloqué, il s'agit de la seconde personne utilisée : le "TU". Dans le texte, nous suivons les actes et pensées du prof, mais par moment, de longs moments, il parle à Bélhazar, comme s'il se trouvait devant sa tombe et lui racontait ce qui se passe, lui posant des questions et bien d'autres encore. Je dois bien admettre que cela m'a perturbé, j'ai décroché de temps en temps malgré mon envie d'en savoir toujours plus.

En conclusion, un récit qui nous emporte dans le quotidien d'un jeune homme à haut potentiel dont la vie s'est arrêtée brutalement, laissant derrière lui une famille qui n'arrive pas à comprendre ce qui s'est réellement produit. Un prof qui pensait ne pas être à la hauteur, mais au final il a réussi ce que bon nombre n'aurait jamais fait : laisser son regard tomber sur une famille qui en avait besoin et les aider à sa manière.

http://chroniqueslivresques.eklablog....
Profile Image for Marie-Christine Wattiez.
323 reviews4 followers
September 28, 2021
Bélhazar c’est le deuxième prénom choisi par les parents à la naissance de leur fils , prénom étrange , singulier que choisira l’enfant puis l’adolescent haut potentiel . Une nuit en février 2013 , le jeune homme décédera lors d’une interpellation de la gendarmerie suite à un port d’arme , le suicide est mis à l’avant plan , sa mère n’acceptera jamais cette version des choses .
Puis l’auteur Jérôme Chantreau accepte d’écrire n livre sur cet adolescent si différent , celui qui n’ira jamais se baigner alors qu’il habite en Bretagne au bord de la mer , celui qui ne portera jamais de t- shirt mais d’amples chemises , un long manteau de cuir pour mieux se démarquer .
Bélhazar c’est aussi une encyclopédie vivante ´ un petit Diderot ´ comme l’appellera affectueusement sa mère .
Le collectionneur de pièces hétéroclites , passionné par la première guerre mondiale et le destin tragique et mystérieux d’un grand oncle mort à la grande guerre .
Bélhazar , il y a tant de choses à dire sur lui .
Le livre de l’auteur va sensiblement changer , de recherche de la vérité sur la mort de Bélhazar à la quête d’un sens plus large .
Jérôme Chantreau l’avoue , il s’est perdu plusieurs fois dans ce livre , à un moment même il a pensé l’abandonner définitivement, il a ressenti profondément le deuil impossible d’Armelle , la mère de Bélhazar , sa colère , son chagrin inextinguible, l’apaisement du père , Yann , qui veut lui , voir la lumière au bout du chemin .
Il y a des morts , des morts trop nombreux autour de ce récit , comme une malédiction , chacun voit les choses à sa façon .
Et puis oui , il y a la lumière au bout du chemin , une renaissance .
C’est un livre atypique sur un adolescent pas comme les autres , ses amis l’appelaient ´ le regardeur de soleils ´ et c’est ça que j’ai décidé de retenir .
Une très belle lecture pour moi …..
Profile Image for Matatoune.
630 reviews33 followers
November 23, 2021
En 2013, est-ce des violences policières ou le hasard qui ont coûté la vie au jeune Bélhazar ! Jérôme Chantreau sort de l’oubli l’adolescent Antoine-Bélhazar Jaouen, âgé de dix-huit ans, mort lors d’une interpellation judiciaire.

Jeune dandy, Bélhazar est un ancien élève de Jérôme Chantreau et aussi ami de ses enfants. Sa mort est tombée dans l’oubli. L’écrivain va mener l’enquête auprès de ses parents et de ses amis. Il va s’attacher à découvrir la vérité.

Pour Jérôme Chantreau l’histoire est aussi un prétexte pour distiller ses réflexions sur sa vie, ses ressentis sur le monde et ses aléas ainsi que ses souvenirs. Et, en général, ça sonne vrai et précis.

Le narrateur, Jérôme Chantreau puisqu’ici tout est dit réel, découvre un enfant particulier qui dès ses dix ans cherchait par tous les moyens à être différent et à se faire remarquer. Presque un poète et même peut-être un artiste. Il rencontre souvent les parents, s’imprègne de leurs douleurs tout en les liants à son propre désarroi.

La suite ici
https://vagabondageautourdesoi.com/20...
Profile Image for andrea_feral.
42 reviews
October 23, 2022
je ne suis pas une grande lectrice, j’ai commencé à lire ce mois et l’intrigue de ce livre m’a prise, pensant que j’allais, en le lisant, comprendre ce qu’il s’était réellement passé ce 13 février
mais en fur et à mesure des pages, le suspens se fait long, toujours prise par l’histoire en me disant que j’aurais le dénouement de toute cette histoire à la fin
et au final…que d’imaginaire, je n’ai même pas compris le livre en lui-même…j’ai dû certainement passer à côté de quelque chose
j’ai essayé de me renseigner sur google pour voir si un article pouvait m’expliquer ce livre, en vain, je suis alors partie chercher sur les réseaux sociaux (encore dans l’attente d’une réponse)
je ne peux pas dire que ce soit un mauvais livre, loin de là, je pense juste qu’étant donné que je ne m’attendais pas à lire tout ça, que tout cela n’avait un peu rien à voir avec mes « espérances » je suis restée sur ma faim
les parents de bélhazar voulaient la vérité sur sa mort (nous aussi?) accident ou suicide…on ne le saura jamais ? j’espère qu’un jour j’aurais question à mes réponses
Profile Image for sionbouquinait.
25 reviews3 followers
November 5, 2022
C’est ce qui s’appelle un raté de mon côté. Je m’attendais à une enquête, promise par le narrateur et la 4e de couverture, et je l’attends toujours.

Direction la Bretagne où Belhazar, un ado, meurt d’une balle dans la tête. Seulement voilà, il aurait été poursuivi par les forces de l’ordre alors bavure ou suicide comme l’évoque le procureur aux parents de l’ado ?

Sur le papier ça s’annonçait vraiment comme une enquête et ça a fini par être surtout le questionnement d’un auteur sur lui-même et le deuil … j’y ai vraiment cru forcément il y a donc de la déception.

Pourtant ma curiosité est restée, intriguée par les nombreux décès de personnes clés dans l’enquête, l’ordre chronologique choisi par l’auteur pour revenir sur les faits.

On se retrouve au final avec un livre qui nous parle beaucoup de cet ado, sa singularité voire son intellect brillant, mais on a très peu d’informations sur la nuit du drame.

J’ai trouvé toutefois une certaine poésie dans le basculement vers l’onirisme, j’ai trouvé l’écriture agréable, sans oublier la Bretagne.
Profile Image for Eva Konzack.
47 reviews2 followers
January 23, 2023
1,5/5.

Je n’ai pas du tout aimé ce roman, et j’ai lu en diagonale les 30 dernières pages n’en pouvant plus.

Tout d’abord le résumé nous laisse présager d’une enquête policière sur la mort tragique d’un jeune garçon. Oui c’est le point de départ du roman, on en parle mais quoi ? Un pauvre chapitre en plein milieu du livre ?

Au final beaucoup d’informations sur la vie de Belhazar, et encore… plutôt sur ses multiples passions excentriques pour un jeune homme et son caractère visiblement exceptionnel aux yeux de tous.

Des digressions sur la vie de l’auteur, de nombreux rappels sur son statut d’écrivain (on a presque l’impression que c’est de l’auto promotion à ce stade).

Et alors un final - je suis un mélange d’énervement et d’exaspération à ce stade du livre - complètement perché. On parle de mysticisme, de monde imaginaire, de labyrinthe à la Alice au Pays des Merveilles….

Tout ça pour ne finalement pas savoir ce qu’il s’est passé le jour du décès de Belhazar. Tu parles d’une enquête.
Profile Image for Dominique aka Kidoma.
90 reviews5 followers
December 6, 2021
Époustouflant, une écriture souple qui coule sur des émotions intenables, la mort d’un enfant. La découverte de l’imaginaire, le mauvais sort qui taraude l’enquête, la personnalité qui défie toutes fictions de Belhazar, un auteur qui livre brut son parcours dans l’écriture de cette histoire, la douleur d’une mère, la volonté d’un père de poursuivre l’initiative de son fils et bien plus. Une belle réflexion sur le sens de la vie.
Profile Image for Jo.
1,244 reviews258 followers
August 23, 2022
Coup de cœur !

L’auteur nous entraine au cœur d’une enquête captivante et d’une famille bouleversante.

Le roman est aussi déchirant qu’il est lumineux.

Tout se joue avec l’écriture et l’atmosphère.

Ici, les mots sont des nuages et des soleils qui rendent hommage à la vie.

Incroyable, inoubliable et profondément émouvant. ♥️
Profile Image for Amaia ✡.
176 reviews36 followers
December 25, 2021
Un petit joyau littéraire.

Si je dois définir ce que c'est que le passage de Bélhazar dans une vie, alors je dirais ça:
Accepter de perdre.
Chérir sa peur.
Lever la tête.
Regarder les soleils.
Profile Image for Gilles Russeil.
726 reviews4 followers
December 10, 2023
Roman vrai, enquête sur un fait-divers, hommage à un artiste de 18 ans s'étant effacé lui-même, introspection d'un écrivain à la recherche de son personnage et de son histoire...Ce livre d'une grande richesse ne se laisse pas cerner. Comme Bélhazar. Lisez !
Profile Image for Adèle.
19 reviews12 followers
June 26, 2022
Surprenant, inattendu, bouleversant.
Profile Image for Fabrice Devaux.
31 reviews1 follower
May 1, 2024
J'ai du loupé quelque chose. Je n'ai pas aimé ce style lyrique et cette vénération pour cet enfant dont ne sait pas bien s'il a existé ou s'il est une fantaisie, ou les deux
19 reviews
February 17, 2025
Un personnage extraordinaire mais je reste frustrée du projet. Le style ne m a pas particulièrement plu. Je reste sur ma faim !
Profile Image for Nathalie Vanhauwaert.
1,155 reviews47 followers
September 18, 2021
En 2013 Bélhazar Jaouen meurt lors d'un contrôle de police. Il a 18 ans.

Suicide, bavure, accident ? Qu'en est-il ? Jérôme Chantreau a eu Bélhazar comme élève, il mène l'enquête, il veut savoir ce qu'il s'est réellement passé malgré la malédiction qui entoure ce dossier.

L'auteur s'interroge, mais qui était réellement Bélhazar ? Il veut percer le mystère, rendre justice et hommage au jeune homme de 18 ans, un artiste solaire, celui que ses amis nommaient "le regardeur de soleil". Un personnage bien particulier, portant toujours exclusivement des chemises boutonnées jusqu'au col, un look étrange, une personnalité hors du commun.

C'était un enfant rêveur, HP, proche de la nature et des gens, passionné par les fleurs, les arbres mais aussi les armes et l'histoire.

Un ado à qui l'école ne convenait pas, qui vivait dans le monde de l'imaginaire et du jeu, créant dès sa plus tendre enfance son monde chimérique.

Le roman commence comme une enquête retraçant les faits, mais très vite, il va permettre à l'auteur de faire la part entre le réel et l'imaginaire ... et de comprendre sa quête.

Jérôme Chantreau propose ici un troisième livre bouclant pour lui un cycle sur la mort. Son premier roman parlait du décès de sa mère, le second sur la disparition de son ami d'enfance. Il est apparu nécessaire pour l'auteur d'écrire sur les jeunes disparus et je pense que ceci lui a fait découvrir et accepter le pourquoi de la mort à travers celle de Bélhazar.

Le début de son roman en particulier m'a happé, l'écriture est très belle. Ensuite j'ai eu l'impression que l'écriture devenait plus lente pour rentrer en introspection, apprendre à vivre sa peur, la sentir, l'écouter jusqu'à la sensation de paix profonde, apprendre comme Bélhazar a regardé des soleils.

Une belle découverte !

Ma note : 8.5/10

Les jolies phrases

C'est pour cela qu'on voit passer, en voiture ces couples de gens qui ne s'aiment plus, mais sont toujours ensemble, parce que la vie leur a fait tellement de mal qu'elle les a réunis.

Les emmerdeuses sont souvent de très bonnes mères.

L'histoire d'une maison, c'est l'histoire d'une famille.

C'était leur unique enfant et c'était un enfant unique. Il ne s'agissait pas de l'élever, mais de le suivre.

Devant la mort, il faut accepter la victoire comme la défaite. Comprendre que ce n'est, comme la naissance, que le résultat d'une course.

Comment la vie continue-t-elle, après la séparation? Yann me dira cent fois que leur union a volé en éclats le jour où la maison de famille a été vendue. Je veux bien le croire. On sous-estime le poids des choses matérielles. On pense pouvoir changer d'habitation comme de chaussettes, mais nous sommes des lieux, bien plus que des instants. Ce qui reste d'un couple, c'est la maison de vacances avec la treille et le tilleul, c'est le vieux lit qui grince à l'étage et la chambre en toile de Jouy, dont on fermait les fenêtres pour se retrouver. Le vrai divorce, c'est avec les objets.

Mais sauver son couple, c'est comme réparer une chambre à air avec des rustines. Ça se faisait, autrefois. Ça ne marchait pas vraiment.

Écrire, c'est déposséder les vivants, pour finir par se faire déposséder soi-même de ses créatures. Écrire, c'est implorer le vol et la solitude. Écrire, c'est perdre.

Quand on perd quelque chose, on va le chercher dans le dernier endroit où on l'a vu. Il est donc crucial que tout reste en l'état pour avoir une chance de le retrouver.

Les gens sont morts parce que c'est ainsi, c'est le résultat de l'existence. La malédiction, c'est un miroir que l'on trouve quand on cherche ce qui n'existe pas. Il renvoie une image déformée par la peur.


https://nathavh49.blogspot.com/2021/0...
Profile Image for Sibylle Seys smets.
1,412 reviews25 followers
September 4, 2021
Un très joli livre, poétique, presque envoûtant, beaucoup d imagination, splendide portrait d un enfant/ adolescent hors normes.
J attendais un peu plus de la fin et on reste un peu trop dans l imaginaire pour me convaincre totalement mais c est une lecture vraiment originale, agréable et assez touchante.
Mention spéciale pour le labyrinthe, et toutes ces inventions magiques dans le quotidien.
Et belle approche sur le deuil de considérer la richesse d une vie au lieu de la tristesse d une mort.
Profile Image for Elodie Da Silva.
26 reviews
July 12, 2026
Je mets 2⭐️ car je pense ne pas être assez mature pour ce livre

J’ai eu ce livre gratuitement à l’achat d’un autre livre mais ce n’est pas du tout le genre de livres que j’ai l’habitude de lire et je ne pense pas être assez cultivée pour tout comprendre

Je n’ai pas détesté ma lecture ça a été assez fluide j’ai apprécié la plume de l’auteur mais j’avoue ne pas avoir compris la fin

J’ai aimé les 80% du livre mais les 20 derniers ça m’a complètement perdue je m’attendais à une résolution de l’enquête du début ( je ne l’ai peut être pas comprise)

Le deuil des parents , la plongée dans l’enfance de Belhazar au travers des yeux de ses proches et l’introspection de l’auteur étaient intéressant à lire mais le parallèle avec l’au delà etc je n’ai pas compris où l’on devait en venir ( je suis peut être bête de pas avoir compris)
16 reviews
January 7, 2025
Bel hommage mais je suis déçu, car je n'ai pas compris si c'était un suicide ou une bavure (même si tout porte à croire que c'est une bavure)
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