C’est l’histoire d’une fille née en pleine fin du monde avec une face de truite.
Fille de feu Adéodat Horth, dont le corps n’a jamais été retrouvé, et de Nancy Narcisse, Trinité Horth, alias Truite Morte, alias Trou aura tôt fait de sentir que sa place n’est pas sur la terre de Candeur.
En attendant de découvrir «où aller quand on est crachée dessus», elle semble appartenir à tout le monde, à la faveur de la protection toxique du requin Young Dick. C’est bien mal connaitre la furieuse soif de vivre de Trou l’immortelle devant l’hostilité et l’hypocrisie du monde.
Le premier roman de Camille Thibodeau impressionne par l’inventivité de sa langue, son imaginaire débridé et sa faune de personnages Dr. Chéri et Ed-Jules, Billy, Stella Rétine, Young Dick, Mimiges, le rappeur Ca$h Ta Mère, sans parler des créatures marines !
oups. ce roman n’était pas pour moi. tout d’abord, j’ai besoin de m’attacher au personnage principal des romans que je lis. ici, ce ne fut malheureusement pas le cas. ensuite, la manière de raconter et le ton et le vocabulaire employés sont bien singuliers, mais ne m’ont pas rejoint. ce livre ne ressemble à aucun autre livre que j’aie déjà lu, mais il m’a permis de sortir de ma zone de confort littéraire et ça a ça de bien!
C'est capoté. J'ai vraiment aimé. Super original, un mélange de surréalisme et de fantastique, avec une sorte de poésie bien dark. Bravo à l'autrice pour toute cette créativité, cette originalité et cette imagination! Franchement, c'est super court, mais hyper imaginé et tellement riche, ça m'a frappé. Sérieux, c'est intense, fou, profond, avec des analogies partout – vraiment contemporain.
Pour un premier roman de Camille Thibodeau, wow!
« Truite Morte rentre à la maison avec des points d’interrogation plein la bouche, harcèle sa mère à coups de pourquoi les gars aiment les fesses qui chient, pourquoi les belles parlent juste aux belles, pourquoi ma face est drôle de même? »
« Truite Morte se convertit en pièces de char et de monnaie, tenant l’aileron du grand requin. Rebaptisée Trou, ainsi soit-elle : sans fond, fille geyser capable de tout prendre, tout recracher. Ses lèvres de poisson sont sa marque de commerce : elles éveillent, dans la cavité ventrale, un désir d’inondation. »
Je suis totalement d’accord avec tout les commentaires sur la bizarrité de se roman, mais pour ma part j’ai trouvé que cela faisait son charme. C’était éclectique et excentrique, mais contrairement au avis que j’ai pu lire, j’ai plutôt bien réussi à comprendre ou l’autrice voulait m’apporter. C’était sans doute le roman le plus original que j’ai lu depuis longtemps. Je ressentais un peu la même vibe que lors de ma lecture de Les marins ne savent pas nager (que j’ai adoré), mais en plus absurde. Si je ne me suis pas totalement attaché à Trinité, cela ne m’a pas dérangé puisque le livre était si court qu’elle n’a pas eu le temps de me déplaire non plus. C’était extrêmement bien écrit, un mélange de fable et de poème sur un fond très métaphorique et cru, c’était un travaille super impressionnant pour un premier roman! J’ai aimée le réel qui se confond au fantastique pour venir nous biaisé, mais je peux comprendre que cela ai pu en mélanger certain, pour ma part c’était une très belle découverte, très différente. Ayant lu énormément de livre dans les dernières années, je suis rarement autant déstabilisé en lisant un livre ce qui montre son originalité.
Oh là là! Mais que s’est-il passé dans ce bref livre-là? Avec ce roman, on peut affirmer que les éditions la Mèche revendiquent avec puissance leur descriptif: laboratoire de création. Qu’on en parle comme d’une fable, d’un récit fantastique ou d’une allégorie, ce récit sera sans doute la chose la plus étrange que vous aurez expérimentée cette année en littérature. Cependant, il est intéressant de se pencher sur la portion de réel qui se cache derrière le fantastique, ainsi que sur les thèmes abordés, soit l’assujettissement des femmes, la perdition des hommes, mais surtout l’indocilité et la dignité.
Trou L’immortelle, c’est un livre assez déjanté. L’autrice nous plonge sans retenue dans un atmosphère chaotique, un imaginaire hors du commun. Elle nous pousse à décortiquer l’absurde afin de faire ressortir la réalité.
Je ne vous cacherai pas que j’ai dû relire certains passages afin de bien saisir tout ce qui se déroulait sous mes yeux.
C’est le genre de livre que je conseillerais à tous ceux qui ont envie de sortir de leur zone de confort. Je n’ai jamais rien lu de semblable.
Un premier roman impressionnant, troublant. Je relirai cette autrice.
C'est difficile de mettre des mots sur cette oeuvre, où s'entremêlent audacieusement poésie, vulgarité, fuite et quête identitaire. Trou, c'est d'abord Trinité, puis Truite morte, qui se transforme pour survivre aux multiples rejets qui amplifient son sentiment d'urgence de vivre. Ce personnage est fort, singulier et étonnant, comme le ton, le style et le rythme de l'oeuvre.
Je relirai cette auteure, que j'ai découverte avec cette oeuvre. Je suis impatiente de voir ses autres univers et de retrouver son style hors du commun.
C’était étrange mais intriguant. Bien que je ne saisissais pas tout ce que l’autrice voulait dire, ma curiosité a été piquée au point que je le termine. C’est une expérience littéraire en soi, qui vaut la peine d’être lue si vous désirez sortir des sentiers battus!
Tellement weird que je n’ai pas fini ce livre. J’ai essayé fort fort fort d’être ouverte, mais je n’arrivais pas à m’attacher aux personnages.
Chose que j’ai aimée par contre : l’univers est très beau et rempli de métaphores. J’aimerais peut-être ce style à la télévision ou au cinéma. Dans un livre par contre, ça rend la lecture très difficile.
Je n’ai pas trop compris. Je réessayerai peut-être de le relire un jour.
Ce livre est court, mais percutant par son style. Honnêtement, j’ai adoré que l’autrice ait eu le culot d’écrire et soumettre une fable aussi étrange.
Si le thème de l’abus est clair et central pour l’histoire de Trou, davantage de travail sur la caractérisation des personnages aurait aider à passer les messages que l’autrice a communiqué à travers son oeuvre.
Comme quoi un pimp tue chaque fois sa pute à coup de petites morts et qu’il calcule son argent en la regardant revenir à la vie chaque fois.
La partie en mer s’est étiré en métaphores qui auraient pu être écourtées.
J’ai un faible pour les histoires de rage féminine où les protagonistes causent un peu de chaos.
Lecture très éclectique et "difficile" à comprendre au niveau de la syntaxe. C'est le genre de livre qu'il faut lire plus d'une fois pour bien comprendre les nuances et les métaphores. Très "rafraîchissant" et différent, mais il faut être dans le "mood" pour bien apprécier l'ambiance littéraire.
La langue est très intéressante, empreinte d'oralité. L'autrice triture les mots, les tord et les étire pour créer un univers fantasque et sombre. Toutefois, il m'a manqué quelque chose, une émotion. Les personnages sont des silhouettes qui traversent ce tableau de l'effondrement en laissant la vie glisser sur eux. Ils nous filent entre les doigts comme des poissons humides. C'est alors difficile de s'attacher à eux. Toutefois, le roman est un bel exercice de style!