Amanit, is one of the most distinctive works that the highly distinctive Lucie Delarue-Mardrus ever produced, written in 1929, when the author was fifty-four years old, and her meteoric career as a “professional beauty” was far behind her. Here presented in English for the first time, in a translation by Brian Stableford, the novel features the extremely striking, and extremely mysterious, Princess Antigone Antinides, a woman like no other, who, together with the other two principal characters, the scholar Charles-Étienne and the enigmatic Geneviève, engages on an Egyptological adventure of great artistry and sustained suspense. Kaleidoscopic in nature, Amanit is a devil’s advocate of a book, which deliberately posits that, however unlikely it might be, true love must be possible, and asks the further question: if it were possible, what would it look like? And it is the hypothetical answer that the story-line provides that makes the story truly bizarre.
In addition to the main novel, the current volume also contains two earlier short stories, also previously untranslated, featuring other manifestations of Amanit, thus deepening the reader’s insight into the evolution of the principal novel.
Lucie Delarue-Mardrus, née à Honfleur le 3 novembre 1874 et morte le 26 avril 1945 à Château-Gontier, poétesse, romancière, sculptrice et dessinatrice, journaliste et historienne française. Ses parents ayant refusé la main de celle qu’on surnomme « Princesse Amande » au capitaine Philippe Pétain, elle épouse l’orientaliste Joseph-Charles Mardrus. Comme elle était intimement liée à Natalie Barney, Romaine Brooks et Germaine de Castro, son mari dont elle divorcera vers 1915, qui désirait garder intacte la beauté de sa Princesse Amande, propose à Natalie Barney de lui faire un enfant à sa place. C'est à cette époque qu'elle emménage au 17 bis quai Voltaire à Paris, où elle vivra de 1915 à 1936.
Les écrits de cet auteur prolifique, qui a laissé plus de soixante-dix romans, recueils de poèmes (Ferveur, 1902 ; Horizons, 1904 ; la Figure de proue, 1908), récits (le Roman de six petites filles, 1909 ; l’Ex-voto, 1921), biographies, Mémoires (1938), contes, nouvelles, récits de voyage, pièces en vers (Thoborge, reine de mer, 1905) et pièces de théâtre (Sapho désespérée, 1906), révèlent une peintre de la vie intime et de la nature. Ses écrits expriment son désir d’évasion et son amour de sa Normandie natale. Son Ex-Voto est une description pleine de sensibilité du milieu et de la vie des pêcheurs honfleurais au début du XXe siècle. Elle est également l’auteur de chroniques hebdomadaires, critiques littéraires ou musicales, conférences aux Annales parues dans la presse. Dans les dernières années de sa vie, elle a présenté au Salon de la Société Nationale des sculptures dont Danseurs nus (figurine) Dame Patricia, son nègre et son galant (figurine) ou Deux danseuses et un indifférent. Elle exposa au Salon d'Hiver en 1936 un autoportrait .
Elle participe au championnat de France d'échecs féminin à Paris en 19271.
Elle vivra aussi à Honfleur au 44 rue des Capucins et passera les trois dernières années de sa vie à Château-Gontier où elle s’était retirée en 1942.
J'ai beaucoup aimé ! En même temps, avec cette thématique, il avait tout pour me plaire. Un texte qui mériterait d'être redécouvert.
Pour l'époque, c'était assez moderne. Dans les faits, il préfigure beaucoup d'histoires de momies et autres.
S'il n'était pas parfait, j'ai apprécié le traitement des personnages féminins. Geneviève a du caractère. On a un couple très amoureux qui voyage et étudie ensemble. . Il y avait aussi quelques amorces de réflexion sur l'effacement des femmes dans la recherche.
A cela s'ajoute la princesse, personnage charismatique et fascinant. Une femme fatale, certes, mais bien plus nuancée qu'on pourrait l'imaginer au premier abord. J'ai beaucoup aimé la révélation de sa vraie identité.
Le style est très agréable avec nombre de très beaux passages (l'enfance, la description du Sphinx...). La description de l'Egypte relève cependant de l'imaginaire colonial. C'est donc bien entendu une oeuvre à remettre dans son contexte.
(On trouve ce livre gratuitement sans difficultés sur un site commençant par Z...En attendant qu'un éditeur lui donne une seconde vie digne de ce nom, vous savez où chercher !)