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Et ils dansaient le dimanche

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Sur le quai de la gare de Perrache, un jour de l’année 1929, une jeune Hongroise, Szonja, a rendez-vous avec son avenir: la France où brillent encore les Années folles et l’usine qui l’a embauchée à la production de viscose. Répondre au désir des femmes d’acquérir ces tissus soyeux à bas prix ne lui fait pas peur. Son rêve, c’était de quitter le dur labeur de paysanne. À Vaulx-en-Velin, dans la cité industrielle, elle accepte la chambre d’internat chez les sœurs, les repas au réfectoire et les dix heures quotidiennes à l’atelier saturé de vapeurs chimiques. Les ouvriers italiens ne font-ils pas de même? Elsa, Bianca, Marco et les autres tiennent les rythmes épuisants, encaissent les brimades des chefs, inhalent les fumées nocives contre de maigres salaires. Cela ne les empêche nullement de danser le dimanche au bord de la Rize. Dans ces modestes vies d’immigrés, la grande crise fera irruption, amenant chômage, mise à l’écart des étrangers et affrontements avec les ligues. Portée par une inébranlable solidarité et une détermination à vivre, la colère constituera le socle de leur rassemblement, jusqu’à aboutir au Front populaire.

240 pages, Paperback

Published August 26, 2021

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About the author

Paola Pigani

14 books2 followers

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1,352 reviews58 followers
September 16, 2021
Lyon, ville de la soie et des canuts. L’histoire que raconte Paola PIGANI dans son dernier roman est plus contemporaine.

L’histoire se déroule à Lyon, il est question de la soie, mais celle issue de la chimie, la soie artificielle.

Les ouvriers ne sont plus les canuts mais des paysans de l’Europe de l’est que les entreprises font venir, leur assurant le gîte et le couvert.

Nous suivons Szonja, arrivée à Lyon en 1928 depuis sa Hongrie natale.

Elle découvre la langue française, le travail à l’usine, les femmes de toutes les nationalités, les polluants chimiques, la ville.

A travers la vie de cette ouvrière comme les autre, se lit en arrière-plan la crise de 29 et l’arrivée des congés payés.

J’ai aimé les amitiés entre femmes (forcément séparées des hommes en ces années-là), le soutient mutuel malgré parfois la barrière de la langue, les expressions et chansons italiennes.

J’ai eu de la peine pour Szonja dont le mari devient alcoolique et la frappe.

J’ai aimé partir respirer les dimanches sur les bords de Saône.

J’ai découvert que la Villa Gillet devait son nom à cette riche famille qui inventa la fibre de viscose.

J’ai aimé le paysan qui apporte au couvent des soeurs où logent les travailleuses son lait et quelques patates. Pour « ses fenottes de partout » comme il les appelle affectueusement.

J’ai aimé les château d’eau comme point de repère de Szonja, comme un ancrage dans ce nouveau monde qui la malmène.

Un roman touchant.

L’image que je retiendrai :

Celle de la muette qui aide les femmes de l’atelier, sans jamais prononcer un mot.

https://alexmotamots.fr/et-ils-dansai...
Profile Image for Antitesie.
75 reviews25 followers
January 8, 2023
Je crois un peu déçue du format. On est vraiment sur du descriptif très fidèle de la culture ouvrière de 1930, de l'immigration massive de cette période et des grèves de 36. Ayant de la famille dans la banlieue est lyonnaise, j'ai beaucoup aimé me plonger dans l'époque et la région.
Profile Image for Blanche.
293 reviews99 followers
October 7, 2023
Pas désagréable, mais je suis un peu passée à côté. Peut-être par manque de concentration...
Displaying 1 - 3 of 3 reviews

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