Les manuels de la femme parfaite, de la ménagère parfaite ou de la fille parfaite pullulent depuis deux siècles. Règles de savoir-vivre, conseils vestimentaires, comment utiliser une fourchette, comment blanchir des draps, bref comment apprendre, obéir et aimer. Les éditeurs et les magazines féminins de l’ère victorienne à nos jours n’ont jamais eu peur de nous dire comment bien dresser les jeunes filles. Nous souhaitons renverser la vapeur en demandant aux autrices et auteurs de nous dire ce que serait le «mari parfait», afin d’offrir un guide un brin décalé. Sans jamais moraliser. Comment texter avec élégance et compassion, comment cuisiner un repas, comment gérer les anniversaires, les demandes en mariage, les voyages, le confinement, les excursions du dimanche au Ikea, les longues conversations d’été, les rénovations, l’éducation des enfants? Les récits de ce livre sont parfois historiques, parfois personnels; ils racontent des moments de douleur ou de compassion qui contribuent à montrer comment être un mari parfait.
Martine Delvaux est née en 1968. Romancière et essayiste, elle a publié à ce jour chez Héliotrope trois romans remarqués : C’est quand le bonheur ? (2007), Rose amer (2009) et Les cascadeurs de l'amour n'ont pas droit au doublage (2012).
2,75⭐️ Un collectif pour moi implique toujours des hauts et des bas, il s’avère que mes plus grands hauts n’étaient définitivement pas ceux de la fin, ce qui a peut-être ombragé mon appréciation. Certaines sont drôles, d’autres m’étaient ennuyantes, d’autres n’ont crée aucune réaction comme d’autres m’ont rappelé l’amour sain et beau. C’est un melting-pot qui m’a plue et déplu en même temps?
La thématique et le concept sont bons et drôles! Par contre, comme beaucoup de recueils, on sent une certaine inégalité. C’est difficile à décrire, j’ai l’impression qu’il faut le lire pour bien comprendre.
Aucun texte ne m’a réellement marqué en refermant le livre. J’aurais aimé être capable de dire le contraire, car la liste des personnes qui ont collaboré.e.s à ce roman est impressionnante et vient me chercher. Ce sont tous.tes des personnes que j’adore!
Inégal, comme presque chaque fois que je lis des recueils d’essais. Certains textes portent réellement à réflexion; d’autres, comme celui de Simon Boulerice, m’ont donné envie de frencher goulument mon amoureux. J’aimais la thématique mais l’exécution m’a moins convaincue.
Il y a certaines nouvelles que j’ai préférées aux autres, mais globalement une lecture intéressante. Coup de coeur pour Roseline Lambert, et ironiquement Patrick Watson et Simon Boulerice.
Je suis tombée amoureuse à de nombreuses reprises au cours de cette lecture. L'intelligence et l'humour m'ont particulièrement charmé. Seul bémol, quelques textes plus faibles que la moyenne.
Quelle prémisse intéressante! 18 autrices et d'auteurs ont contribué à ce recueil! Un concentré de talent en 204 pages. J'ai accroché à certaines histoires, d'autres moins (et c'est normal avec un collectif de cette taille!). C'est avec humour, frustration, sarcasme, douceur et intensité que les artisans de cette œuvre ont abordé la conception du mariage, du couple, du patriarcat et de l'amour.
Le texte de ces autrices m'ont vraiment plu : Mélodie Nelson, Léa Stréliski, Lili Boisvert, Roseline Lambert, Rose-Aimée Automne T. Morin, Coco Béliveau et Stella Adjokê (je sais, c'est beaucoup 🙃).
Ce livre m’a particulièrement fait rire, tout en apportant des réflexions résolument féministes et profondes. La diversité des styles d’écriture des auteur.rices ajoute à la richesse de l’ouvrage. À donner à un homme cis-hétéro près de chez vous.
Comme bien des recueils collectifs, Ce qu'un jeune mari devrait savoir est plutôt inégal en ce qui concerne la qualité des textes qui s'y trouvent. Malgré le concept accrocheur, j'ai trouvé l'exécution plus ou moins réussie. Le recueil contient quelques perles qui m'ont beaucoup plu (notamment les textes de Martine Delvaux, Stella Adjokê et Simon Boulerice), mais, compte tenu du talent des autrices et auteurs qui y figurent, je m'attendais à plus. Dans l'ensemble, cela restera pour moi une lecture agréable par moments, mais peu mémorable.
Pour toutes les femmes qui sont épuisées d’être utilisées, comparées. Qui n’en peuvent plus de se faire dire: “t’es pas obligée de prendre soin de moi”, alors qu’à 2 ans on leur a mis une poupée dans les bras, pour les conditionner à s’occuper de quelqu’un avant même qu’elles apprennent à s’occuper d’elles-mêmes.
Pour toutes les femmes à qui on demande d’être parfaites, mais sans jamais qu’elles puissent démontrer l’anxiété et la pression découlant de cette poursuite infinie de l’idéal féminin. Pour toutes les femmes qui doivent être mamans, mais cochonnes. Cochonnes, mais pas trop.
Et pour tous les hommes qui souhaiteraient mieux comprendre pourquoi on est tannées de la colère, de l’abandon, et du ton qui hausse quand on exprime nos insécurités. Pour tous les hommes qui auraient le désir de redonner un peu aux femmes, nous qui semblons avoir été mises au monde pour donner sans compter.
Comme beaucoup, je déplore l'inégalité du recueil. Beaucoup de textes pseudo-théoriques féministes et sexuel à fond.. qui finissent par tous se ressembler ! J'ai plus apprécié les textes anecdotiques, narratifs. Quelques nouvelles m'ont particulièrement plus, dont celles de Heather O'Neill, de Simon Boulerice et de Léa Stréliski. En somme : le concept était inusité et perversif; le résultat l'est beaucoup moins...
Déçue, c’est ainsi que je décrirais mon émotion. J’avoue que je me suis nuit à moi-même. Trop d’attentes ! Le projet littéraire m’emballait clairement trop. Un manuel à l’usage du mari moderne, c’était du grand génie ! Mais … rien n’a été mémorable. Je l’ai oublié aussitôt lu.
Aux siècles précédents, les manuels destinés aux jeunes filles foisonnaient et, évidemment, prodiguaient leurs invraisemblables conseils au premier degré. Il fallait bien les instruire, les pauvresses. Aujourd’hui, celles-ci ont désormais de l’instruction et force est de constater que ce sont plutôt les jeunes hommes qui auraient bien besoin de quelques judicieuses recommandations ! Ce manuel réunit nombre d’autrices (et quand même un ou deux auteurs) canadiennes pour palier à ce cruel manque.
Si la plupart des autrices s’en sortent fort bien avec beaucoup d’humour, de second degré, de dérision, de parodie et de moqueries… d’autres ont pris leur travail avec plus de sérieux. Zut.
Mais voilà bien un charmant recueil de bonnes drôleries (qui ne sera, hélas, par forcément lu par les personnes qui en auraient le plus besoin).
Spéciale dédicace à Mélodie Nelson ! Merci, je ris encore !
Avec : les Réflexions de Martine Delvaux, Martina Chumova, Eli Tareq El Bechelany-Linch, Stéphanie Boulay, Mélodie Nelson, Léa Stréliski les Désirs de Heather O’Neill, Lili Boisvert, Ariane Lessard la Révolution de Roseline Lambert, Véronique Grenier, Rose-Aimée Automne T. Morin, Coco Belliveau, Stella Adjokê et l’Alliance de Mikella Nicol, Jolène Ruest, Patrick Watson, Simon Boulerice
Un livre que j’ai dévoré! Plein de nouvelles de différents genres! J’ai tout d’abord été conquise par la thématique qui rappelle les manuels de la femme parfaite d’antan. Même si certains textes n’ont suscité aucune réaction chez moi, il y en a plusieurs que j’ai adoré, entre autre celui de @jesusmafille . Je suis d’accord avec la majorité des critiques qui suggèrent que le livre est inégal. Malgré cela, c’est un livre qui demeure pertinent.
L'idée est bonne mais j'ai trouvé que les essais manquaient beaucoup d'unité. Si j'étais un jeune mari, je ne saurais malheureusement pas trop quoi en retenir. Et que dire sur le fait que les deux essais qui terminent et concluent le livre sont signés par des hommes?! Au moins, l'essai de Stella Adjakê est une belle et véritable profession de foi qui vaut vraiment la peine d'être lu.
Certains textes étaient criant de vérités, d'autres superbement humoristiques et grinçants. Je dois avouer être passée par dessus quelques uns qui ne m'attiraient vraiment pas par leur style, ou que je ne voyais vraiment pas le lien avec le thème choisi.
Comme tout collectif, c’est assez inégal. On y trouve des perles, et de moins bons textes. L’effet général n’est cependant pas à la hauteur de ce à quoi je m’attendais. Je trouvais le concept tellement cool que mes attentes étaient peut être trop élevées, oups.
J'ai bien apprécié ma lecture, la prémisse du collectif est brillante. J'ai particulièrement aimé les textes de Martine Delvaux, Heather O'Neil, Lili Boisvert, *Ariane Lessard*, Stella Adjokê et Coco Béliveau.
Très inégal. Une grande déception pour moi. Je m'attendais à davantage de dérision, de satyre. Certains textes sont cependant très drôles, mais dans l'ensemble, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais.
J'avais des attentes élevées, et ça n'a pas été à la hauteur, sans être mauvais. Certains essais s'éloignaient un peu trop du thème à mon goût. J'ai beaucoup aimé le texte de Coco Belliveau.
Ouvrage collectif dans lequel les auteurs/autrices exposent leur vision du couple, de l’amour, des inégalités entre les sexes. Parfois dans un style humoristique, ironique ou sarcastique, ce petit bouquin invite tout de même à la réflexion.
Citations: « Vouloir plaire aux hommes fait perdre beaucoup de choses. » p. 123, Ariane Lessard
« Exit la douce moitié. Il ne faut pas être moins que soi, à deux. Il ne doit y avoir que des individus entiers. Deux personnes-univers qui restent telles, l’une devant l’autre » pp. 138-139, Ariane Lessard
« Les hommes meurent plus jeunes parce qu’ils ne sont pas capables de pleurer dans leur bain. » p. 161, Coco Belliveau.