Une lettre pour défier la distance, pour sentir la présence, bien que muette, de l’autre à qui l’on adresse un dernier mot d’amour, une déclaration d’ennui ou la promesse d’un retour au pays. Une lettre pour habiter son territoire.
Un collectif d'auteur(es) qui écrivent chacun une nouvelle sous forme de lettre qu'ils adressent à une personne. C'est le nom de Marie-Andrée Gill qui m'a convaincu d'acheter ce livre car j'adore sa poésie. Encore une fois, ses mots bercent et égratignent à la fois. J'ai trouvé qu'il y avait une très bonne cohésion entre les différentes histoires du recueil, mais pour certains ça pourrait sembler redondant. Il y a une ou deux nouvelles que j'ai trouvé moins fluides ou évidentes à suivre mais dans l'ensemble on y retrouve une belle sensibilité.
Par la quatrième de couverture, je m'attendais à des nouvelles traitants un thème quelque peu différent, toutefois cela n'a pas changé mon intérêt pour ces nouvelles et mon plaisir à découvrir ces autrices dans un moment intime.
"Pour chaque territoire quitté, des deuils à vivre, des disparitions. Et je sais aujourd'hui qu'il faut compter, pour chacune de ces petites morts, la perte d'une partie de soi. Pourtant, à chacun de ces deuils correspond une renaissance. C'est plus fort que soi." (Hélène Frédérick)