Dans le chant X de l'"Odyssée" d'Homère et dans toutes les formes ultérieures de ce mythe, la magicienne Circé est présentée comme une femme fatale qui utilise le plaisir pour corrompre les sens des hommes. Dans un style graphique réaliste, le récit proposé ici, bien qu'assez fidèle dans sa chronologie, propose une vision résolument différente de la version d'Homère : raconté du point de vue de Circé, il se place du côté des femmes soumises à la violence de la domination masculine et contraintes de se défendre.
Un fantastique dessin bien que souvent un peu trop sombre rendant un peu difficile l'appréciation des planches (le début et la fin va bien, mais au milieu du récit, c'est un peu complexe).
Pour ce qui est du récit, c'est une bonne "réécriture" du mythe de Circé: on ne le réécrit pas tant qu'on crée un récit qui encadre et on enrichit la partie avec Ulysse avec un peu plus de détail et de complexité. J'ai été très attiré par la citation de 4ème de couverture "Et lorsqu'ils prétendent défendre l'honneur d'une femme, c'est en réalité encore du leur qu'il s'agit", mais je pense qu'il aurait fallu détacher encore plus la figure de Circé d'Ulysse pour que ce soit vraiment un récit féministe (je pense que le récit de Gwendolyn MacEwenTrojan Women réussit beaucoup mieux à parler des femmes, de l'honneur, et des différents thèmes de cette BD dans un cadre mythologique). Là, Circé ne peut pas être détachée du héros grec et il aurait fallu un autre volume au complet peut-être pour vraiment raconter un récit sans ce dernier. Je trouvais que ça faisait perdre un peu d'agentivité à Circé au final bien que j'ai apprécié les réflexions mise en abyme sur la "ruse" dite féminine dont Ulysse finit toujours par se servir ainsi que des admissions sur les erreurs de la guerre.
Dans l'ensemble tout de même une bonne BD, j'avais peut-être un peu trop d'attente en pensant lire une BD similaire à Médée qui réussit beaucoup mieux le pari féministe de réécriture de mythe.
- Les illustrations étaient trop sombres, le style ne me plaisait pas - Les mots en gras dans les phylactères me dérangeaient. Ils attiraient mon attention inutilement - Il faut de nombreuses connaissances sur la mythologie grecque pour bien comprendre la BD. J'en possède quelques-unes, mais celles-ci ne m'ont pas semblé suffisantes. - Le vocabulaire, les tournures de phrases étaient plutôt complexes.
Pourquoi 2 étoiles au lieu d'une? Parce que Circé est un personnage de la mythologie que j'ai découvert grâce à cette BD et qui amène un point intéressant concernant le mal que les hommes font aux femmes.
Une bonne BD avec un message féministe, une Circé puissante et un Ulysse se remettant en question. Je ne suis, cependant, pas fan du style de dessin et tout comme les personnes qui ont donné un avis sur cette BD, j’ai trouvé que beaucoup de planches étaient trop sombres.
Une mise en image de la partie de l'Odyssée concernant Circé et Ulysse.
On s'attarde bien trop sur Ulysse, en concluant qu'il est impossible de raconter l'histoire de Circé. La BD porte son nom et on parle à peine d'elle... De plus, j'ai détesté le style graphique, très noir, qui rend la lecture pénible. Déçue.
J'ai vraiment beaucoup aimé ce récit moderne de l'antique histoire de Circé. Celle de Circé, pas celle d'Ulysse. Le scénario est très soigné, avec des tournures de phrases poétiques qui rappellent réellement les textes fondateurs de cette mythologie. Il y a beaucoup de subtilité dans cette histoire, et on sent que l'auteur a bien bossé son sujet, notamment au sujet de l'importance du destin. Graphiquement, c'est un parti pris audacieux qu'on va adorer ou détester. Personnellement je l'ai beaucoup aimé, ce n'est pas commun d'insister autant sur l'encrage et les applats de noirs ! Mais pour cette histoire plein de magie et de mystère(s), c'est vraiment parfait. Le message, lui, est résolument moderne... et c'est parfaitement adapté au récit. Vraiment parfait. Une très belle découverte !
Merci aux éditions Dargaud et à Netgalley de m'avoir permis d’accéder a ce titre en échange de mon honnête avis.
1.5 étoiles J'ai pas du tout aimé ce livre avec ses illustrations qui mon tellement déplus, je me dois d’être honnête, j'ai décroché après la page 46. On connait tous l'odyssée d’Homère et bien sur Circé qui grâce à Madeline Miller est devenue un personnage bien célèbre des lecteurs ces dernières années.
Circe, de tovenares - door Richard Marazano en Gabriel Delmas
“Vaders, jullie verhalen zullen altijd een echo zijn van jullie leugens…”
Ik heb nooit iets gehad met de Griekse mythologie. Te veel moeilijke namen en iedereen was wel de zoon of vijftiende vrouw van één of andere god van weet ik veel wat. In de verhalen ontbrak steeds een les of een boodschap; veelal was het een krachtmeting tussen opperwezens. Aanvankelijk maakt het verhaal over Circe, tovenares die alleen woont op het eiland Aeaea (voilà, moeilijke naam), hier deel van uit. Punt aan de lijn. Tenzij… het verhaal eens wordt bekeken door de ogen van Circe zelf en niet vanuit de (mannelijke) vertellers die gedurende eeuwen de Griekse mythologie hebben overgeleverd. Kortweg gezegd: een vrouw vertelt haar eigen wedervaren. En laat nu net haar verhaal er één zijn van een confrontatie met een horde oorlogszuchtige krijgslieden onder leiding van Odysseus.
Op een meesterlijke wijze bouwt Marazano de dialoog tussen Circe en Odysseus op zodat langzaamaan Odysseus een spiegel wordt voorgehouden: jij bent een man als alle mannen met maar één doel: veroveren. En wanneer vrouwen en kinderen worden onderdrukt klinkt hierbij steevast de rechtvaardiging: het doel heiligt de middelen. Meer nog, sneuvelt een man met het zwaard in de hand dan toch wacht voor hem één plaats: naast Zeus.
De grafische stijl van Delmas doet me nostalgisch terugdenken aan de jaren 80 reeks Miranda Blaise. De felle inkleuringen in de contrastrijke zwart-wit tekeningen resulteren in een donker-magische vertelling.
Zonder het expliciet te vermelden leggen Marazano en Delmas de link naar onze moderne tijd waarin vrouwen en kinderen al te vaak het slachtoffer zijn van mannelijke agressie. Bij deze dus een warme oproep aan alle vrouwen (én mannen): lees Circe, de tovenares en gedenk haar als de eerste feministe uit de klassieke oudheid.
Personnellement, je ne connais pas beaucoup le personnage de Circé et j'avais bien envie de lire un ouvrage sur elle. J'ai donc été très contente de découvrir cet ouvrage.
J'ai bien aimé l'histoire car je l'ai trouvée assez poétique et un peu hypnotisante. Je ne sais pas pourquoi exactement mais j'ai été prise dans cette aventure et l'ai dévorée. C'est vraiment un livre captivant et très intéressant. Il y a de belles réflexions mises en avant et les interactions entre les personnages sont pertinentes. Cependant, je ne peux pas dire m'être attachée à l'un d'eux tant je les ai trouvés étranges.
Pour les illustrations, je les ai appréciées même si ce n'est pas vraiment le style de dessins qui me touche. Cependant, ils conviennent très bien à l'histoire.
Je remercie les éditions Dargaud et NetGalleyFrance pour cette découverte.
Les deux auteurs nous font redécouvrir leur interprétation du mythe de Circé, et plus spécifiquement sa rencontre avec Ulysse et son équipage. J'ai beaucoup aimé les illustrations de Gabriel Delmas, à la fois sombres et douces. Elles instaurent une atmosphère très particulière et très intéressante à découvrir. La bande dessinée fait très bien ressortir la personnalité de la jeune femme, elle est forte et ne se laisse pas impressionner par Ulysse et son équipage. Je recommande cette Bande Dessinée !
Circé la magicienne , la belle Circé , fille du soleil qui ensorcelle les hommes et les transforme en animaux . Circé habite un sombre château , un parc sur une île où il n’y a aucune compagnie humaine . Jusqu’au moment où apparaît Ulysse et ses compagnons d’infortune , le vaillant Ulysse qui essaye de retourner chez lui . Lui seul aura accès à une potion qui empêchera le maléfice de Circé d’agir et ce qui devait arriver arrive , Circé est amoureuse … La légende de Circé en roman graphique , les illustrations sont très sombres à l’image de cette histoire de la mythologie grecque .
Lecture en pause pour un temps indéterminé. Un problème de DRM fait qu'il est impossible de le lire avec Adobe Digital Edition donc uniquement avec NetGalley Shelf, sur mon téléphone puisque je ne possède pas de tablette ! Autant dire que sur ce support pour lire les dialogues il faut zoomer et que jamais il n'y a pas de vue d'ensemble de la page ! Les dessins étant très flous et sombres c'est tout autant impossible ! Après m'être énervée quelques jours, j'abandonne !
Merci aux éditions Dargaud et à Netgalley de m'avoir permis de lire ce titre.
2.5 étoiles
Je n'ai malheureusement pas réussi à accrocher à cette BD. Je l'ai lue jusqu'au bout mais elle ne m'a pas plu plus que cela. Les illustrations ne sont pas à mon goût. Je salue cependant le travail qui a été fourni pour ce titre et je ne pense pas qu'il s'agisse d'une mauvaise BD mais elle n'était pas faite pour moi.
Une BD très étrange, aux dessins fabuleux, au texte poétique quasi-hermétique. Circé est une figure tragique dans ce récit, une femme solitaire qui décide de quand elle se soumet à la prophétie. C'est intriguant, et très loin du roman de Madeleine Miller. Le dessin fait beaucoup penser aux symbolistes (Gustave Moreau & cie)
-abandon- Dès le départ ça coince puisque la BD ne respecte pas le mythe original : on présente Circé comme la fille unique de son père Hélios. Pour rappel, si on élimine ses frères et sœurs, on perd quand même les parents du Minotaure et de Médée... Comme en plus je n'aime ni le dessin ni la manière dont c'est écrit, j'ai préféré arrêter rapidement.
Malheureusement je n’ai pas apprécié cette BD. Je crois que ce type de dessin n’est pas mon genre. Mais j’ai aimé découvrir cette légende que je ne connaissais pas du tout.