« J’ai toujours senti cet élan en moi, comparable à celui des plantes pour grandir. Nous possédons tous cet élan, mais il arrive qu’il se brise. Nous avons tous nos empêchements, nos découragements, nos traumatismes. Il s’agit seulement de savoir à quel point nous désirons nous battre afin de surmonter les obstacles. » Dans cette série d’entretiens et de lectures prononcées par Anaïs Nin devant des étudiants entre 1966 et 1973, l’écrivaine nous livre, à la fin de sa vie, une réflexion très personnelle sur divers sujets : la recherche de l’identité, la magie de l’art, la femme et le féminisme… Plus qu’un ouvrage thématique, c’est une synthèse de sa pensée que nous offrent ces textes, empreints d’un constant optimiste, et qui constituent une véritable porte d’entrée privilégiée pour découvrir celle qui marqua son époque par des ouvrages incontournables. Établi et présenté par Evelyn J. Hinz. Traduit de l’anglais (États-Unis) par Béatrice Commengé.
Writer and diarist, born in Paris to a Catalan father and a Danish mother, Anaïs Nin spent many of her early years with Cuban relatives. Later a naturalized American citizen, she lived and worked in Paris, New York and Los Angeles. Author of avant-garde novels in the French surrealistic style and collections of erotica, she is best known for her life and times in The Diary of Anaïs Nin, Volumes I-VII (1966-1980).
le début était prometteur, beaucoup d’idées proposées par contre mais quelle horreur sa vision du féminisme et des lesbiennes, c’est même la honte. Y’a tellement de choses dites dans ce livre qui ne devraient pas être écrites. J’ai voulu continuer mais ça allait de pire en pire. C’était peut-être dans les années 70 mais quand même faut pas abuser… dire que le viol est en fait un fantasme de la femme, je vomis.
Extrait : « Question - croyez-vous toujours que « le viol chez la femme, est un besoin érotique secret » comme vous l’avez écrit dans le tome II du journal? Réponse: Cela fait partie de la condition primitive de la femme »
Allons donc. Ce n’est pas « ce que je voulais vous dire » mais un jugement personnel qu’on applique a tout le monde. Une envie de se rendre intéressant et profond pour ne rien dire, juger les femmes/ personnes LGBTQ etc, et justifier ses actes incestueux. Ce n’est pas un livre bienveillant.
Le livre rassemble une série de conférence qu’Anais Nin a données dans des universités américaines. Elle y répond à des questions sur la création, le processus d’écriture notamment l’écriture de son oeuvre la plus personnelle : Journal, constitué d’extraits de son propre journal intime qu’elle a tenu toute sa vie. Anais Nin revient sur l’importance de l’écriture dans sa vie mais aussi l’importance de la psychanalyse, de l’intuition, des rêves et de ses liens avec d’autres artistes. Elle balaie des sujets aussi divers que l'art, la politique, le féminisme, la guerre. Si le journal nous donne accès a son intimité, ces entretiens nous en apprennent un peu plus sur l’artiste. Qu’est ce qui aide à tenir et à durer en des temps difficiles ? Comment un artiste se construit et se bat pour défendre ses oeuvres ? Anais Nin a traversé le déracinement, l’exil, plusieurs traumatismes et une guerre mondiale sans jamais perdre son enthousiasme et son élan. C’est un livre est très inspirant pour toute personne qui écrit ou qui s’intéresse à l’oeuvre d’Anais Nin.
j’ai adoré lire ce livre composé de conférences qu’Anaïs Nin donnait à la fin de sa vie dans des Universités. il est riche de thématiques qui me passionnent: la femme, la création et l’art, le rêve. il est très agréable à lire car entrecoupé de questions réponses avec les étudiants. il m’a donné envie de me plonger dans son fameux Journal.
Un livre qui se veut sur l’écriture, sa réalisation au monde à travers elle, l’affirmation des femmes. Les sujets abordés sont intéressants à développer, malheureusement, sa pensée déborde d’un positivisme paternisant, à frôler la pensée « new age » par moments, à Culpabiliser l’individu sans se reposer sur le collectif.
dnf 37% «Si j’ai bien compris, beaucoup de lesbiennes refusent d’admettre que leur homosexualité vient d’un échec qu’elles ont connu avec les hommes. Elles le nient absolument. Elles prétendent que cela ne vient pas d’un échec avec les hommes, mais d’un attrait réel pour les femmes. A. N. (l’autrice) - C’est parfaitement possible.»