J'ai toujours été fasciné par les catastrophe naturelle. Mère nature qui reprend ses droits contre l'arrogance des humains a toujours été un de mes sujets préféré au cinéma.
Comme la majorité des québécois, en juillet 1996 c'est à travers le téléviseur familial que j'ai été témoins du déluge du Saguenay. Et comme la majorité de la population, j'en retiens surtout les images de la petite maison blanche.
C'est un peu avec tristesse (la tristesse de découvrir que le drame s'étendait bien au delà du quartier bassin de Chicoutimi) que je lis des témoignages de survivants et des proches des victimes de toute la région. Des prisonniers de routes démolies à un voilier disparue dans la tempête, j'ai passé de frisson d'inquiétude à soulagement à travers les pages.
Outre les drames humains, il y a la force herculéenne des maires et mairesses des villages longeant les rivières débordantes, la force d'une seule femme voulant poursuivre les responsables malgré la protestations de nombreux sinistrés ayant peur de perdre leur emploi et la chasse au coffre fort de la caisse populaire contenant contrats, dossiers et argent (tout des biens non assurables) qui est émouvant. Tous ces événements, je ne me souvient pas en avoir entendu parler.
Ce livre est un merveilleux témoignages de force, de courage et de solidarité. Mes pensées s'envolent vers la Colombie-Britannique qui, 25 ans plus tard, subit le même phénomène.