Dans un monde où humains et faës cohabitent, Virgile, un changelin drogué et désespéré, tente de se suicider. Mais Medb, la reine des faës qui gouverne la cour de l'Hiver, le sauve contre son gré. S'il veut mourir, il n'a d'autre choix que d'enquêter pour elle dans un Paris malmené par la magie : en effet, des chevaliers de la Cour d'Eté ont disparu sans laisser de trace et la reine Titania accuse Medb d'être la coupable. Avec Camille, qui peine à assumer son identité, ils devront tout mettre en œuvre pour préserver la paix entre le monde humain et celui des faës.
L’univers est hyper intéressant, tout comme les personnages, mais j’ai trouvé que l’intrigue était un peu lente à se mettre en place, ça m’a beaucoup freinée...
J'ai adoré ce roman ! J'ai trouvé l'histoire très intéressant, l'univers très bien construit, les personnages attachants et l'écriture très agréable. On suit Camille et Virgile qui enquêtent, plus ou moins de bonnes volontés, sur les disparitions des Cavaliers des Cours faëriques. J'ai trouvé la dynamique entre les personnages très intéressante. Camille est non-binaire et intersexe. En tant que personne non-concernée, j'ai trouvé son personnage, ses doutes et ses angoisses très bien écrite. Ael est aussi handicapé et souffre de douleurs chroniques suite à une maladie. J'ai aussi trouvé cette partie-là du personnage très bien écrite. Virgile, quand à lui est un addict et est souvent battu par son oncle. Encore une fois, le personnage de Virgile, ses réactions et ses comportements ont été très bien décrits. Vous l'aurez compris, les personnages ont été un gros plus pour moi mais j'ai aussi adoré l'univers. J'ai trouvé la création de ces Cours, de ses peuples et ses créatures intrigantes et j'aurais aimé en savoir plus. Le seul défaut pour moi est le motif des "méchants". On apprend leurs raisons derrière le kidnapping mais j'ai trouvé leurs raisons trop flous.
ATTENTION AUX SPOILS POUR LES TW TW : violence (sur mineurs, sur créatures), pensées suicidaires, dépression, addiction, violence médicale (envers Camille) et je sais pas comment appeler ça mais propos et comportements violents envers Camille car ael est non-binaire et intersexe.
Encore d'une fois, j'ai été charmé par l'écriture de l'auteure, que j'avais découvert dans "La chasse fantôme". Ici, j'ai trouvé le ton plus mature et grave que dans son autre roman, les sujets abordés sont assez durs mais traités avec justesse et véracité.
Le personnage de Camille est très touchant, surtout qu'ael doit faire face tout le long du roman à des attaques sur son physique ou son genre. Je trouve que malgré que le livre soit fantastique, cela reflète bien la situation que peuvent vivre les personnes intersexes et/ou non-binaires dans la vraie vie : incompréhension souvent mêlée à du mépris de la part des autres. Et cela est à la fois terriblement blessant et démoralisant pour la personne concernée.
De mémoire, c'est le premier roman que je lis qui utilise des pronoms neutres. Même si je ne suis pas concerné, je remercie néanmoins l'auteure pour ce petit pas en avant dans la littérature queer. (Petit rappel : dans '' La chasse fantôme", un des personnages de l'auteure avait également une ambiguïté dans son genre.) J'espère voir plus de personnage non-binaire dans les futures sorties littéraires.
Mais pour moi, Virgile restera mon personnage favori. Il cache une sensibilité émouvante derrière un caractère fort... Il m'a vraiment touché. J'aimerai en dire tellement sur ce personnage mais j'ai peur de spoiler. Virgile est un jeune homme brisé qui essaye de traverser les épreuves malgré les nombreuses blessures causées par son entourage toxique... Et par lui-même.
L'histoire est en soit assez classique : le fil rouge du roman est une enquête sur des étranges disparitions qui risquent de plonger le monde dans une guerre et nos protagonistes se retrouvent, malgré eux, à lutter pour résoudre cette énigme et à préserver la paix. J'ai assez vite deviné comment se pouvait se terminer l'intrigue et mon intuition était la bonne, appelez moi Inspecteur Gadg-... Simon.
Donc, pour moi, le gros point fort de ce roman c'est les personnages, très bien développés et très attachants. J'ai vraiment apprécié ma lecture, surtout le rythme, soutenu par le compte à rebours imposé à Virgile pour trouver les disparus. Ça instaure un peu d'angoisse dans la lecture et qui nous pousse à tourner les pages plus vite pour savoir s'il va réussir à s'en sortir.
Autre point ; je pense que le roman se situe au milieu entre le adulte et le jeunesse (ado /young adult). Je crois qu'il est en classé en jeunesse et pourtant les descriptions et les thèmes sont assez durs pour être en adulte. Enfin, ce n'est que mon avis, mais tout ça pour dire que j'ai été agréablement surpris de la maturité du texte. Et cette maturité mêlée à la douceur des personnages est un mélange exquis.
Effectuant mon mémoire sur la représentation des personnages transgenres en littérature jeunesse, j’ai commencé mon corpus par ce petit roman avec un•e protagoniste non-binaire et intersexe. Le genre et l’identité de Camille sont très bien amenés, les chapitres de son point de vue sont à la troisième personne pour permettre l’utilisation de son pronom ael. Tandis que les chapitres de Virgile sont à la première personne. Il y a une note de l’auteur et des notes de bas de pages qui définissent la non-binarité et l’intersexualité, et les différents questionnements de Camille ou de Virgile abordent les difficultés de cette « différence » mais aussi comment la respecter. Et j’ai trouvé ça très bien fait. J’ai eu du mal à accrocher aux personnages, à qui je trouvais trop de défauts et pas assez d’incarnation. Je me sentais très éloignée de Camille, sûrement par l’utilisation de la troisième personne pour la narration, alors que Virgile me parlait plus. J’ai eu du mal à comprendre leur lien naissant, et du mal à vraiment comprendre quel était leur personnalité. Mais une fois que j’y voyais plus clair, c’était plus appréciable. Mais Sous le Sceau de l’Hiver c’est aussi un roman sur les faë et autre créatures magiques, sur un Paris recouvert par l’hiver glacial, et sur une enquête. Il possède donc tous les thèmes et tropes que j’affectionne ! Je dois dire que j’ai apprécié ma lecture, mais que ce n’était pas un coup de cœur. L’histoire est originale, mais j’ai trouvé qu’il y avait un peu trop de choses. Outre son identité et son genre, Camille est aussi handicapée, et Virgile est un changelin accro à la drogue et maltraité par son oncle. Donc déjà les protagonistes partent avec de vrais freins dans l’intrigue. Ensuite j’ai adoré l’univers créé, on se rapproche plus du folklore présent dans les œuvres de Maggie Stiefvater que d’un ACOTAR ou Prince Cruel. Mais je ne sais pas, le livre avait un côté vintage et un peu lent qui ne m’a pas accroché de suite. Pourtant il y a du suspense et des retournements de situation pendant cette enquête, mais j’ai trouvé que ça mettait trop de temps à se mettre en place. Je préfère l’action et les livres un peu plus pageturner. Mais ça n’a pas vraiment entravé ma lecture (j’ai juste mis plus de temps à le finir). J’ai apprécié l’histoire et le dénouement (que j’avais malheureusement vu venir à des kilomètres). Je lui mettrais un joli 3.
Ce roman est l’histoire de Camille et Virgile qui vivent dans un Paris où les faës et d’autres créatures fantastiques existent. Suite à la disparition de plusieurs faës de la Cour d’été, un concours de circonstances va pousser nos deux héros à enquêter sur ces disparitions. ⠀ Malheureusement, j’ai abandonné ce roman à la moitié de ma lecture. L’écriture est plutôt efficace mais pas mal de choses m’ont gêné et m’ont empêché de passer un bon moment. ⠀ La première, c’est que je n’ai absolument pas pu m’attacher aux personnages. Virgile est un drogué (on reviendra sur ce point) particulièrement désagréable qui passe son temps à se lamenter sur son sort. Camille, quand à ael, n’a juste aucune saveur. C’est un personnage bienveillant à l’extrême, qui veut rendre service à tout le monde quitte à se laisser marcher dessus, et en plus de ça ael a le syndrome du Sauveur, que je trouve toujours très agaçant. ⠀ Au-delà des personnages, j’ai trouvé qu’on essayait d’aborder beaucoup trop de thématiques. Camille est intersexe, non binaire et a une maladie auto-immune qui le.a fait marcher avec des béquilles. Virgile est donc accro à la drogue, visiblement dépressif et suicidaire. Alors c’est très bien d’avoir de la représentation dans un roman, mais on ne peut pas caler autant de thématiques d’un coup sans que ça aie l’air un peu forcé, et surtout ça empêche de vraiment traiter les thématiques efficacement (d’après moi). ⠀ Maintenant le vrai problème pour moi pendant cette lecture, c’est la thématique de la drogue qui prend très vite toute la place sur l’intrigue alors que ce n’était pas même pas mentionné dans le résumé (depuis, cette information a l’air d’avoir été ajoutée sur certains sites de vente en ligne mais ça ne figure pas sur la quatrième de couverture en tout cas). Personnellement, ce n’est pas du tout une thématique qui m’intéresse et je n’avais pas du tout envie de lire un roman qui ne tournait qu’autour de ça. Après, je n’ai lu que la moitié donc peut-être que ça change un peu par la suite. ⠀ D’une façon générale, les soucis personnels des personnages prennent quand même le pas sur leur enquête et je trouve ça dommage. Il est normal de développer la personnalité et la psychologie des personnages mais ça aurait peut-être pu être fait plus subtilement.
(Retrouver tous mes avis lectures sur mon instagram @ocean.ofbooks)
"-J'en ai marre de cette différence. -On est tous différents, ce n'est pas un mal. Et il y aura toujours des gens trop cons pour le comprendre."
Au début des années 90 le monde des hommes à basculer. Le "Dévoilement", nom donné à l'apparition de la magie dans notre monde, le jour où les hommes ont appris l'existence de tous les peuples faërique et des Cours. Au nombre de deux ces dernières régissent le monde faërique, la première Titania règne sur la cour d'Été et la seconde Medb gouverne l'Hiver. Lors du Dévoilement une guerre éclata entre les hommes et les cours laissant place à des années de haine et de conflits sans merci. Aujourd'hui une paix fragile à finit par être établi mais pour combien de temps encore? C'est à Paris, sous le règne glacial de Medb, accuser à tort de la disparition des chevaliers de la cour d'Été, que prend place notre histoire. Virgile, un changelin à la vie chaotique tente de mettre fin à ses jours. Mais Medb en décide autrement, le sauve contre son gré et lui impose un pacte : s'il veut mourir il devra retrouver les Chevaliers de l'Été et prouver l'innocence de l'Hiver. Heureusement cette même nuit Virgile fait la connaissance de Camille qui semble avoir des contacts privilégiés avec les faës. Commence alors une course contre le temps afin d'éviter une nouvelle guerre et sauver Virgile.
J'ai réussi à apprécier l'histoire mais ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais. D'un côté je suis mitigée concernant l'histoire mais en même temps je me suis beaucoup attachée aux personnages et à leurs relations. J'ai apprécié tout particulièrement l'utilisation du pronom non genré "Ael" pour Camille qui est un personnage non-binaire et intersexe, tout comme je remercie l'auteur pour les notes à ce sujet. Les addictions de Virgile sont également assez réaliste et bien traité. J'ai passé un bon moment mais encore une fois ce sont les personnages qui m'ont poussé à finir l'histoire plus que l'histoire elle-même.
Après avoir lu trois livres de Léa Silhol se déroulant dans l’univers de Cours Féeriques, et dont le personnage principal appartenait à l’Hiver, je n’ai guère été dépaysée avec Sous le sceau de l’Hiver de Hermine Lefebvre ! Pourtant, l’approche d’Hermine Lefebvre est très différente de celle de Léa Silhol. Là où la seconde nous plaçait du côté des Faes, Hermine Lefebvre s’attache à l’Humain. Dans son livre, les Cours cohabitent – difficilement – avec notre univers depuis 1990. Deux jeunes, Virgile et Camille, vont se retrouver à devoir s’épauler pour découvrir ce qui est arrivé aux chevaliers de Titania, reine de l’Été, avant qu’une nouvelle guerre n’éclate entre Faës et humains.
L’histoire est précédée d’un avertissement et de fait, au cours des premières pages, je n’étais pas très sûre de ce que serait mon avis final. Sous le sceau de l’Hiver aborde de front des thèmes très durs, et ce dès le départ : Virgile est dépressif, suicidaire et drogué. Sa narration, à la première personne, accentue de fait la difficulté à s’attacher à lui, alors qu’il rejette tout et tout le monde et fait preuve d’un caractère des plus antipathiques. En contrepoint, il y a Camille, dont la narration est à la troisième personne. Camille, sympathique, lumineux, mais qui souffre aussi. Camille se remet difficilement d’une maladie qui a laissé des séquelles aussi importantes que douloureuses. Camille est intersexe et non-binaire, ael peine à se faire accepter tel qu’ael est alors qu’hormis ses parents, tout le monde fait pression pour qu’ael choisisse d’être fille ou garçon.
Deux personnages aux caractères très différents, mais confrontés à des épreuves. Deux personnages que les événements vont forcer à faire équipe, à contre-coeur pour Virgile qui ne cesse de ruer dans les brancards. Pourtant, au fil des pages, j’ai fini par m’attacher même à Virgile. À mesure qu’il baisse, lentement et par à-coups, ses barrières face à la douceur et la compréhension de Camille, à mesure que l’on découvre dans quel univers il a grandi, difficile de ne pas éprouver de l’empathie pour lui, en dépit de ses sautes d’humeurs et de son addiction à l’héroïne.
C’est cet équilibre entre ces deux personnages, aux caractères différents mais pourtant complémentaires, qui porte tous deux leurs propres fardeaux, un équilibre renforcé par une alternance entre leurs deux points de vue, qui fait toute la richesse de ce roman.
L’univers est bien brossé, ce Paris alternatif où l’humanité a du apprendre à vivre avec la Faërie, où les brouillards recèlent des créatures mortelles, où Titania et Medb font régner, tour à tour, l’été puis l’hiver, où les pixies sont facétieuses et les sirènes, dans la Seine, rôdent en quête d’une proie.
L’enquête est bien menée, bien dosée : Virgile et Camille font avec leurs moyens, progressent par à-coups, et la tension monte progressivement jusqu’à atteindre son paroxysme vers les deux-tiers du récit, où tout s’accélère et où je ne pouvais définitivement pas lâcher le livre avant de connaître le dénouement !
Destiné à un public Young Adult, Sous le sceau de l’Hiver aborde des thématiques dures sans concession, au sein d’un univers féerique, certes, mais pas enchanteur pour autant. Un roman qui m’a beaucoup plu, une fois passés mes préjugés sur Virgile et mes appréhensions quant aux thèmes difficiles évoqués.
J’avais déjà noté de lire La Chasse fantôme, roman précédent de Hermine Lefebvre, je m’y pencherai sans hésiter, après la claque que fut Sous le sceau de l’Hiver.
Oh, et la fin ! Qu’est-ce que j’ai aimé cette fin !
Il s'agit de "Sous le sceau de l'hiver" de Hermine LEFEBVRE. Au vu du résumé, je m'attendais à voir des Faes et leurs Reines régulièrement tous comme leur cours. Et la comparaison à Sarah J. MAAS et Holly BLACK m'avait remplis rendu encore plus impatiente. Et bien, on ne voit pas les Faes et les reines n'apparaissent quasiment pas. On reste dans le monde humain tout le temps sauf quelques pages. D'où ma déception. Car je m'attendais à beaucoup plus d'approfondissement sur les Faes et leur cours. Les 2 personnages principaux sont totalement opposé. Camille qui se cherche et qui sert de tampon entre les humains et les Faes. Ael souffre énormément. Mais ael ne le montre pas. C'est un personnage solaire, rempli de bienveillance mais qui souffre et gardé beaucoup de ressentiments au fond de ael. Virgile ne souhaite qu'une seule chose... Mourir. Et même ça, lui est volé par les Faes. Il rencontre alors par hasard Camille. Et leur relation qui est purement pro au début, s'appronfondit. Et permets à Virgile de se demander ce qu'il souhaite et l'idée de mourir l'effraye. L'univers est dure, froid et se remplit de haine au fur et à mesure. De la haine envers la différence, la magie.... Mais surtout de la peur. Le complot et le spectre de la guerre est présent tout au long du roman. Même si la courses contre le temps et la tension qui règne font que le livre à un rythme soutenu. J'ai été déçu. Par ce que l'on m'a vendu dans le résumé, je m'attendais à autre chose. Même si la lecture m'a été agréable. Je reste énormément sur ma faim.
J’ai découvert ce roman un peu par hasard, et notamment parce qu’il se prête bien à la saison.
Ce que j’ai beaucoup aimé avec cette histoire, ce sont les personnages principaux qui rythme le récit. Leurs personnalité complexe apporte beaucoup. On le sait dès le début du roman, ils sont brisés chacun à leur manière, et les voir tenter de guérir contre toute attente, c’est vraiment touchant. De plus, grâce à eux l’autrice peut se permettre d’évoquer des sujets complexes.
En effet, bien qu’ils ne soient pas au cœur du roman, ces failles marquent à blanc leur relation. Ainsi, c’est le prétexte parfait pour faire passer un message d’amour en rapport même avec la nature profonde de l’un des personnages. Néanmoins, il existe une histoire qui apporte un vrai attrait pour le récit. Le rythme qu’elle propose est intéressant : son irrégularité est un véritable punch pour le récit.
C’est donc un roman intriguant et porteur de nouvelles idées
Très mais vraiment très mitigée. Beaucoup de points positifs ou du moins qui auraient pu l’être: de la diversité à foison, un concept plutôt cool, beaucoup de problématiques importantes abordées,… Mais, et oui il y a un mais, j’ai trouvé le mélange fantaisie + monde réel (ça se passe à Paris) m’a vraiment beaucoup perturbée, j’ai trouvé que c’était trop flou, trop bizarre, j’ai eu du mal. Ensuite les sujets sensibles ont été abordés un peu bizarrement pour moi, et j’ai vraiment eu du mal à m’attacher aux personnages je ne saurais même pas vous dire pourquoi. Après c’est vrai que l’évolution de leur relation est mims mais voilà j’ai pas trop accrochée. De plus, l’intrigue était trop fouilli pour moi, trop lente et j’ai un peu galère à finir ma lecture. Ma note de rapproche plus de 2,75/5. Mais bravo à l’autrice pour avoir écrit une œuvre originale qui sort de l’ordinaire.