La cause animale nous préoccupe, et défendre les animaux maltraités est légitime. Mais les mouvements végans sont traversés par une dérive inquiétante : l’antispécisme.Ces militants jugent que la consommation de viande est une pratique barbare, une discrimination envers les animaux qu’ils comparent à du racisme. Ce mouvement a conquis les universités anglo-saxonnes et commence à peser dans l’intelligentsia occidentale.En mettant en perspective les thèses des antispécistes, Paul Sugy éclaire, tout en évitant les amalgames et les réductions hâtives, le projet d’une déconstruction de la notion d’humanité. Avec rigueur et finesse, il dévoile un risque d’une ampleur inédite : il ne s’agit de rien d’autre que de remettre en cause la dignité supérieure de la vie humaine. L’antispécisme est moins selon lui une défense de l’animal qu’un réquisitoire contre l’homme.Un livre qui fera date.
Paul Sugy ne se réclame pas de la science, et ça se voit. Il pense que la morale et la science n'ont pas de lien. Mais alors sur quoi la morale se fonde-t-elle ? Sur ses impressions, ses intuitions ? Paul Sugy répond : oui. Et comme la science, permet de comprendre le monde, on comprend pourquoi Paul Sugy ne comprend rien.
Le livre ne comporte pas vraiment de thèse. Il s'agit d'un mille-feuilles argumentatif. Les antispécistes ont l'air tristes, l'humain a une dignité mais pas l'animal, l'humain aurait une essence supérieure (à quoi ? pourquoi ?). Ces notions floues lui permettent de continuer sa croisade en surfant sur un sujet médiatique.
Ainsi, Paul Sugy prône le maintien d'une morale poussiéreuse, catholique, sans lien avec la réalité.
Selon Paul Sugy, la seule prétendue supériorité humaine justifierait la maltraitance animale. Scandaleux de bout en bout, fondé sur une morale fumeuse, ce livre relève vraiment d'une pensée moyenageuse. La version de l'humanisme donnée par Paul Sugy apparaît bel et bien comme un nouvel obscurantisme.
Ce livre est un spin off : c’est celui qu’aurait écrit Pangloss, le philosophe tout-langage inventé par Voltaire, dans Candide, il y a plus de deux siècles. Paul Sugy ne se soucie pas de réalité : seul compte l’homme qu’il est, qu’il est fier d’être, qu’il veut faire briller quoi qu’il en coûte, et peu importent les myriades d’avancées scientifiques qui revalorisent la cognition animale, ou la catastrophe morale et environnementale induite par l’omniprésence des abattoirs sur la planète. Seule compte la viande et sa petite personne, persuadée d’avoir découvert le fil à couper le beurre alors que des dizaines de penseurs et penseuses autrement plus chevronnés se sont penché sur l’antispécisme avant lui. Or ses prédécesseurs n’ont pas conclu à la zoophilie, au délire de persécution ou à la légitimité de la supériorité de certains êtres sur d’autres. Le livre de Paul Sugy est affligeant : seule la forme mérite qu’on s’y arrête (les phrases sont relativement articulées), mais le vernis est à la hauteur de la toxicité - et de la vacuité - du fond.
Du prosélytisme bas de gamme, sans recul, crypto-chrétien et, in fine - d’une violence extrême. A l’ère de la maltraitance animale industrialisée, relativiser, sur la foi d’arguments fragiles, mal fondés, la capacité des bêtes à ressentir une douleur digne de considération, a tout d’un éloge de la cruauté. Répugnant.
Extrêmement décevant. Hyper caricatural, n'adresse pas sincèrement les arguments de l'antispécisme, se contente d'exprimer une terreur irrationnelle d'une pensée qu'il refuse de comprendre. Tourne en rond sur une pétition de principe, et refuse catégoriquement les apports de la science pour comprendre le monde.
J'ai commencé à lire ce livre, curieux de voir une critique détaillée et journalistique de ce sujet de société qu'est l'antispécisme. J'ai très vite été très déçu : le livre n'est qu'une succession de procès d'intention, de sophismes, sans logique, sans cohérence. Il part même d'une définition erronée de l'antispécisme... On aurait espéré plus de rigueur, étant donné que par conséquent l'auteur... ne parle pas du sujet.
On peine à trouver un quelconque raisonnement scientifique là-dedans, et on a plutôt l'impression que l'auteur s'était mis en tête de "casser du militant" tout en faisant de la propagande religieuse (cette religiosité est très présente dans le livre). Ce qu'il présente comme des arguments ne sont en réalité souvent que des opinions qu'il a, et qu'il est incapable de faire coller à la réalité.
Bref, je déconseille cette pénible lecture, à part peut-être aux conservateurs et réactionnaires chrétiens les plus durs, qui trouveront sans doute des erreurs et approximations qui flatteront leur biais de confirmation.
Je n’ai pas aimé ce livre. L’auteur a une vision très caricaturale de son sujet et fait preuve d’une certaine mauvaise foi intellectuelle. Son raisonnement est bancal. En définitive, je ne recommande pas ce livre. Ni aux néophytes, ni aux initiés.
Une analyse fine et subtile de l’antispecisme qui va à l’encontre des lieux communs et autres pseudo évidences moralisatrices des partisans de cette philosophie anti humaniste. Un livre remarquable pour qui a encore un peu de sens critique et qui sait lire.