Sur la ligne de crête du désespoir, Matsukaze et sa famille fuient les humains et leur guerre… Au même moment, Kohibari ne connaît de la vie que les règles humaines et ne trouve pas à s’en plaindre. Les hommes exaltent sa beauté et sa rapidité à la course, et tout le monde est très gentil avec lui, c’est sûr… Mais pourquoi les centaures réduits en esclavage, qui furent libres, eux, le haïssent-ils ? La leçon sera amère…
Ryo Sumiyoshi was born in Tohoku, grew up in Kanto, now currently resides in Nara.
After graduating in 2007 he got a job with Capcom, where he was responsible mainly for modelling as a 3D modeler. During his time at Capcom he worked on Monster Hunter 3, Monster Hunter 4 & Monster Hunter X.
Sumiyoshi went freelance in 2015, and is currently drawing illustrations and manga, mainly for solo and group exhibitions.
(3,5/5 pour ce dernier tome - La série reste un très très bon 4,5/5)
Eh bien, un tome qui est en-deçà du reste, sans doute à cause de sa construction. Rappel que la série fonctionne jusqu'ici en diptyques qui traitent de périodes différentes de la vie de Matsukase et de sa horde.
Or, les deux premières séries (tomes 1 et 2 d'une part, et les 3 et 4 d'autre part, donc) possédaient leur propre coeur de récit et des thèmes propres, la première sur la guerre entre les hommes et la chasse aux centaures, et la seconde sur la période de réconciliation après la fin des conflits. Et c'était un très bon choix narratif, évitant notamment la sensation d'une suite un peu forcée et dont l'intérêt serait moindre. Chacune racontait donc quelque chose de différent, à la fois sur l'histoire des personnages qu'elle continuait, et sur le monde dans lequel ils évoluaient.
Dans le tome 5, on retrouve aussi cet état d'esprit. On revient en arrière, dans une idée de préquel et des prémices à la guerre entre les humains et le début de la chasse aux centaures. On retrouve à nouveau Matsukase au centre de l'histoire mais dans un récit plutôt de chemin initiatique assez crédible qui va faire du jeune centaure, sérieux et responsable, le chef de horde implacable et charismatique qu'on a découvert dans les deux premiers tomes.
En revanche, ce sixième tome tombe dans les défauts des préquels prévus après coup et qui n'ont, à mon appréciation, pas vraiment d'intérêt. En tout cas pas beaucoup, autre que le plaisir de prolonger l'oeuvre (et fichtre, j'aime vraiment cette série : son univers, son histoire de fond, ses personnages et ce dessin à tomber).
Malgré une première moitié assez riche sur l'évolution psychologique et narrative de Matsukase, le tome se perd en seconde partie dans sa volonté de raccrocher les bords du début du premier tome, à travers le passé de Kohibari. Ça n'apporte malheureusement pas grand chose de plus à ce qu'on a déjà lu au début du manga. Son passé et ses leitmotivs ne sont pas vraiment plus étoffés. Il n'y a donc plus cette fois de coeur de récit propre qui donnerait de l'intérêt à cette seconde moitié. Au contraire, j'ai eu l'impression de délaisser Matsukase à un moment de son évolution qui devenait très intéressant et dont j'aurais préféré continuer à explorer. C'est bien dommage.
Car, de plus, ce dernier tome se conclut un peu de façon conventionnelle, attendue, et malgré tout maladroite. Bien que ce soit logique, pour finir au moment où le tome 1 démarre justement, ça m'a donné un petit goût de queue de poisson... et ce serait décevant que ce soit du coup la conclusion à une série de manga qui était jusqu'alors excellente.
Je ne sais pas si l'auteur prévoit une autre suite un jour, mais j'espère qu'il pourra cette fois s'abstraire des wagons des précédents tomes pour, comme dans les tomes 3, 4 et même le 5, avoir des thèmes spécifiques à développer dans son univers. Je serais bien intéressée par un récit du point de vue des humains pendant ou après la guerre, ou encore d'autres centaures qui vivaient déjà avant la guerre au contact des humains... On peut toujours rêver ? 😌
Mon premier coup de cœur de l’année. Je suis triste de quitter ces personnages, j’aurais aimé en voir plus. Ce manga est une réussite du début à la fin et m’aura mis les larmes aux yeux plus d’une fois.
As much as I enjoy this series I do feel by this volume that the story is about to have run its course, mainly due to the way it has been written and jumps in time from volume to volume.