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Dernière Oasis

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Un spécialiste libanais de l'archéologie orientale est invité dans le Nord de l'Irak par un certain général Ghadban à expertiser diverses pièces antiques. Il est reçu au milieu de plantations qui sont comme une oasis dans le désert, un îlot hors du temps, où il attend son mystérieux hôte en méditant sur la splendeur des paysages et sur l'origine des pièces qu'il soupçonne d'être liées à un important trafic d'art.
Mais nous sommes à l'été 2014. À l'est se trouvent les forces kurdes, au nord et à l'ouest, les djihadistes de Daech. Autant dire que la sérénité et la beauté des lieux sont dignes du calme qui précède la tempête.
Sur les trésors à jamais perdus, sur la ruine du monde et sur la marche erratique de l'Histoire, Charif Majdalani signe un roman d'aventures, aussi contemplatif que captivant, qui confronte le vain fracas humain à l'immuable indifférence de la nature.

272 pages, Paperback

First published August 18, 2021

3 people are currently reading
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About the author

Charif Majdalani

25 books32 followers
Charif Majdalani quitte son pays en 1980 à destination de la France pour suivre des études de lettres modernes à l'université d'Aix-en-Provence. Il revient au Liban en 1993 après avoir soutenu sa thèse sur Antonin Artaud.

Dans un premier temps, il occupe un poste d'enseignant à l'université de Balamand puis à l'université Saint-Joseph où il est professeur de lettres.

À partir de 1995, il participe à la revue d'opposition L'Orient-Express, en charge de la rubrique littéraire. Cette collaboration s'achèvera en 1998 année de la cessation de publication de ce journal.

En 1999, Charif Majdalani revient à l'enseignement dans l'université Saint-Joseph de Beyrouth où il est en charge du département de Lettres Françaises. Ce poste lui permet d'accueillir des romanciers français et libanais. Lors du sommet de la francophonie 2002, il publie un livre Le petit traité des mélanges. Parallèlement à l'enseignement, on peut lire sous sa plume une chronique mensuelle publiée dans le journal La Montagne.

"Villa des femmes" obtient le Prix Transfuge du meilleur roman arabe.

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Displaying 1 - 5 of 5 reviews
1,365 reviews56 followers
December 20, 2021
Ce roman m’a fait penser à l’éternel attente d’Un balcon en forêt transposé en Irak en 2014.

J’ai aimé les phrases qui s’étirent à l’infini comme l’horizon et le ciel étoilé au-dessus du fort.

J’ai aimé les considérations du narrateur sur l’entropie de notre monde, lui qui est au plus près de la chute d’une ville et peut-être d’un pays.

J’ai aimé que le trafique des oeuvres d’art conservent leur part de mystère jusqu’au bout dans un monde globalisé.

Un roman comme une oasis au milieu du désert : un moment de réflexions au milieu du vide de notre civilisation déclinante.

Quelques citations :

J’avais appris aussi que le plaisir est souvent moins dans la contemplation que dans le dévoilement d’une oeuvre, dans son surgissement silencieux au milieu de l’immense bric-à-brac du monde et de nos vies.

(…) une répétition de ce que l’Histoire a vu si souvent depuis les temps de l’Empire romain. Un monde plus ou moins pacifié, civilisé, subitement ravagé par la violence qu’introduisent des envahisseurs ne rêvant que de destructions, au nom de divinités peu compréhensibles.

L’abandon de la terre par les derniers paysans est l’ultime syndrome de l’entropie.

(…) à l’image de cette oasis qui fut un temps peut-être le lieu qui inspira les images du paradis biblique mais qui n’était plus, quand j’y suis arrivé, qu’un petit fragment de quelques vergers entourés de désert, et bientôt de guerres et de massacres.

Comme de l’Art, nous avons besoin de l’Histoire pour ne pas mourir de la vérité, à savoir que tout n’est que chaos sans signification, sans logique et sans but.

Incapable d’admettre que l’Histoire n’avance qu’à tâtons, que ses acteurs jouent à colin-maillard avec les événements alors que nous les croyons toujours dans une grande partie d’échecs, nous essayons de donner cohérence aux faits en reproduisant les affabulations télévisées ou cinématographiques qui nous inondent et finissent par transformer notre manière de voir la réalité, à l’instar de ce qui se produisit au moment du déclenchement de l’épidémie de Covid.

L’image que je retiendrai :

Celle des bruits entendus régulièrement au loin : drones, cavalcades, explosions…..

https://alexmotamots.fr/derniere-oasi...
190 reviews
December 21, 2023
Livre dépaysant et passionnant, qui se passe en Irak, dans une oasis perdue avant l'attaque de l'Etat islamique.
On pense au désert des tartares pour ces journées d'attente interminable et contemplative.
Rythme lent, intrigue complexe et non résolue sur les motivations des différentes factions et tribus, autour d'un trésor assyriens, qui permettra de financer la guerre.
Profile Image for Pierre.
208 reviews2 followers
March 22, 2022
An excellent book mixing history philosophy and a plausible intrigue what else could one want? I particularly enjoyed his views on how historical events unfold mostly by accident as opposed to design .
Profile Image for Theodora.
342 reviews1 follower
Read
November 8, 2025
DNF. Un livre que je n’ai pas accroché. J’ai détesté le premier chapitre: un personnage pompeux et arrogant. Apres, ca va mais tellement de verbiage, un roman lent pour les amateurs d’histoire et d’archéologie du moyen orient.
129 reviews1 follower
January 24, 2022
I am a big fan of Charif Majdalani's books so needless to say when his new one appeared in paperback edition I dived for it and couldn't wait to get started. The theme of an antiquities expert from Lebanon being invited by an appropriately named army general 'ghadban' (which means angry in Arabic) to spend some time in the desert and assess some ancient ruins found by the latter in the Iraqi desert, the deceptions and the setting in the war torn rural areas, as the Islamic state insurgents advance upon them and eventually 'seemingly' kill the powerful leader Ghadban. There is a twist to the tale which is quite predictable at the end which I will not reveal but all in all the auhor pulls it off well and creates a very credible scenario, highlighting the differences between Iraqi and Lebanese mentalities.
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