« Une seconde passe. A priori, rien n'explose, ou c'est imperceptible, infra-sonore. »
De retour dans la forêt des Landes suite à l'incarcération de son frère aîné, rattrapé par ses souvenirs d'enfance, harcelé par les SMS & SOS du détenu, bouleversé par l'agonie du père, cerné par les huissiers, Alexandre Labruffe oscille entre stupeur et parano, non-dits et délires. Via cette généalogie du désordre, ponctuée de moments burlesques ou de phases paniques, il brise le miroir, parle à ses fantômes.
Contrairement à son livre Chronique d’une station-service, ici le même style utilisé soit très court chapitre, quelques paragraphes tout au plus et le style de la prose ont, pour moi, très bien fonctionné cette fois-ci. Peut-être est du au sujet traité qui, à mon avis, s’y prêtait mieux. Parfois j’avais l’impression de livre une forme de poésie moderne.