Depuis sa loge ou avec son unique ami, Gaston, le balayeur du quartier, Madame Dodin, la concierge du numéro 5 de la rue Sainte-Eulalie, ne cesse de maugréer et de manifester son mécontentement aux locataires : "Pourquoi faut-il qu'il y en ait qu'une seule qui vide les chiures de cinquante autres ?"Dans ce texte féroce, portrait intime et social, Marguerite Duras déplie un aspect méconnu de son écriture et dévoile une plume toute mordante et caustique.
Marguerite Germaine Marie Donnadieu, (4 April 1914 -3 March 1996) known as Marguerite Duras, was a French novelist, playwright, screenwriter, essayist, and experimental filmmaker.
Her script for the film Hiroshima mon amour (1959) earned her a nomination for Best Original Screenplay at the Academy Awards.
Madame Dodin est un livre un peu inutile. J'aime souvent les oeuvres de Marguerite Duras, mais quand il y a quatre-vingt pages sur un concierge qui déteste les poubelles, je m'ennuie un peu.
« elle veut oublier qu’il lui faudra mourir. De cette échéance-là, elle ne parle pas de gaieté de coeur. Elle l’envisage sans angoisse mais sans cynisme non plus, simplement avec tristesse. Toute sa vie elle a attendu ces années-là, d’être déchargée de ses enfants et d’être libre. Et elle l’est. Et quoi qu’elle dise contre les entraves que son métier met à cette liberté, elle l’est suffisamment pour regretter de mourir. »
Comme le laisse présager le résumé ceci ne fait pas parti des livres marquants de Duras, de plus c'est un extrait du recueil Des journées entières dans les arbres donc à quoi bon ? Je ne recommande pas nécessairement, néanmoins c'est sympathique.
Paris, dans les beaux quartier du XI arrondissement. Mme Dodin Concierge mécontente des habitants et de leurs poubelles, Gaston balayeur, noyant sa tristesse dans le vin. Tout deux ne veulent qu'une chose, être vue, exister. Leurs monde sans valeurs aux yeux des habitants aisé du quartié va les rapprocher. Une amitié forte pour contrer l'ennuie. Mme Dodin ne souhaitant que d'être en paix dans son petit local et emmerder les locataires, Gaston rêves de soleil et de rue sale, Mais peut-ils vivre l'un sans l'autre ?
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« Ce qu'elle voudrait supprimer, c'est l’intermédiaire entre la poubelle et l'égout, c'est l'anonymat des poubelles qui ne deviennent insupportables que lorsqu'elles deviennent communes et mélangées et qu'elles perdent leur individualité. Le balayeur la comprend parce que son métier, comme le sien, n'existe qu'en raison des déchets que les hommes laissent dans leur sillage, partout où ils vont, sans avoir l'air de le remarquer, comme font les chiens. »
(je ne pensais vraiment pas qu’une histoire d’amitié entre une concierge lasse de descendre des poubelles et un balayeur fatigué de balayer tous les jours le boulevard st eulalie me transporterait autant, mais la plume de duras emporte tout et j’ai été émue de cette histoire singulière qui a su emporter mon intérêt et me transporter le temps d’une heure dans l’univers de ceux que l’on ne remarque pas toujours)
Madame Dodin de Marguerite Duras m’a beaucoup déçue. L’histoire est lente, les sujets abordés manquent de conclusion, et j’ai eu l’impression que le livre s’éparpillait sans véritable intérêt.
Je m’attendais à quelque chose de marquant, surtout après en avoir entendu parler sur BookTok, mais pour moi, ce n’est pas un livre dont je me souviendrai dans dix ans. La lecture a pris deux jours, alors que c’est un petit livre. Selon moi, le style seul n’a pas suffi à compenser le manque de substance.
Vraiment pas le livre que j’ai préféré lire. Là personnage principale est grossière (avec aucune réelle raison apparente à ça, durant les 25 premières pages il est raconté quelque chose qu’il est par la suite répétée encore et encore, le 2nd personnage est si peu décrit qu’on apprend des choses que lui à la toute fin qui désarçonnent, et le livre est un peu niais et sans réel fond. Je ne conseille pas.
"C'est l'anonymat des poubelles qui ne deviennent insupportables que lorsqu'elles deviennent communes et mélangées et qu'elles perdent leur individualité." - un aspect méconnu de la plume de duras . Le message est politique, social mais aussi délicat . les personnages sont attachants et sensibles. j’ai adoré cette nouvelle facette de l’auteure, qui nous plonge dans ses réflexions sur notre monde, sous la métaphore des poubelles et la monotonie d’une vie sans passion-
”-Je me rappelle, dit Gaston, quelque chose. Un philosophe a dit la même chose: « je pense, donc je suis. » - L’aurait mieux fait se taire, dit Mme Dodin, s’il a rien trouvé de mieux. - Celui qui a trouvé ça, c’est Descartes, dit le balayeur. Mme Dodin se marre. - Des cartes de quoi? En fait de cartes, je connais que celles d’alimentation. «
madame dodin est golri, le fait qu’elle ait été complètement écrite dans l’intention d’être rien d’autre qu’incisive la rend un peu inutilement vulgaire et inattachante, mais elle est golri. pas grand chose à dire sur gaston non plus, pas grand chose à dire tout court d’ailleurs, c’est un petit livre qui se lit en même pas une heure qui est assez divertissant le temps qu’il dure (sans plus).
Tout le monde déteste la vie et blâme surtout ce qui est en leur pouvoir, pourtant les personnages ne semblent pas s'en rendre compte.
Le style d'écriture est agréable, l'histoire se lit plaisantement quand on a quelques minutes de libre, mais l'intrigue en elle-même n'était pas toujours très captivante.
Fait réfléchir sur les métiers de concierge et de balayeur je trouve mais assez redondant c’était une lecture sympathique mais néanmoins un peu longue et pas un coup de cœur