Да се искачуваш на горниот дел на катедралата, тоа значи да напредуваш во една земја која сè уште е непозната.
За Силвен Тесон средновековните готски катедрали не се само музеи од некое минато време, туку живи суштества, шуми од симболи, богати камени острови податни за истражување. Неговата необична страст за искачување по катедралите ја содржи симболиката на искачување на највисоките планини. Во чинот на искачувањето тој е во дијалог со културната историја и во монолог со себеси.
Едни од најубавите спомени му се сто и педесетте искачувања на врвот на Богородичната црква, но во најлошите е врежан мигот кога ќе падне оттаму. Тој момент, заедно со трагичната вест во 2019 година за ненадејниот пожар во Нотр Дам, се инспирација за оваа книга.
Додека гори бисерот на готската архитектура, Тесон носи пркосна одлука да состави книга за своите искуства со катедралата и за трагедијата што ѝ се случуваше. И како што самиот се преиспитува низ макотрпниот процес на закрепнување, така ја преиспитува и човечката небрежност и (не)одговорност кон Богородичната црква: „дали ние си го заслуживме тој голем колапс?“
Sylvain Tesson est le fils de Marie-Claude et Philippe Tesson et le frère de la comédienne Stéphanie Tesson et de la journaliste d'art Daphné Tesson.
Géographe de formation, il effectue en 1993 un tour du monde à bicyclette avec Alexandre Poussin avec qui il traverse l'Himalaya à pied en 1997. Il traverse également les steppes d'Asie centrale à cheval avec la photographe et compagne Priscilla Telmon, sur plus de 3 000 km du Kazakhstan à l'Ouzbékistan. En 2004, il reprend l'itinéraire des évadés du goulag en suivant le récit de Sławomir Rawicz : The Long Walk (1955)1. Ce périple l'emmène de la Sibérie jusqu'en Inde à pied. Sylvain était également un « escaladeur de cathédrales » et au sein d'un cercle d'acrobates on le surnommait « le prince des chats », tandis qu'il escaladait Notre-Dame de Paris, le Mont-Saint-Michel, l'église Sainte Clotilde et d'autres monuments (principalement des églises) à Orléans, Argentan, Reims, Amiens ou encore Anvers. En 2010, après avoir fait allusion à ce projet de nombreuses fois, Sylvain Tesson passe six mois en ermite dans une cabane au sud de la Sibérie, sur les bords du lac Baïkal, non loin d'Irkoutsk. Selon ses propres dires : « Recette du bonheur : une fenêtre sur le Baïkal, une table devant la fenêtre ».
Il voyage la plupart du temps par ses propres moyens, c'est-à-dire sans le soutien de la technique moderne, en totale autonomie. Ses expéditions sont financées par la réalisation de documentaires, par des cycles de conférences et par la vente de ses récits d'expédition.
Il écrit également des nouvelles. Il signe de nombreuses préfaces et commentaires de films. Il collabore à diverses revues. On peut retrouver ses bloc-notes chaque mois dans le magazine Grands reportages. Depuis 2004, il multiplie les reportages pour Le Figaro Magazine avec le photographe Thomas Goisque et le peintre Bertrand de Miollis. Il signe plusieurs documentaires pour la chaîne France 5. Il obtient le prix Goncourt de la Nouvelle en 2009, pour Une vie à coucher dehors (éditions Gallimard, 2009) et le prix Médicis essai en 2011 pour Dans les forêts de Sibérie.
Il a une jolie langue Sylvain Tesson. Il a un sens de la formule, de l’aventure, de la poésie. Ce se lit en 1h avec un bon thé et un chat sur les genoux, et il y a un plaisir à le faire.
En revanche il faut aussi le dire, il dirige cet art vers des idées qui me gênent un peu : parfois reac, souvent jugeant. c’est facile de rêver et d’escalader des Églises quand on est payé pour ça. De la à critiquer si durement ceux qui n’en n’ont pas le loisir tout en rêvant à un retour à une culture originelle supposée rêve « c’était mieux avant », c’est une pente qui me semble glissante.
Mouais. Du recyclage de textes dont deux quasi similaires en 90 pages... Des postures de sage pour débiter pas mal d'absurdités politiques. Je préfère quand Tesson voyage. A domicile, ses idées ont tendance à sentir le grenier. Comparer les révolutionnaires français à Daesh... pfff Reste quelques moments sympas sur les toits de Paris.
Quelle écriture prétentieuse... j'ai trouvé ça insupportable. L'auteur est complaisant, citant à qui mieux mieux le poète Charles Péguy (n'oubliant pas de mentionner que ce dernier est édité à La Pléiade -- est-ce nécessaire?), comme si la personne ordinaire était supposé être familière avec cette oeuvre. De plus, Tesson présente la thèse ridiculement romantique que le monde moderne serait la cause de l'incendie. "Que signifie l'effondrement? Y a-t-il le moindre enseignement à tirer d'un brasier? Il est peut-être temps de se calmer. Trop d'empressement à faire table rase mène peut-être à ce genre de désastre. Et si l'effondrement de la flèche était la suite logique de ce que nous faisons subir à l'Histoire? ". Pitié...
J'aime bien le style érudit de Sylvain Tesson. Ce court recueil renferme trois petits textes et deux introductions (une de l'éditeur et une de l'auteur). Parmi les trois textes, l'un est inédit et a été écrit la nuit de l'incendie.
J'avoue que j'ai eu l'impression de lire plusieurs fois la même chose, entre citations de Péguy et les escalades nocturnes illégales. Quelques poussières de vanité. Notons cependant que les bénéfices du livre sont destinés à la Fondation du Patrimoine.
Sentiment très mitigé. Certaines expressions et idées sont belles et donnent à penser. Mais aussi : que de répétitions entre ces textes, que de "bons mots" qui n'en sont pas et que d'idées qui respirent la Vieille France de Valeurs actuelles, notamment ce parallèle Révolutionnaires / Daesh. C'est une chose de reconnaître les fautes de la Révolution, s'en est une autre de la mettre dans le même sac que des terroristes qui tuent au nom-galvaudé- d'un dieu
"Dissimulées sous des corniches ou dans l'obscurité d'un recoin, nous avons souvent débusqué, lors des grimpées sauvages, des décorations de pierre - frises, appliques, et même têtes ouvragées - invisible du parvis. Elles n'avaient pas été destinées au regard des hommes mais sculptées par un compagnon pour la beauté du geste ou par l'amour de Dieu". (p 39)
Avec ce recueil de textes, qui ont pour trait commun Notre-Dame de Paris, Sylvain Tesson nous offre une très belle réflexion sur la vie et ce qu'elle a de plus sacré.
Si vous aimez Notre Dame , lisez ce tout petit livre , il,a eu la chance de s’entraîner dans ce merveilleux environnement. Il écrit tellement bien Tesson