Sur la place de marché, On raconte que la ville fut bâtie sur des strates d'histoires, et les rues tracées par des géants. On raconte aussi qu'Ivraie est née sur un tas d'ordures lors d'une nuit d'orage ; qu'il fut un temps lointain où Malou la sorcière était Reine. On murmure à qui veut le croire que dans la Salle Ouverte aux Quatre Vents, le Vieux Roi a quitté son trône et marche vers sa mort, et qu'un jeune prétendant naîtra de la mer pour faire advenir un nouveau cycle.
3,75/5 Dès la première page, j'ai été happée par le style d'écriture très particulier, qui joue avec les codes des contes, twist les lieux communs et innove avec la narration, pour une expérience de lecture déroutante mais passionnante.
Pénible. Si je n’étais pas coincée dans un train avec ce livre, je ne serais jamais arrivée au-delà de la moitié. J’admets que je ne l’ai pas fini ; je n’y vois pas d’intérêt. Ce n’est que 200 pages, mais je n’en peux plus ! Et pourtant je voulais aimer ce roman, car le concept de base m’a intéressé. Je comprends bien que l’auteur a essayé d’être différent, d’être expérimental. Non, ça n’a pas marché. Ça se veut intelligent et ambitieux, et traiter des sujets sérieux comme les relations familiales abusives, les traumas, les émotions enfouies. Cependant l’histoire se perd dans sa propre forme. C’est forcé. Prétentieux même. Bon, le vocabulaire est très riche, si je veux forcer un compliment… Mais si le but est de lire de jolis mots, je peux feuilleter un dictionnaire. Le pire livre que j’ai lu en 2025.
3,5/5. Un livre qui m’a frappé par son écriture. La force de son style. La maitrise des mots, du langage, mais aussi par son imaginaire. La façon dont il présente la place des histoires dans ce monde était vraiment très bien. Malheureusement, l’intrigue ne supporte pas suffisamment le côté créatif. On s retrouve dans un exercice de style qui marque l’imaginaire, mais dont l’histoire nous laisse un peu indifférent. Je donnerais 5 étoiles pour l’originalité, mais un faible 2,5 pour l’aspect narratif. J’y vais donc avec une moyenne, un livre qui ne plaira certainement pas ç tout le monde, mais si vous aimez découvrir des livres qui sortes un peu des sentiers battus, Malou dit vrai vaut temps qu’il vous faudra pour le lire.
Impossible d'enlever à ce bouquin sa force poétique. Je suis même aiguillonner par la jalousie devant l'étendue de son vocabulaire (incoercible ? superfétatoire ?? marégraphe ???). Franchement, j'aurais aimé prendre mon pied et laisser le flot de mots se déverser dans ma petite caboche avide d'histoires, mais j'ai juste galèré à comprendre ce qui *concrètement* se passait derrière les images, métaphores et autres figures de style filées. L'idée de convoquer la force des récits, on-dits et non-dits, c'est super, biter quelque chose à sa lecture de plage c'est pas mal non plus.
Il y a quelques temps, j’ai reçu dans ma boîte aux lettres un petit roman à la couverture orange qui m’a beaucoup intrigué. Je connais la maison d’édition depuis un moment, j’avais pu lire une de leur précédente parution qui m’avait pas mal surprise (et je l’avais adorée !). Alors forcément, quand j’ai vu qu’il sortait un nouveau roman et que le résumé m’a plû, je n’ai pas hésité une seconde à le lire. Bon, à cause de mon planning il m’a fallu un petit moment pour finalement ouvrir le récit, mais c’est désormais chose faite. Qu’en ais-je pensé ? Je vous dis tout ! On découvre le personnage d’Ivraie, une jeune servante d’une sorcière nommée « Malou ». La jeune femme est arrêtée devant le stand de « On », un raconteur d’histoire. Le roman raconte donc l’histoire de cette jeune femme, élevée par une sorcière telle une esclave. On ne sait rien qu’Ivraie, si ce n’est qu’elle a été trouvée sur un tas de bois étant enfant et que c’est donc la sorcière qui l’élève depuis, sans lui offrir le moindre amour. Elle souffre également d’une dissociation de l’identité sévère puisqu’une autre personne semble évoluer dans sa tête. En plus de l’histoire d’Ivraie, le roman nous propose également d’autres histoires, puisque le thème global du roman, ce sont les histoires. Les histoires qui tissent qui nous sommes, celles qui nous font rêver et voyager et celles qui nous font peur. Le roman est difficile à comprendre au premier abord, avec les noms des personnages comme « On », où le passage d’un point de vue à la première personne à un point de vue à la deuxième personne par moment. Mais on s’y fait et ça rend le roman encore plus intéressant ! Le personnage d’Ivraie est extrêmement intéressant. Si j’ai eu du mal avec la forme du récit au départ, j’ai tout de suite adoré ce personnage extrêmement réservé qui trouve sa salvation dans les histoires. Son chemin de vie au long du roman est très complexe et bien écrit. On la voit grandir, mûrir et tisser sa propre histoire à partir de celles des autres, de celles qu’elle découvre et celle qui lui manque. Les révélations sont toujours extrêmement poignantes et incroyables, je ne me suis jamais ennuyée ! Le personnage de Malou, également, est plutôt difficile à cerner. On la dépeint comme une sorcière manipulatrice et fausse, mais on découvre petit à petit qu’il y a bien plus que ça derrière cette façade froide et distante. Ce n’est pas forcément le personnage que j’ai le plus apprécié, mais j’ai bien aimé ses interactions avec les autres, notamment Ivraie. Le personnage que j’ai apprécié le plus est probablement « Rage », mais il m’est difficile d’en parler sans vous spoiler tout le roman. Pour finir, je vous conseille de lire ce roman. Certes, on est loin des romans pour jeunes adultes que je lis habituellement ; on est loin des récits de fantasy ou de science-fiction que je vous recommande… Mais c’est tellement mieux. Ce récit est bien écrit, avec une plume fluide et agréable. Il va vous retourner le cerveau, vous pousser à une réflexion à laquelle vous n’auriez jamais songée et vous faire découvrir des personnages et une intrigue à la fois complexe et extrêmement intéressante.
C'est un roman atypique, une fable à lire, où se laisser bercer par des leçons, qui parle de secrets de famille, d'histoires qu'on cache et de cet amour que l'on cherche parfois désespérément. Imagine-toi un conte qu'une personne te raconte, autour d'un feu, assis près d'un arbre, une histoire où les sentiments s'incarnent comme la Rage, ou d'autres concepts spécifiques. Les histoires se font et se défont. On a dit que... C'est aussi l'histoire de commérage où les réputations sont construites et tissées par la langue de différentes personnes. On peut parler de tissu de mensonges, fabriqués par différentes parties. Nous pouvons séparer le grain de l'Ivraie, un des personnages récurrents de l'histoire. Tu peux y retrouver des thématiques fortes, comme la mère mal aimante, maltraitante, omnipotente. La thématique de la famille est aussi importante, celle que l'on voudrait avoir, et celle qui fait des choix discutables, pour protéger les autres. Un roman à conseiller à ceux qui aiment plonger dans les histoires différentes, qui dérangent et font réfléchir, mais nous laissent de jolis souvenirs sur sa poésie et ses mots qu'on aime lire et retrouver.
Malheureusement j'ai eu du mal à accrocher à ce court roman. Mais on ne peut lui enlever une ambiance et une écriture qui changent de l'ordinaire. J'ai cependant beaucoup aimé que la narration par
3.5/5. J’ai été un peu déstabilisée par la forme inventive mais spéciale du récit au premier abord. Il y a certains moments où je trouve cela très poétique et joli, mais sur la longueur j’ai parfois trouvé ça lourd. Je met 3.5 car c’est un livre que je recommanderais quand même. Les thèmes abordés du rôle des histoires dans la formation de notre personnalité, les relations familiales abusives sont intéressantes. Accrochez vous si vous le pouvez.
“Malou dit vrai” est decidement livre de science fiction qui n’a rien d’ordinaire car il nous fait réfléchir sur le pouvoir des histoires. Dans ce livre il est question en effet d’histoires : celles qui nous façonnent et celles que nous fabriquons, qui sont parfois les mêmes. Des histoires qu’on invente, des histoires qu’on répare…un savant mélange de on -dits, de non-dits, de mensonges et de vérités.Des histoires qui nous réconfortent, des histoires qui nous libèrent ou au contraire nous enchaînent. Au fil du livre on fait la connaissance d’Ivraie, la jeune servante de la sorcière Malou, à la fois soumise et bouillonnant d’une Rage intérieure que nourrissent le manque d’affection et les traitements cruels de la sorcière. Mais aussi de Malou la sorcière (Malou-dit-vrai), oscillant entre une forme de cruauté rampante et une profonde amertume, enfermée dans son propre pouvoir, de On, le rafistoleur d’histoires, de Hilde, du Capitaine, du vieux Roi, etc. Toutes les histoires, vraies ou inventées, peuvent être ravaudées, modifiées, enjolivées ou dégradées. Aucune n’est gravée dans le marbre et qui détient le pouvoir de les faire et de les défaire, d’en tisser la trame et d’en brider les détails détient peut être un pouvoir plus grand qu’on ne le pense. L’écriture est fluide et belle. Parfois un peu déconcertante au début mais elle nous happe très vite et on se prend à se glisser dans la peau d’Ivraie et il nous semble au détour des pages reconnaître Rage . La première phrase du livre est annonciatrice “Chaque jour de marché [..], On raconte des histoires. C’est son métier […]. Des romances, des épopées, des contes en vrac, tranchés dans le vif [..]. Mieux encore, il peut réparer n’importe quel récit […]. Tout, vraiment tout. Il coupe les parties trop gênantes, cautérise les passages douloureux, polit les motivations, redresse les fiertés en berne, contre quelques pièces seulement”.