Il suffit d’à peine une minute à un tueur pour faucher trois vies à l’arme d’assaut.
Après, le temps se met à tituber pour les proches des victimes.
Ahuri, hébété, sonné, chacun se relève péniblement. Ils se sentent tués mais sont toujours vivants.
Au coeur des contrecoups, les raisons qui ont produit ce massacre importent moins que le tissu déchiré de la vie qu’on doit repriser point par point, malgré la vue brouillée par les larmes, malgré l’envie d’abandonner, malgré un frère devenu meurtrier. Parce que la famille d’un tueur aussi subit les ravages de l’attaque.
Parfois, le courage consiste à traîner le jour sur ses épaules accablées, à résister et à persister vers la vie, le coeur soutenu par ceux-là mêmes qui nous manquent.
Dans un rythme irrésistible, Marie Laberge impose cette poignante humanité dont elle a le secret, avec cette prose envoûtante qui a contribué à cimenter sa place parmi les plus grands écrivains de notre époque.
Marie Laberge est née à Québec (Québec, Canada). Elle étudie chez les Jésuites, puis s'initie à la danse avec Ludmilla Chiriaeff. Après des études en journalisme, qu'elle abandonne en 1970, elle se consacre aux activités théâtrales et entre au Conservatoire d'art dramatique de Québec, d'où elle obtient un diplôme en 1975. Elle joue dans différentes pièces de théâtre à Québec, avant de faire de la mise en scène et de l'enseignement en art dramatique. En 1981, elle quitte Québec et s'installe à Montréal. En 1983-1984, elle enseigne et est directrice du département de théâtre de l'université Laval.
En tant que dramaturge, elle signe vingt pièces, dont la plupart sont jouées au Québec et dans divers pays européens. Parmi les plus notables, soulignons
L'Homme gris, jouée en France, en Belgique, en Allemagne, en Italie, aux Pays-Bas et en Lettonie, dans les langues respectives de ces pays, Oublier (prix de la meilleure production théâtrale de Bruxelles 1987-1988), Aurélie, ma sœur (produite en 1994 au Gate Théâtre de Londres), Le Faucon, présenté en 1996 au Festival des Francophonies en Limousin à Limoges. Elle est aussi scénariste, administre le Théâtre du Trident (1977 à 1980) tout comme le Centre d'études en art dramatique (1978 à 1981), dont elle est la présidente de 1987 à 1989.
Marie Laberge écrit cinq romans avant de rédiger la trilogie intitulée Le Goût du bonheur (Gabrielle, Adélaïde et Florent), qui se vend à plus de 500 000 exemplaires.
En mai et juin 1995, elle rédige le préambule de la Déclaration d'indépendance du Québec en collaboration avec Gilles Vigneault, Fernand Dumont et Jean-François Lisée, entre autres.
En 2006, elle écrit une chanson pour Céline Dion intitulée Le temps qui compte, mise en musique par Jacques Veneruso. Cette chanson parait sur l'album D'Elles, sorti le 21 mai 2007.
Entre 2009 et 2011, Marie Laberge publie un roman épistolaire - Les lettres de Martha - une correspondance qu'elle entretient personnellement 26 fois l'an avec ses lectrices et lecteurs inscrits.
Je n'avais pas entendu parler du dernier livre de Marie Laberge avant de le voir au catalogue de ma bibliothèque. Et j'ai vraiment beaucoup aimé, même s'il s'agit d'un sujet difficile.
Roman sombre et prévisible. Le personnage lesbien dans le livre est très maladroitement écrit, c'était malaisant de lire les dialogues entre deux hommes sur cette jeune femme. J'ai arrêté ma lecture en cours de route.
Dans contrecoup on suit les victime collatérales d’une tuerie perpétrée par un homme dans la vingtaine sur la rue Laurier à Montréal. Trois femmes y sont tuées et une gravement blessée.
Marie Laberge a le don pour aller au fond de la psychologie des personnages et c’est ce qui me plaît vraiment.
Très près de l’actualité, il nous rappelle le triste sort de plusieurs femmes victimes de féminicides au cours des dernières années. Un livre sombre à ne pas lire si on veut se remonter le moral.
Par moment, j’ai trouvé les propos répétitifs, c’est pour cette raison j’attribue un 4🌟 et non pas un 5.
Ce drame psychologique soigneusement étoffé avec des personnages complexes nous plonge dans une tuerie envers les femmes et l'obsession d'une personne envers une autre (je n'en dirai pas plus pour ne pas vendre la mèche). D'une écriture fluide, Marie Laberge nous livre un autre roman qui se lit sans qu'on est l'envie de le poser. Le style narratif fait penser à un autre de ses romans Ceux qui restent.
J'ai beaucoup aimé voir le point de vue de chaque personne viser autant les victimes que la famille du tueur. Cependant, au début, j'ai eu un peu de difficulté à embarquer dans l'histoire à cause de cet élément, il y a beaucoup de personnages et on passe du temps présent au passé, ce qui peut porter un peu à confusion. Par la suite, j'ai adoré ma lecture et j'ai tourné les pages rapidement, il y a même un certain suspense et je voulais découvrir la vérité.
C’est du Marie Laberge! Écriture fluide. Intrigue… intrigante. Se lit d’une traite. Personnages peu nombreux, un peu stéréotypés : les bons sont très bons et les méchants sont très méchants.