« Menaud, maitre-draveur » Félix-Antoine peut jouer plusieurs rôles pédagogiques. En plus de parler de la survie culturelle et la mission agricole de la race canadienne-française, il adresse aussi le thème des capitalistes Anglo-protestantes sur l’économie québécoise. Donc, c’est un choix excellent pour un cours introductoire sur la littérature québécoise au premier cycle. Parce qu’il est court, il peut aussi servir au Cégep et pour la même raison il va très bien dans un cours de littérature québécoise dans une université anglophone. Le grand problème est que « Menaud, maitre-draveur » est tellement idiot qu’il met en question la pertinence des cours de littérature québécoise. Les personnages de « Menaud, maitre-draveur » comme ceux de « Maria Chapdelaine » et bien d’autres romans québécois de l’ère avant la deuxième guerre mondiale sont des braves habitants-bucherons excessivement innocents qui courent après les désastres. Après subi un revers cuisant ils jurent de continuer la lutte pour la survie de la race et sa mission mal définie. En fait les canadiens-français n’ont jamais été trop naïves et étaient toujours assez débrouillards. Mon grand-père qui avait juste huit ans de scolarité gérait une entreprise prospère avec une quinzaine d’employées et lisait le « New York Times » le dimanche afin de savoir ce qui se passait dans le monde. Le mythe du canadien-français / québécois borné et simple servait les curés dans leur temps et les écrivains de l’époque la révolution tranquille. « Menaud, maitre-draveur » est le reflet du mépris qu’avaient de plusieurs générations d’intellectuels québécois envers le peuple. En aucun temps Il n’a reflété la vérité. À mon avis on peut fort bien consacrer moins de temps à étudier les débuts de la littérature québécoise et consacrer un peu plus aux auteurs contemporains qui sont carrément meilleurs.
Je n'arrive pas à déterminer s'il s'agit là d'un discours nationaliste sincère, ou si l'intention de Savard était de démontrer l'hypocrisie du discours nationaliste québécois francophone. Les peuples autochtones sont complètement effacés, alors que Menaud maintient que son peuple a "hérité" la terre que les "étrangers" tentent de leur "voler." Ça laisse plutôt perplexe...
On peut reprocher à ce roman d’époque l’absence totale de reconnaissance du territoire aux Premières Nations. Il demeure que plusieurs de ses thèmes résonnent encore pour les lecteurs d’aujourd’hui : amour de la terre, attachement à sa patrie, recherche de la liberté, respect du dur labeur des générations passées. À quand un film ou une série télévisée sur ce livre ? Ça ferait changement des remake des Pays d’en Haut..!
Au-delà du propos dépassé qui a mal vieilli (ça m’apparaît tellement absurde que des Canadiens français se plaignent que des étrangers « envahissent » leur terre pour s’emparer de ses richesses quand on pense que c’est exactement ce que les Français ont fait avec les autochtones! – mais je peux comprendre que le contexte ne se prêtait pas du tout à ce genre de prise de conscience), le roman m’a semblé plutôt bien écrit comparativement à d’autres œuvre du terroir dont les images manquent d’originalité. Un bel effort de poésie dans un roman qui demeure conservateur malgré tout.
Je suis tombé sur une boite de livre littéraire que j'ai lu lors de mon Cégep, comme ça devrait compter dans mes roman lu je vais les décrire brièvement. Je ne ferai pas de critique de pièces de théatre car je ne le considère pas comme un roman. Voici la courte critique de ce livre:
Premier livre de ma série Littérature et Imaginaire, il compte l'histoire d'un draveur rendu à la retraite qui ne sait pas comment garder le contrôle de sa vie et comment vivre adéquatement avec sa famille. Étant veuf et vivant tôt dans le livre un grand drame, on voit la déchéance et la tomber aux enfer d'un homme fier de son travail mais malheureux dans sa vie.
Une descente aux enfer pour Menaud et une longue lecture peu captivante pour le reste. C'est du typique québecois où y se passe rien trop longtemps et où la tristesse et la noirceur ne frappe au visage.
Loin d'être mon livre littéraire préféré, si vous voulez lire sur la déchéance d'un homme qui perd tout, allez-y sinon passé droit.
L'ecriture etait fleurie et parfumee, et elle me rappelait des jours d'enfance passes en Abitibi. L'histoire comme telle est plutot maigre, avec beaucoup de repetition- que j'affectionne parfois, mais qui, dans un livre aussi mince, devenait ennuyeuse. Souris de ville comme je suis, je ne pouvais pas tout a fait comprendre le coeur de Menaud et du Lucon, mais ca m'a plus d'essayer, au moins. Et la fin a quand meme reussi at m'emouvoir un peu.
L'auteur ne fit jamais le parallele, et je crois que pour lui il n'y en avait pas, mais la perte du territoire des fiers colons Quebecois faisait echo, pour moi, a celle des communautes autochtones qui les ont precedes. Leur absence complete du recit, j'ai trouve marquante.
Menaud, maître-draveur est un classique de la littérature québécoise. Dans une langue lyrique et pleine d'inventions (pour une oreille française), Félix-Antoine Savard se fait le chantre d'un nationalisme québécois exacerbé. Célébrations des saisons, de la vie rurale et de la communauté francophone, luttant envers et contre "l'envahisseur anglais" : le roman est extrêmement daté mais un charme s'en dégage. Et la plume très belle permet de ne pas lâcher le fil d'une narration qui ne me laissera pas de souvenirs !
Quelle magnifique oeuvre. Exposant à la fois les dures épreuves vécues par nos ancêtres canadien-français, ainsi que leurs espoirs et peines face aux invasions des intérêts américains et canadien-anglais. Cet ouvrage à la prose riche et poétique m’a permis de me projeter à une autre époque, celle des rudes hiver, des travaux laborieux, de la drave. Je le recommande pour mieux comprendre les combats de nos grand-pères et l’héritage de la terre à transmettre à nos fils.
J’ai pas le choix de mettre 1 étoiles. C’était plate et genre j’aime pas pentoute le personnage de Menaud (quoi que pas non plus les autres personnages). J’avais hâte de le finir.
L'histoire de la survie et de la lutte d'un homme, issu "d'une race qui ne sait pas mourir", et de ses traditions, de celles de ses ancêtres et de celle qu'il espérait transmettre à ses enfants. Cette lutte contre "les étrangers" venus prendre contrôle des terres, héritées de leurs ancêtres, saura vous montrer l'un des beaux côtés du nationalisme, celui de l'attachement à la terre, aux moeurs, aux traditions et à la langue. J'en retiens surtout l'impératif de ne pas courber l'échine devant l'adversité et l'importance perdue du respect de l'héritage de nos ancêtres qui nous ont légué une société riche en culture et en ressources.
Œuvre pionnière de la littérature du terroir québécois, ce roman de Félix-Antoine Savard nous transporte dans le Québec d’une autre époque. Les relations conflictuelles avec les Britanniques, qui accaparent la terre et la développent à leur profit, servent de trame de fond à ce récit d’antan. Mais la force de ce classique est de nous rappeler des traditions liées à la culture, au langage et au travail d’un Canada français en perte de repères, craignant pour sa disparition. Le récit est lent, parfois lourd, et a certes mal vieilli (aucune mention des peuples autochtones, notamment), mais il nous permet de mieux comprendre et mettre en contexte tout un pan de la littérature québécoise.