Deux frères. L'un, candide, l'autre, rageur. En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. À cela, un Chevalier Lumière ne peut rien. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix se sont unies à celle de son frère. Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille. À partir d’une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.
Souviens toi, l’été dernier. Non, pas le film d’horreur. L’été 2019. Ce mois de juillet qui fait partie des plus beaux moments de ta vie. Ce mois de juillet où tu crèves de chaleur mais où tu prends le temps de te concentrer sur le vrai. Souviens toi de cette nuit sans sommeil que tu passes au téléphone avec ton meilleur pote, vous vous posez des questions débiles pour passer le temps, vous rigolez à la lune, tu te sens bien. Et là il te parle d’un mec qui s’appelle Gringe. Tu connais pas du tout. Tu fais partie des rares, il paraît. 𝑬𝒄𝒐𝒖𝒕𝒆 𝒔𝒐𝒏 𝒂𝒍𝒃𝒖𝒎, ç𝒂 𝒗𝒂 𝒕𝒆 𝒑𝒍𝒂𝒊𝒓𝒆. Toi, t’es pas un mec contrariant, en général tu suis les conseils qu’on te donne, surtout quand ça vient de ton meilleur pote, qui connaît ton cœur sur le bout des doigts. Alors tu écoutes Enfant Lune. Au début, t’es pas sûr. Puis tu te laisses avoir par deux ou trois morceaux, y’a un truc dans l’écriture, dans la voix grave, ça sent le vécu. T’es allongé dans ton canap et l’air chaud est malléable autour de toi, tu pourrais presque le manipuler comme de la pâte à modeler. Et là, y’a « Scanner » qui commence. 𝑱’𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒓𝒒𝒖𝒐𝒊 𝒄𝒆𝒕𝒕𝒆 𝒆𝒏𝒗𝒊𝒆 𝒅’𝒕𝒐𝒖𝒕 𝒃𝒓û𝒍𝒆𝒓. Ça te parle direct. Toi ta colère tu la portes à même la peau depuis l’enfance, ça fait des années que tu essaies d’écrire là-dessus, de poser les bases de ta rage, mais t’y arrives pas. Puis il y a cette phrase d’un mec que tu connais pas. La chanson, tu continues à l’écouter. Petit à petit, tu comprends le délire. Et petit à petit, t’as peur parce que tu trembles et tu pleures. La maladie mentale, ça te connaît. T’as vécu dans un foyer malade, tu te balades avec un cerveau pas comme celui des autres, les médecins disent que c’est juste une question de sécrétions d’hormones. Pour ta mère, c’est pareil. Sauf que ça porte pas le même nom. La grande B.
La grande B, c’est pas comme la grande S. La schizophrénie. Schizo c’est l’insulte typique par chez toi. Au quartier, on l’utilise comme on dirait merde. C’est d’elle dont Gringe parle dans ce livre. De cette maladie à la con. Qu’on a encore du mal à comprendre, à anticiper, à vivre. Mais c’est pas juste ça. Derrière la grande S, y’a Thibault, son frère. Un mec brillant, bourré de talent. Un Chevalier Lumière, qui vaut tous les Capitaine Flam de l’univers. Y’a des chemins parcourus ensemble, y’a l’enfance, la colère, la violence, la candeur apparente des cours de récré. Puis très vite y’a pas le choix, faut grandir. Tous les deux, ils grandissent pas pareil. Y’a des trucs qui clochent, ici et là. Jusqu’au jour où Thibault tombe malade. Où l’on pose un Nom et des Mots sur ce qui se passe.
Ensemble, Guillaume et Thibault aboient en silence. C’est ce que le titre peut te faire croire. L’intimité, le secret, les trucs qu’on a peur de dire. Pourtant c’est tout le contraire, ce bouquin. C’est un texte incandescent, bruyant, sincère. Quand tu penses que la plume est simple, efficace, juste les mots qu’il faut, quand tu baisses la garde, bam, elle te ravage. Gringe bouleverse par ses erreurs, par sa manière d’aimer, par son flow. Thibault bouleverse par son bordel artistique, par son honnêteté terrible, par sa sensibilité. À deux, enfants de lune, ils t’apprennent la résilience et les conneries, pas sans humour. Il n’y a rien de calculé dans ce roman. Rien de plastique. Et c’est ce qui fait que ça castagne sévère.
Souviens toi de t’armer de patience et d’amour. Voilà ce que Gringe et Thibault m’ont appris.
Chevaliers de Lumière, à l’attaque de ta rentrée littéraire. Ouvre grand les yeux, les bras et le reste. Et aboie très fort.
(Parution le 9 septembre chez HarperCollins France, conjointement avec Wagram Stories.)
Ce n'est pas parfait, mais c'est une tentative sincère, honnête et authentique de partager une fraternité bouleversé par la schizophrénie. À ceux qui trouveront cela décousu, c'est une réalité de la schizophrénie.
Important de souligner la vulnérabilité avec laquelle les deux auteurs ont pris le temps d'écrire ces pages.
Un récit autobiographique qui porte un regard humain sur la maladie mentale qu'est la schizophrénie. L'écriture de Guillaume/Gringe est authentique et sensible pour nous partager sa relation à son frère,Thibault, tantôt houleuse et pleine de tendresse. Gringe partage également des textes empreints d'onirisme que son frère a accepté de publier.
Très rapide à lire, confus. On comprend mieux la relation entre les deux frères, mais cela reste vague, sans réelle ligne directrice (qu’elle soit chronologique ou non). On mange des pages mais on reste sur sa faim.
C’est un beau petit récit, qui retrace la complexité de la maladie de Thibault et comment Guillaume (Gringe) la ressent, l’interprète, voit son frère. Le livre renferme aussi l’impact de la maladie sur leur relation d’un point positif et negatif et sur eux même. Enfin, on peut surtout être ému de la relation fraternelle des deux, qui rend le récit poignant et émouvant.
Je connaissais Gringe le rappeur, l’acteur mais je découvre l’auteur à travers ce livre criant de spontanéité.
C’est sans triche et avec beaucoup d’humilité que Gringe et son frère Thibault nous partagent leur relation : deux frères, prêts à tout l’un pour l’autre, mais sans se le dire. Par pudeur sûrement, les mots ont manqué et la vie a suivi son court. Dans ce livre les mots sont posés.
La maladie de Thibault, qui en apparence s’avère être un obstacle à cette relation fraternelle, sera finalement bien plus que ça.
On reconnaît - et j’ai adoré - la plume de Gringe dans ce livre : authentique, vrai, sans détour, sans filtre. Les émotions sont au rendez-vous : la culpabilité, la colère, l’incompréhension mais aussi la bienveillance, la tendresse, l’amour et le partage.
Ce livre, que j’imaginais sombre, est finalement une éclaircie dans la grande tornade de la vie. Lire ce livre c’est avant tout ouvrir son esprit et cesser de vouloir trouver des réponses à des questions qui n’en connaissent pas.
Je sors de cette lecture touchée, émue et pleine d’espoir. Finalement, si nous laissions chaque personne vivre dans son monde, la Terre ne tournerait-elle pas plus rond ? 🙏🏼
Gringe, de son vrai nom Guillaume Tranchant, est rappeur, tantôt en solo, tantôt en duo avec Orelsan et les Casseurs Flowters ; il est aussi acteur, dans plusieurs séries et films ; et il devient récemment auteur lorsqu’une maison d’édition lui propose, après avoir lu une de ses interviews, de parler de la maladie de son frère.
Car c’est en 2001 que Thibault, le petit frère de Guillaume, est diagnostiqué schizophrène, atteint par une maladie qui renferme tous les maux et les clichés, et dont on sait finalement peu de choses. Tout bascule alors pour cette famille. Tandis que les visions de choses qui n’existent pas et ses voix imaginaires prennent toujours plus de place dans la tête de Thibault, les doutes et la culpabilité s’immiscent dans celle de Guillaume.
Honte, traitements, amour, voyages, espoir : tels sont les thèmes abordés dans ce récit, parsemé des écrits de Thibault au coeur de sa détresse. C’est une véritable déclaration d’amour silencieuse entre deux frères prêts à tout l’un pour l’autre, mais qui, certainement par pudeur, ne se le disent pas.
Certains passages sont très intenses, mais je dois reconnaître que je m’attendais personnellement à un plus grand bouleversement, espérant peut-être aller un cran plus loin dans l’émotion. Même si certaines transitions entre les chapitres m’ont semblé quelque peu décousues, j’ai apprécié le style d’écriture très brut de Gringe.
Pour prolonger le plaisir et retrouver l'univers du livre, je ne peux que vous conseiller de terminer votre lecture par une écoute du morceau de Gringe "On aboie en silence", bien évidemment inspiré de son livre :
"Laisse-moi t'protéger du monde qui t'entoure, J'aimerais tant combler ce vide immense, Comment faire taire ce bruit qui rend sourd, Quand c'est l'bordel, que t'aboies en silence."
Cette photo noir et blanc, un titre évocateur d'une douleur sourde et un sujet des plus touchants : le diagnostic de la schizophrénie... C’était un programme prometteur et alléchant pour moi mais j’ai été un peu déçue...
Ce récit autobiographique est le résultat de la collaboration de 2 frères : Gringe, alias Guillaume Tranchant et Thibault, atteint de schizophrénie : un beau projet. Plus qu'un récit construit, ce texte m'est apparu comme un ensemble de flashes parmi lesquels j'ai lu quelques belles pages pour raconter les moments sombres liés à la séparation des frères. J'ai parfois eu le sentiment d'y être perdue. Malgré tout, Gringe lève le voile sur la maladie qui a parfois entraîné son errance, le déchirement de sa famille suite au diagnostic. Il aborde la culpabilité... la complicité...l'amour inconditionnel malgré les conflits et les incompréhensions. C'est un livre qui sonne un peu comme une réconciliation après les tempêtes parsemées de moments de grâce. Il se conclut par une belle déclaration d'amour de Thibault.
Un beau livre rétrospectif du rappeur et acteur qu'est Gringe, qui raconte sans filtre son lien avec son frère schizophrène, et tout ce que cela implique pour lui et sa famille. Avec un style dynamique rempli d'anecdotes, les nombreux chapitres et le theme de la schizophrènie bien exploité, cela en fait un bouquin sympa qui se lit très bien et très vite.
Plus autobiographique qu'une immersion au cœur de la maladie et du quotidien quelle engendre, le narrateur est incertain malgres une écriture italique pour différencier le conteur, j'ai des incertitudes sur certaines répartitions du texte, il aurait été mieux selon moi de mettre le nom du sujet des en titre dès changement d'interlocuteur Pour moi le livre prend son sens dès la page 92.
Beau texte du rappeur Gringe essentiellement consacré à son rapport à son frère. Touchant, parfois déroutant. Le discours rapporté ou retranscrit de son frère est fascinant. Il s'agit également d'une plongée intéressante - bien que partielle - dans le contexte d'une maladie assez méconnue (la schizophrénie) ou en tous cas, sujette à de nombreux préjugés. A lire.
Le livre est complètement décousu mais parle d’un amour fraternel inconditionnel. Le côté décousu renvoie à la maladie de son frère ce qui rend le livre encore plus touchant. Le livre se lit en une traite et très facilement.
3,5 étoiles Très difficile de noter ce livre et difficile d'en parler. L'amour de Gringe pour son frère est palpable et touchant. De plus, Gringe se livre sans filtre sur sa vie, sa dépression, ses vices (l'alcool, la drogue, les infidélités). Je ne connais pas vraiment l’œuvre de Gringe, seulement quelques morceaux des Casseurs Flowters, mais j'ai apprécié l'honnêteté qui se dégage de ce livre. Toutefois, il m'a manqué comme un fil conducteur, une cohérence dans le livre. D'un point de vue éditorial, j'aurais peut-être apprécié avoir des signes distinguant les parties écrites par Gringe et celles écrites par Thibault, même si on comprend assez vite qui est le narrateur. Comme certains, je pensais être plus "bouleversée" par ce livre. Mais je ne pense pas que c'était la volonté de Gringe. Ce livre est écrit avec une certaine pudeur et simplicité, même si on plonge dans l'intimité de cette famille. Ce livre offre un témoignage sur la schizophrénie. Ce n'est pas larmoyant, ce n'est pas dramatisant. C'est le "simple" échange entre deux frères.
L’histoire d’une fraternité unique, de deux hommes seuls contre le monde. Le texte est intéressant, éducatif, oral. Néanmoins (et bizarrement), je n’ai pas réussi à me connecter aux mots de Gringe, tendres mais décousus. J’en retiens de jolies leçons, mais pas un roman fracassant.
Il est donc maintenant l'heure que je rende mon avis lecture sur ce livre qui, dans un premier temps, me faisait peur. J'avais littéralement peur de me lancer dans ce livre qui, au titre et à la couverture, ne me donnaient pas envie. J'avais peur de décevoir encore une fois le bookclub en rendant un avis négatif mais ce ne fut pas le cas. Alors voilà mon avis : J'ai ouvert la première page et j'ai commencé à rentrer dans cette histoire. J'avoue avoir d'abord était perdu.e mais j'ai fini par être emporté.e dans un tourbillon d'émotions et de découvertes. Ce livre a réussi à faire ressentir les difficultés d'une famille , les difficultés de la personne concernée mais aussi celle des son entourage. Ce récit est rempli de faits aussi réels mais pour autant cruels. De plus, j'ai lu ce livre avec ma playlist aléatoire de chansons tristes et j'avoue avoir vraiment pleuré en lisant. Ce qui a rajouté de la tristesse c'est le fait que c'est une histoire vraie, c'est encore plus cruel de savoir à quel point ils sont impuissants face à cette maladie mais surtout à quel point NOUS somme impuissants de les aider, nous ne pouvons rien faire, rien faire pour les aider...
Ce que j'ai aussi beaucoup aimé c'est de faire la découverte du monde à leur côté. Découvrir de nouveaux pays d'un point de vue totalement différent de ce qu'on a l'habitude était juste magique. Mais ce que j'ai le plus aimé c'est faire le tour de leur monde car on rentre comme on peut dans leur tête et je trouve qu'on arrive vraiment à voir avec nos yeux ce que eux ont pu voir ✨ Alors je voulais dire merci à Thibault et à Guillaume de nous avoir fait voyager avec eux dans leur mal-être comme dans leur.s moment.s de sérénité 💫
Je voulais juste terminer par citer un de mes passages favoris: "Je ferme les yeux. Explosion des sens. J'ai chaud. 150 bpm d'une musique épileptique m'envoûtent et me transpercent de part en part. [...] Je flotte et m'en vais rejoindre un tout pour ne plus faire qu'un." Et mes citations préférées : "Faire de l'instant présent le but ultime de la vie." "Je sais pas. Tout est plus calme sous l'eau. Je voulais voir jusqu'où."
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Deux frères. L'un, candide, l'autre, rageur. Leurs parents ont mis au monde la parfaite antithèse. Quand Thibault fonce, Guillaume calcule. Si Thibault tombe, Guillaume dissimule. Prise de risque contre principe de précaution. L’amour du risque face à l’art de ne jamais perdre.
En 2001, Thibault est diagnostiqué schizophrène. À cela, un Chevalier Lumière ne peut rien. Sa bascule, il fallait la raconter. Et aussi la culpabilité, les traitements, la honte, les visions, l’amour, les voyages, les rires, la musique et l’espoir. Alors Thibault a accepté de livrer ses folles histoires. Et ses voix se sont unies à celle de son frère. Contre une maladie qui renferme tous les maux, les clichés, les fardeaux, ils ont livré bataille. À partir d’une tragédie universelle, ils ont composé un livre où douleur et mélancolie côtoient la plus vibrante tendresse.
Une très belle lecture, dure parfois et marquante dans le bon sens du terme. C’est très intimiste sans être voyeur. C’est emprunt de poésie et c’est rudement intéressant. Ça se lit très vite et de façon très fluide. Un super moment de lecture.
"Il y avait cet énorme chêne près des toilettes des garçons, sur lequel je reproduisais les coups de pied retournés du Chevalier Lumière, pour envoyer un signal aux inconscients qui t’auraient cherché des noises. Il ne pouvait rien t’arriver. Tu avais un frère dans la cour des grands, qui maîtrisait en théorie les rudiments du karaté et qui veillait sur toi. En théorie. Dans la pratique, ta garde rapprochée laissait parfois à désirer."
Si je devais décrire cette lecture en un mot, je dirais qu’elle est surprenante.
Dès les premières pages, Gringe pose le contexte : l’œuvre est proposée par la maison d’édition, moyen de se faire de la thune sans trop forcer, tout en se racontant. Le problème, c’est de convaincre son frère Thibault de lui accorder des entretiens pour parler de la schizophrénie, trouble dont il souffre. L’offre est alléchante, 10 000 euros d’avance. Pour 10K, tu le fais ou pas ?
"Au cours de ma quête éperdue de conneries à faire, tu te retrouvais souvent aux premières loges, quand je ne décidais pas de t’attribuer le premier rôle.."
Ensemble on aboie en silence, c’est avant tout une histoire de famille qui ne baisse pas les bras face à la maladie, qui raconte les beaux moments, l’amour et l'espoir, les désillusions, les traitements et l’impuissance sans se rendre.
Les voix des frères Tranchant se mêlent : si Guillaume évoque sa culpabilité envers son frère, son amour, ses angoisses, sa tristesse, sa haine contre ceux qui détourne le regard, et son admiration pour lui, Thibault, nous partage ses textes à l’écriture poétique et onirique, ses photos, des bribes de sa vie, ses voix auxquelles il s’est attaché, sa lutte quotidienne.
Si vous vous attendez à un roman dur, qui parle de la maladie, en fait la typologie, passez votre chemin. La schizophrénie est le fil conducteur de l’intrigue, mais elle ne pèse pas sur chacun des mots. Pourquoi ? Parce que derrière la maladie, il y a l’humain, qui vit avec, qui précède la pathologie. C’est un roman de ressentis, d’espoirs, de peur, de culpabilité.
De fraternité et d’amour, au-delà de tout. L’histoire de deux frères en quête l’un de l'autre.
Fouilli, vulgaire, sans réelle plume, cet ouvrage trouve son intérêt dans la relation fraternelle en vase-communiquant qui y est décrite. Les sentiments de Guillaume, notamment, qui lutte contre sa culpabilité et ses névroses, apportent un regard intéressant sur ce que peuvent traverser les proches. Avec en particulier cette phrase : "Malade de la maladie de mon frère".
Cela dit, je ne peux reprocher à messieurs Tranchant de ne pas avoir publié un objet littéraire puisque - dès les premières lignes -, Guillaume nous prévient que ce n'est pas l'objectif. J'ai cependant trouvé ses interviews et interventions diverses bien plus intéressantes et utiles pour mettre cette pathologie en lumière et contrer les nombreux stigmas qui l'entourent.
« […] je garde l’intime conviction que le lien affectif, la considération et, plus largement, le contact humain sont au cœur de la rémission de Thibault. Et que l’amour comme un formidable canal vibratoire lui permet chaque fois d’entrer à nouveau en résonance avec lui et le monde autour. »
« Peu importe. Car je mesure pleinement ma chance d’évoluer ainsi aux côtés de ce frère à la fois hors du commun et extraordinairement humain. Nos deux destins sont étroitement liés, au-delà des liens du sang. Thibault n’est pas seulement un frère, je réalise qu’il est aussi un meilleur ami. Le seul qui me soit resté loyal. Le seul qui me comprenne et qui me porte. Mon épaule la plus solide. Le véritable Chevalier Lumière, c’est lui. »
Une histoire d'amour fraternelle à la fois touchante, puissante et remplie de violence. C'est ce que Gringe et son frère nous partage dans ce récit à 4 mains. On apprend la schizophrénie de Thibault, ses séjours en établissement spécialisé. On entrevoit les non-dits de la maladie, les traitements donnés aux malades, l'incompréhension et l'impuissance des proches et le combat quotidien des malades. On passe de Guillaume à Thibault, de Thibault à Guillaume et on ne sait plus qui parle. On se perd dans les pensées de l'un puis de l'autre, puis l'un qui devient l'autre.
Les deux frères nous offre une conversation poétique. Un livre poignant à découvrir !
Un récit d'une grande honnêteté, que je conçois comme la preuve de l'embrassement d'une certaine vulnérabilité, d'une certaine humanité. Parce que mettre en lumière une telle réalité familiale est aussi une preuve de courage. J'aime que l'auteur grandisse à travers ses pages, ses années de vie, malgré quelques régressions qu'on ne saurait ne pas lui pardonner. J'aime qu'il rappelle que son frère n'est pas qu'une maladie. Parce qu'il est tellement plus. Parce que ce livre en est la preuve. Une lecture poignante, qui n'est autre que la belle histoire d'une fraternité à toute épreuve.
Lu en aprèm ensoleillée, redonne l’envie de liberté totale et de réconciliation à la marge. L’envie de voyages, la totale insoumission aux normes, l’inadaptabilité, l’amour pour des parents pour autant une famille dysfonctionnelle, des silences, Une irrépressible envie de bouger, un esprit jamais en repos, et au contraire une apathie et une résignation parfois insurmontable… L’envie de sonder tout au bout des profondeurs maritimes pour voir à quelle point c’est calme, la peur de découvrir ce qui remonte à la surface Beaucoup de choses qui résonnent dans leurs deux facettes complémentaires
Another French book club book. It was not an easy read, due to the jargon, but that was not why I rated it only two stars. I was a bit disappointed because the book felt chaotic and gave too little insight into Thibault's personality and his schizophrenia. I did not learn anything about schizophrenia from the novel. I liked the description of the brothers' relationship and Gringe's honesty in putting to paper how he felt he fell short. So, it was okay for what it was, but I felt it could have been much more.
La vie de Gringe existe à part entière et n'est pas vraiment celle que l'on croit. Son frère est schizophrène et la vie n'est pas rose, elle est même souvent douloureuse, parfois sordide. Récit sombre, parfois glaçant mais empreint d'une certaine beauté et d'un certain optimisme. Le génie et la folie ne sont qu'un à l'instar de Janus ! J'ai toujours vu Gringe peu assuré dans l'ombre d'Orelsan, avec ce témoignage je comprends mieux pourquoi. Même si le récit est une constellation de souvenirs épars (sans réelle structure), j'ai bien aimé l'écriture, le style est très fluide. Un deuxième ?