Revisitez le conte de La Petite Sirène avec Isabelle Lesteplume.
Il était une fois une tempête, un naufrage et un jeune homme retrouvé sur le rivage. Il était une fois un prince sirène prêt à tout pour devenir humain. Il était une fois un magicien au cœur brisé.
Embarqués par un coup du sort dans une chasse au trésor, ils sont loin de se douter de la menace qui plane. Mais quels liens pourraient avoir une cité engloutie, une perle ensorcelée, une bande d’insaisissables pirates et une arme légendaire ?
Au-delà des mensonges, Caleb, Erël et Abysse devront trouver toutes les réponses avant qu’il ne soit trop tard...
Car toutes les histoires possèdent un fond de vérité. Et certains mystères ne devraient jamais être dévoilés.
Les rumeurs prétendent qu'Isabelle serait un dragon ayant pris forme humaine afin de pouvoir lire plus facilement (en vérité, c'était surtout pour réguler sa consommation de chocolat chaud). Grande amatrice de contes et de fantasy, elle aime aussi explorer des planètes lointaines via la science-fiction ou des futurs alternatifs pleins d'engrenages, de machines formidables et de savants plus ou moins fous. Fan de Sherlock Holmes, vous la verrez aussi errer dans des Londres victoriens historiques ou fantasmés... L'aventure, l'amour et l'amitié sont toujours au centre de ses histoires. Qu'il s'agisse de pirates, de sirènes ou d'extraterrestres, après tout, l'important est toujours d'aimer et de rêver !
Je savais avant même de commencer ma lecture que j'allai adorer ce livre, et je n'ai pas étais déçue ! Je pense que c'est une de mes meilleures lectures de l'année. Déjà le fait que ce soit une relation polyamoureuse, qui plus est bien réalisée, m'a enchantée : Caled, Abysse et Erël sont tous les trois bien distincts, avec des qualités et des défauts propres, mais ils se complètent à la perfection. De plus, la relation que chacun entretient avec les deux autres est différente, ce qui renforce l'impression que deux d'entre eux ne pourraient vivre une histoire d'amour sans que le troisième soit présent. J'ai particulièrement aimé Erël, son passif avec une mère cruelle, ses traumatismes, et sa force de caractère qui le pousse à devenir lui-même et à pardonner loin des idéaux imposés dans son enfance. C'est une force tranquille qui équilibre l'intensité de Caled et la noirceur d'Abysse. J'avoue que j'aurais bien aimé savoir quelle taille ils font, histoire de pouvoir me représenter un peu mieux leurs échanges... L'intrigue en soi est tout aussi bien, on reconnaît les éléments qui s'inspirent du conte et de l'adaptation de Disney mais l'histoire va tellement plus loin, explorant des thèmes comme la relation entre un peuple et ses dirigeants ou le pardon de soi et des autres.
Au début de ce livre je me suis dit "C'est une simple réécriture de la Petite sirène" mais au fur et à mesure j'ai découvert un BIJOU magnifiquement écrit. Les personnages sont tout en nuances et en profondeur, chacun avec une personnalité distinctes, ses forces et ses faiblesses. A chaque fois que je lis un livre de cette autrice, je suis toujours impressionné par sa capacité a depeindre des personnages complexes complexes et avec des blessures profondes avec beaucoup de finesse et de délicatesse. Je ne parle pas de la romance si ce n'est pour dire qu'elle est douce et sonne juste.
C’est une réécriture de La Petite Sirène, avec un trouple m/m/m entre le Prince, la Sirène, et le Magicien. Comme on alterne entre trois points de vue, il faut un peu de temps pour apprendre à connaître et apprécier les personnages. Erël, Prince Sirène, est prisonnier du joug de sa mère maltraitante, qui le considère comme faible, lâche et stupide. C’est une façade qu’il s’est appliqué à cultiver pour qu’on le laisse tranquille, mais lorsqu’il sauve le Prince Caleb de la noyade, il est contraint de fuir.
Il va trouver Abysse, un Magicien aux écailles d’or. Celui-ci, rejeté par la société en raison de sa magie, se réfugie derrière une carapace de cruauté. C’est un personnage d’un abord un peu difficile, mais que j’ai adoré découvrir, surtout lorsqu’il commence à s’interroger sur ses actions… et à être torturé par la culpabilité ! En effet, irrité par ce qu’il perçoit comme de la naïveté et de l’idéalisme chez Erël, il lui prend sa voix en échange d’une apparence humaine et lui donne un ultimatum pour embrasser le Prince Caleb. Cette réécriture s’inspire donc davantage du Disney que du conte d’Andersen !
Caleb, qu’Erël rejoint donc, est un personnage que j’ai trouvé irritant par son irresponsabilité. Je comprends sa situation, mais son attitude me hérissait le poil ! La suite de mon avis : https://elainevker.com/blog/2022/04/1...