(ceci est un copier coller de mon devoir d'écriture critique)
L’homme le plus flippé du monde est une bande dessinée de Théo Grosjean dont vous avez peut-être déjà vu les cases noires, blanches et oranges particulièrement reconnaissables sur Instagram. Comme son titre l’indique, le thème de l’album c’est l’angoisse constante du personnage principal dans chaque situation du quotidien, et pour être honnête, c’est assez facile de se retrouver dans l’expérience de l’auteur. Sous couvert de raconter des petites anecdotes drôles de la vie de tous les jours, Théo Grosjean déroule en fait le fil insidieux de l’anxiété qui se trouve partout, même dans les détails les plus banals du quotidien. Le format des chapitres indépendants et courts permet de sauter d’une histoire à l’autre, d’en rater une, de revenir en arrière, ou même d’ouvrir la bande dessinée au hasard et lire la planche sur laquelle on vient de tomber. Et juste au moment où on a l’impression que ça commence à faire beaucoup de petites anecdotes sans lien entre elles, un fil rouge apparaît. Tout ça pour dire que L’homme le plus flippé du monde c’est une lecture drôle, divertissante, qui tape parfois un peu trop prêt de sa propre expérience de l’angoisse et qui est au final bien plus sérieuse qu’elle ne veut le laisser croire.