Lorsque les portes massives de la Villa Anima se referment derrière elle, Magdalène a le sentiment d'être engloutie par un monstre. Mais dans cet endroit mythique foulé par les plus grands elle ne peut se retourner si elle veut atteindre son objectif : remporter la première épreuve de l'Esprit, celle de l'écharpe verte. Un simple morceau de soie qui lui octroierait un statut dans la société, alors qu'elle est une femme, ainsi que le droit de mettre un terme à cette grossesse qu'elle ne désire pas du haut de ses seize ans. Quelle sera la nature du défi à relever ? Nécessite-t-il, comme on le dit, des aptitudes spirituelles hors du commun ? Magda se prépare comme elle peut entre ces murs où elle assiste à d'étranges phénomènes, allant jusqu'à se demander si son esprit lui joue des tours... ou si quelqu'un ne souhaiterait pas la détourner de son projet. Le méprisant maître de cérémonie peut-être, devant lequel elle peine à étouffer une ambition nouvelle. Car, si elle parvient à obtenir la première épreuve, pourquoi s'arrêterait-elle en chemin ?
Je suis née dans les années nonante dans la ville d’Ambiorix, le même jour qu’un certain sorcier à la cicatrice en forme d’éclair…
Détentrice d’un master en Langues et littératures françaises et romanes de l’Université de Liège, spécialisé en littérature du 19e siècle à nos jours, ainsi que d’un master en Langues et lettres romanes de l’Université catholique de Louvain, orienté vers les métiers du livre et de l’édition, je suis bloggeuse à mes heures et correctrice juridique au quotidien.
Influencée dès l’enfance par les romans de Pierre Bottero, Moka et Jean-Claude Mourlevat, je fais mes premières armes dans l’univers foisonnant des fanfictions avant d’écrire des textes originaux.
Mon premier roman, « Villa Anima », est publié aux éditions Gulf Stream, dans la collection « Échos ».
Dans un monde où les filles n’ont d’autres choix que de se taire et baisser la tête, Magdalena va défier l’autorité pour affronter les épreuves de la Villa Anima. Plusieurs écharpes de couleurs à gagner, mais il faut savoir quand s’arrêter, au risque de tout perdre. Un mélange entre Hunger Games et la Servante écarlate avec une pincée de fantastique. C’est une histoire révoltante et effrayante. C’est un roman féministe, qui parle d’ambition et de vérité et qui résonne énormément dans le monde dans lequel on vit. Un monde où le droit à l’avortement est remis en question, où règne toujours le patriarcat et où l’on fait encore bien trop croire à la femme qu’elle est inférieure à l’homme. C’est cette colère qu’exprime l’autrice dans son histoire, dans un récit très bien ficelés.
Grosse déception pour un livre qui m'avait attirée pour sa sublime couverture, et son résumé qui fleurait bon le féminisme. Pour commencer, Magda est fade. J'ai trouvé qu'elle n'avait pas vraiment de personnalité, et je ne me suis jamais attachée à elle. Ni à personne d'ailleurs. L'histoire démarre assez vite mais n'est pas intéressante, du moins jusqu'à la première moitié où on commence à mieux discerner l'univers (sous-exploité je trouve). Les épreuves sont peu intéressantes, sauf éventuellement la dernière. L'épilogue aurait pu avoir son propre roman. Enfin, l'idée de départ était bonne et avait du potentiel du point de vue du féminisme, mais l'exécution me laisse de marbre.
L'idée de base était intéressante mais, pour moi, l'exécution n'était pas à la hauteur. Tout semblait survolé, je n'ai pas su m'attacher aux personnages car ils ne semblaient pas avoir de réelle personnalité. L'univers aurait mérité d'être plus développé. Je pense qu'il aurait fallu 2 livres ou alors un livre d'au moins 500 pages pour pouvoir développer correctement les personnages, l'univers et l'histoire. Tout semblait pour le coup un peu trop facile et manquait de développement. C'est dommage car il y avait un bon potentiel mais je n'ai pas réussi à accrocher.
Un one-shot puissant et féministe. Le surnaturel qui surprend à chaque page. J'ai aimé parcourir les épreuves avec Magdaleine d'Eau-Noire, jeune fille de 16 ans prête à se révolter contre un système pourri jusqu'à l'os.
3.5 ⭐️ Dans une société marquée par le patriarcat et par la répression des droits des femmes, Magda, seize ans, défie la Villa Anima afin d’obtenir l’écharpe qui lui assurera le droit à l’avortement. Si l’histoire et ses thématiques sous-jacentes mériteraient plus de développement, le récit constitue une bonne introduction aux questionnements qui entourent le mouvement féministe. Plus jeune, c’est un roman que j’aurais rêvé avoir entre les mains.
Bien que le fil des événements se révèle relativement prévisible, je me suis plongée progressivement dans l’histoire et j’ai fini par apprécier sincèrement son déroulé. Magda incarne la persévérance et l’ambition. Elle porte notre voix à toutes dans une société qui n’est finalement pas si éloignée de la réalité.
J'ai commencé ce roman avec envie, mais ai été malheureusement déçue par ma lecture. Je précise, comme toujours, que cet avis ne concerne que moi et est purement subjectif, et surtout qu’en aucun cas il n’est là pour descendre l’auteure et son œuvre. Magda est une jeune fille de 16 ans qui, pour interrompre sa grossesse, décide de passer l’épreuve de la Villa Anima, un manoir où plusieurs surprises l’attendent, et où la réalité du monde aura sur elle une influence décisive. Les idées étaient vraiment bonnes et il y avait beaucoup de matières à exploiter, malheureusement j’ai eu le sentiment que l’intrigue ne restait qu’à la surface des choses. L’univers n’est pas exploité, la géopolitique à peine abordée, et tout défile trop vite. Je ne suis parvenue à ne m’accrocher à aucun personnage, parce que j’ai eu l’impression qu’ils n’étaient pas vraiment travaillés ; Magda est douée, Abel est doux, Racal est forte, la mère de Magda est sage, l’antagoniste est méchant, Théodore est gentil. Ils n’ont qu’un trait de caractère qui les définit sur toutes les pages, et qui pour moi, ont fait d’eux des personnages fades. Ils avaient tous quelque chose qui aurait pu être approfondi, des traits plus nuancés, des tics de langage, des manières, etc. Je trouve ça dommage. Concernant l’intrigue, j’avoue que c’est la partie qui m’a le plus dérangée, parce que je savais ce qui allait arriver avant même que le livre le mentionne. Arrivée à la page 100, la fin était toute tracée, et ça n’a pas loupé. Je trouve qu’il n’y a pas vraiment d’enjeux, d’émotions, de sursauts émotionnels, de véritables défaites, de véritables peurs. Tout était facile et s’enchaînait sans qu’aucun bâton ne vienne entraver la route de Magda qui, d’un coup, change d’idée, de projets d’avenir, et on ne sait pas vraiment pourquoi. Les épreuves que les jurés disent insurmontables sont tout à fait abordables pour Magda, puisqu’elle n’a l’air d’avoir ni défaut ni faille, et qu’elle est plus forte que tous les autres, au point de réussir ce que personne n’est parvenu à faire pendant des décennies. J’ai tout trouvé trop facile, trop simple, trop léger. Que ce soit du jeunesse à mon sens ne veut rien dire sur le fait que la politique aurait pu être plus abordée, surtout vue le tournant que prend l’histoire. Ça m’a un peu frustrée, parce que les idées étaient vraiment super, et qu’il y avait un potentiel fou, mais on ne peut pas tout faire rentrer dans quasi 68k mots pour de la dystopie. Même si la plume est simple et se lit sans mal, tout m’a laissée de marbre, et je n’ai pas réussi à rentrer dans l’histoire, parce que je ne suis pas parvenue à saisir les enjeux. J’en suis vraiment désolée. Mais je ne suis sans doute pas la cible, et ce livre plaira sûrement à ceux qui apprécient les dystopies jeunesse.
Globalement, et comme pas mal des lecteurices de cette lecture commune, je ressors assez déçue de cette lecture, pour plein de raisons, mais il y a quand même quelques points sympa qu’on va mettre en avant aussi.
D’abord, l’héroïne m’a plutôt plu ! Dans un univers dystopique où les femmes ont été encore (plus) privées de droits, Magdalène choisit de présenter les épreuves de la Villa Anima pour espérer s’élever dans la société. Elle le fait pour avoir le droit et l’accès à l’avortement, et elle rêve de changer son monde pour en faire un monde plus équitable. J’ai aimé tout cet aspect du récit. Une héroïne forte, cette volonté de se rebeller et de tout casser là, elle aurait été fait partie des meilleures manifs féministes elle, c’est sûr. Du coup, j’étais plutôt à fond derrière elle.
Côté intrigue, ça pèche un peu plus. Même si ce côté dystopique avec des épreuves est assez vu et revu, ce n’est pas forcément quelque chose qui me gène. C’est surtout que ça avance trop vite, trop facilement, et que ça manque de surprise quoi. Disons que Mag va devoir passer plusieurs épreuve, et à la fin de la première on a bien compris comment ça fonctionnait et on sait de suite où la suite va. Finalement, ça manque un peu d’enjeux. La fin est aussi super rapide et termine l’histoire en seulement quelques pages. C’est dommage, car il y avait des choses intéressantes sinon dans ces épreuves et dans ce concept de société. Il y a aussi des choses qui ont été trop exploitées, des choses pas assez et on en ressort avec quelque chose qui déborde de trop de trucs, vous voyez ?
Cela n’enlève pas au fait que j’ai passé un bon moment. Ce roman se lit vite, il m’a quand même assez intéressée pour que je n’abandonne pas. Je pense que suivant la ou le lecteurice ça peut marcher !
En bref, une lecture moyenne, trop de vus et revus, trop prévisible et rapide, malgré quelques trucs intéressants notamment le fait qu’on ait une héroïne assez féministe et rebelle !
Très bonne surprise et très bonne lecture. J'ai retrouvé l'ambiance des dystopies des années 2000 2010. Ca m'a beaucoup plu. A chaque étape de l'histoire, on apprend une leçon. La réflexion n'est pas poussée en profondeur parce que le livre fait 300 pages mais il nous rappelle qu'aucun droit n'est acquis et que c'est une bataille de chaque instant pour les conserver.
Magda est une jeune femme du peuple dans un monde gouverné par la Main (en d’autres termes par des hommes) qui apprend qu’elle est enceinte alors qu’elle n’a que 16 ans. Son avenir lui semble alors tout tracé : se marier, élever ses enfants… se taire. Hors Magda ne fait pas partie de ces femmes qui courbent l’échine et décide de tenter de changer son destin. Pour cela elle se rend à la Villa Anima qui, grâce à une série d’épreuves, permet d’acquérir plus de droits et de libertés. Mais Magda va rapidement décider qu’elle est capable de plus que juste réussir la première épreuve.
De prime abord : super prémisse ! Il y a le potentiel d’en faire un livre féministe, avec l’exploration de concepts intéressant (le huit-clos de la Villa Anima, les épreuves etc…). Malheureusement… ça tombe un peu à plat. Il y a très peu de suspens quant à la finalité de l’histoire, les épreuves sont trop facilement réussies par l’héroïne et SURTOUT l’autrice a voulu mettre un aspect fantastique à l’histoire en introduisant de la magie…. Mais uniquement dans les 75 dernières pages ce qui ne fait aucun sens avec le début de l’histoire.
C’est cependant un livre que je recommande à tous les lecteurs qui souhaitent essayer des livres plus féministe. Je trouve que c’est une bonne introduction, avec des concepts très actuels. C’est une lecture rapide et facile qui est tout de même plaisante. Mais ne vous attendez pas à une histoire révolutionnaire.
Attirée par la petite touche francophone, j'avoue que la plume a rendu ma lecture très addictive. On suit une jeune adolescente issue de la classe sociale la moins élevée, désireuse d'indépendance, d'amour et de colère.
Là où je suis restée dubitative ce sont les thématiques abordées, qui font passées l'héroïne pour une femme mûre désabusée alors qu'elle n'a que 16 ans. Cela aurait été intéressant d'avoir une parenthèse d'un point de vue narrateur et d'y inclure le point de vue engagé de l'auteurice.
Certains détails n'amènent pas vraiment d'eau au moulin et les mystères sont légions. Magdalena prend vraiment tout l'espace et éclipse parfois des personnages secondaires qu'on aimerait plus présent.
Je suis mitigée par cette lecture car d'un côté je n'ai pas eu les réponses et les réflections que j'attendais de l'autre je me suis prise au jeu et j'utilisais toutes les cartes pour deviner et résoudre moi-même les énigmes à notre disposition.
«le pire des hommes vaudra toujours mieux que la meilleure des femmes.»
Villa Anima promettait un huis clos oppressant et féministe, et c'est ce que nous avons eu.
très bien écrite, l'histoire est très intéressante. le monde dépeint par Mathilde Maras résonne avec notre réalité et c'est terrifiant.
Magda est une jeune fille brillante, généreuse et ambitieuse. j'ai beaucoup aimé la suivre dans ses doutes mais aussi ses forces et ses convictions.
malheureusement, je trouve la construction du livre un peu bancale, trop fouillie. certaines informations auraient pu apparaître plus tôt, tout comme l'incipit qui aurait mérité un plus gros développement. de plus, j'ai trouvé l'histoire un peu naïve, trop facile par moment.
malgré tout, j'ai trouvé les épreuves très prenantes et la fin m'a énormément plu.
🤚🤚
à toutes les jeunes âmes en quête du meilleur des mondes.
Dans ce récit féministe, Mathilde Maras pointe du doigt l’importance d’oser aller jusqu’au bout de son idée lorsque l’on désire quelque chose. Et pouvait-on espérer meilleur message pour un premier roman publié ? Elle montre également la manière progressive et insidieuse dont se construit un régime oppressif, poussant les jeunes lecteurs à réfléchir et à imaginer une explication bien plus que binaire (noire ou blanche) aux dérives extrêmes qu’un tel régime peut engendrer, quels que soient le lieu et l’époque.
Sincèrement, j'ai adoré. Un livre où l'on parle de la place de la femme dans une société totalement patriarcal et dirigée par des castes plus que découpée. On y suit l'histoire d'une jeune femme qui, malgré toutes les histoires qui se font entendre sur la Villa Anima et donc la seule possibilité de monter en rang dans la société, décide de relever les défis.
Féministe, c'est un livre que j'ai grandement apprécié, même si l'univers aurait mérité d'être plus développé et approfondi.
Bonne lecture avec de bons messages féministes. Magda est une héroïne intelligente et rebelle qu'on aime suivre dans ces épreuves. Par contre, les passages fantastiques sont déroutant et peuvent parfois perdre le lecteur.
Il a longtemps traîné sur mon étagère à prendre la poussière (Sorry), mais le soir où prise par un élan de féminisme je me décidai à le lire, je ne l'ai pas regretté. De base je n'étais censée ne lire que 5 ou 6 chapitres parce qu'il était déjà tard, mais bon vous me connaissez, je n'ai pas vu les heures passées et me suis retrouvée avec seulement 4h de sommeil à la place de 7. C'est pour vous dire combien j'ai été passionnée par ce récit mêlant magie, intrigue et girl power. Malgré le récit fantaisiste, l'héroïne a tout de plus vrai, c'est ce que j'appelle une Femme (oui avec un grand F), en effet Magdalène sait prendre sa vie en main, et n'a certainement pas besoin d'un homme pour le faire. Je recommande ce bouquin si des envies de meurtre envers les hommes vous prends. #lirecartuerleshommesestinterdit