Horrible. On entend souvent parler des pensionnats et des abus de l'Église. Ici, on parle surtout du racisme systémique à l'origine des disparitions des enfants dans les années 1970.
J'ai moins aimé le style d'écriture docu-enquête. Une journaliste québécoise (blanche) cherche la vérité sur les enfants autochtones disparus. D'un point de vue extérieur, assez objectif car elle relate les faits racontés par d'autres. Personnellement, je préfère l'intimité d'une histoire racontée par la victime, son vécu, ses perceptions, ses émotions, ses pensées.
J'ai d'ailleurs l'impression que ce roman est le script de ses trois reportages mentionnés à plusieurs reprises: Pakuashipi: à la recherche des enfants disparus, Les enfants fantômes, et Les Oblats: régner sur les âmes et les corps. Je n'ai cependant pas vu ses reportages donc je ne peux comparer.
Par ailleurs, la premiere moitié du livre est plutôt lente et redondante puis les événements se diversifient, le rythme s'accélère.
Sommes toutes, cette lecture nous ouvre l'esprit sur les blessures des autochtones et leurs traumatismes encore ressentis à ce jour. Ouvrons nos coeurs à ce peuple meurtrie.