Auassat – « les enfants », en innu – dévoile un chapitre ignoré de nos relations avec les Premières Nations, une histoire terrible qui explique les traumatismes transmis d’une génération à l’autre, jusqu’à aujourd’hui. Au début des années 1970, des enfants autochtones sont disparus après avoir été envoyés à l’hôpital pour y être soignés sans leurs parents. Certains, déclarés morts alors qu’ils ne l’étaient pas, ont été adoptés. Plusieurs ont perdu la vie sans que leurs proches en aient été avertis. Encore aujourd’hui, les familles cherchent ces enfants qui n’ont jamais été oubliés.
Une horreur sans nom qui me donnent envie de brûler les églises. En espérant que notre société saura redonner aux premières nations comme il se doit après tant de souffrances. À lire absolument.
Loué: Tellement percutant comme histoire, j’ai continué d’en apprendre encore plus sur les malheurs et l’impuissance des peuples autochtones contre le gouvernement et l’église catholique autour de 1970. Une histoire racontré avec brio, Anne Panasuk nous amène à travers son enquête de manière très intriguante.
Ouf, c’est bouleversant, mais ô combien nécessaire. Je crois que c’est de notre devoir de s’instruire et de ne pas ignorer/oublier ce qu’il s’est passé, ici même au Québec, il n’y a pas si longtemps!
Je l'ai trouvé très intéressant et pertinent et portant sur un sujet dont j'ignorais pratiquement tout. J'ai beaucoup aimé la direction logique qu'il a pris. On parle d'abord des enfants disparaissant de leur famille pour se rendre à l'hôpital et le lien est fait avec les religieux et les impacts que ces derniers ont eu.
Je le recommande grandement à tous ceux et celles qui désirent s'éduquer sur la réalité autochtones au Québec dans les années 70, une époque qui est moins connue que les pensionnats autochtones ou le sixties scoop des années 60.
J'avais emprunté l'ouvrage à une amie, mais je vais définitivement l'ajouter à ma bibliothèque personnelle.
Je me sens mal à l’aise de dire que ce livre était « bon » ou « excellent ». Est-ce qu’il était bien écrit ? Oui. Est-ce que l’autrice sait garder notre attention ? Oui. Est-ce que l’histoire nous touche et fait vivre des émotions ? Absolument. Mais est-ce qu’il était bon ?
J’ai été grandement boulversé tout au long de ma lecture. Les témoignages sont poignants et difficiles à avaler. Je ne peux pas croire qu’encore aujourd’hui on remette en question et on doute des dénonciations des personnes autochtones. En plus de voler leur territoire, nous leur avons volé leurs enfants et leur santé mentale. Je salue le courage des personnes qui ont témoigné dans ce livre. J’espère qu’ils ont reçu le soutien moral nécessaire par la suite.
Ça fait énormément mal. Mais la route vers la réconciliation sera difficile. S.v.p. prenez le temps de vous instruire.. un petit pas vers cette vérité.
Prenez vos privilèges afin de les utiliser en levier pour faire avancer les choses.
L'autrice, selon moi, mérite absolument tout le respect que les autochtones vont lui donner au fil du temps.
Malgré le style journalistique qui m'a moins plu, ce livre est à lire par tous, pour mieux comprendre la réalité des peuples autochtones et toute l'horreur qu'ils ont vécue ! On arrive alors à mieux comprendre leur colère envers les gouvernements.
Il s’agit d’un livre important que nous devrions tous lire pour comprendre ce qu’ont vécu beaucoup trop d’autochtones. Oui, on aborde les enfants disparus, ou plutôt volés, mais aussi toutes ces atrocités d’agressions sexuelles des oblats envers des enfants et femmes autochtones. La manipulation psychologique régnait à cette époque, ce qui donnait le champ libre à tous ces pédophiles et agresseurs.
Cette lecture est complètement frustrante et bouleversante, mais nécessaire.
Ce livre est écrit avec intelligence, compassion et surtout du courage de l'auteure et des survivants. Je recommande à tous qui veulent comprendre toute l'ampleur de ce que nos peuples autochtones on subit
Si vous voulais connaître et comprendre les premières nations. C'est un très bon livre. Je ne pensais pas qu'il vivaient autant de problème et de difficultés. Tout québécois devrait lire ce livre pour comprendre ce peuple.
Auassat est un récit bouleversant qui explore un chapitre sombre et trop souvent ignoré de l’histoire canadienne : l’enlèvement d’enfants dans les communautés autochtones du Québec. Ce livre est une véritable révélation pour ceux qui ne connaissent pas cette réalité, et il pose un regard sans concession sur les injustices subies par ces familles.
À travers des témoignages poignants , l’auteur met en lumière les ravages causés par ces pratiques coloniales, tant sur le plan individuel que collectif. Ce qui frappe, c’est l’ampleur du silence entourant ces événements. On réalise à quel point ces histoires ont été occultées dans l’éducation et les discours publics, alors qu’elles devraient occuper une place centrale dans notre compréhension de l’histoire québécoise et canadienne.
Les Oblats religieux catholiques, le système de santé, et le gouvernement ont joué un rôle actif dans ces enlèvements, soit par leur silence, soit en les orchestrant directement. Ces entités, qui auraient dû protéger les familles et les enfants, ont plutôt agi comme des instruments de destruction culturelle et familiale.
Ouf, mais si important à lire. L'intensité et les proportions de l'abus des curés Oblats et la complicité des organisations de santé est dure à lire et à accepter, mais c'est une lecture essentielle selon moi. Pour comprendre ce qui est arrivé, et pour comprendre les impacts. Le genre de lecture qui vont rester avec nous.
"C'est Robert Dominique qui me l'apprend avec l'humour caractéristique des Innus.
- La seule communauté à ma connaissance qui ont jamais eu de problème avec des curés, c'est la communauté d'Essipit [Escoumins]
C'est rough. Incroyablement rough à lire. Mais oh combien important. J'ai énormément d'admiration pour les survivants, leurs familles et leur résilience et je suis grandement reconnaissant.e que les témoignages s'accumulent et soient enfin entendus.
J'ai également énormément envie de traîner les membres complices de la communauté des Oblats par la gorge jusque devant les tribunaux.
Honnêtement j'ai vraiment de la difficulté à exprimer toutes les émotions causées par cette lecture. Calisse que ça fait mal.
Un livre qui percute et lève le voile sur les atrocités vécues par des peuples autochtones. Criant de douleur et de vérité, cet ouvrage est indispensable pour ouvrir la voie vers la réconciliation et les réparations nécessaires à guérir plusieurs générations jusqu'à maintenant emprisonnées dans le silence.
Would be nice if it were translated into English so it could open up to Anglo audiences that can help shed light onto these atrocities. It’s a difficult read but an important one
De les écouter, même si c'est souvent très difficile à entendre, de les lire, même si notre cerveau ne voudrait pas traiter les informations si cruelles à leur égard, est un minimum que l'on doit faire avant de penser à la réconciliation. Merci de le lire et d'en parler.
Voici une lecture personnelle idéale pour faire un pas vers l'avant et comprendre ce qui s'est passé dans la passé. Le passé malheureusement pas si lointoin. Grâce à l'anthropologue, journaliste et auteure Anne Panasuk a su mener l'enquête sur cette terrible histoire des enfants disparus et nous la partager par le biais de ce roman.
N'ayez pas peur, l'histoire est laide, mais il faut la connaître pour éviter de la répéter.
Ouf! C'est avec ce genre de récit documentaire que je réalise que j'en sais très peu sur ce qui s'est passé ici au Québec.
La journaliste Anne Panasuk enquête sur la disparation de plusieurs enfants autochtones pendant les années 1970. Des enfants malades, amenés à l'hôpital qu'on n'a plus jamais revus.
Les événements sont bien documentés. Le style d'écriture est un mélange de langage journalistique et familier qui transmet bien l'indignation et l'horreur de ce qui s'est passé. Cette lecture m'a donné le goût d'en apprendre plus et je vais certainement explorer le balado sur le sujet.
Horrible. On entend souvent parler des pensionnats et des abus de l'Église. Ici, on parle surtout du racisme systémique à l'origine des disparitions des enfants dans les années 1970.
J'ai moins aimé le style d'écriture docu-enquête. Une journaliste québécoise (blanche) cherche la vérité sur les enfants autochtones disparus. D'un point de vue extérieur, assez objectif car elle relate les faits racontés par d'autres. Personnellement, je préfère l'intimité d'une histoire racontée par la victime, son vécu, ses perceptions, ses émotions, ses pensées.
J'ai d'ailleurs l'impression que ce roman est le script de ses trois reportages mentionnés à plusieurs reprises: Pakuashipi: à la recherche des enfants disparus, Les enfants fantômes, et Les Oblats: régner sur les âmes et les corps. Je n'ai cependant pas vu ses reportages donc je ne peux comparer.
Par ailleurs, la premiere moitié du livre est plutôt lente et redondante puis les événements se diversifient, le rythme s'accélère.
Sommes toutes, cette lecture nous ouvre l'esprit sur les blessures des autochtones et leurs traumatismes encore ressentis à ce jour. Ouvrons nos coeurs à ce peuple meurtrie.
Depuis les dernières années, nous avons beaucoup entendu parlé des abus qui ont été faits sur les communautés autochtones du Québec et je voulais en savoir plus.
Je ne m'attendais pas à ça. L'autrice Anne Panasuk a fait preuve d'une rigueur sans faille et a traité de sujets délicats et difficiles avec le plus grand respect. Certes, le style est très journalistique, mais il permet de saisir l'ampleur des tragédies vécues par les Innus, les Atikamekw (pour ne nommer que ceux-là), notamment des disparitions d'enfants malades, des abus sexuels, des déportations et j'en passe.
L'autrice passe aussi en revue le rôle joué par les missionnaires et prêtres oblats et dénonce avec fermeté les abus qui lui ont été confiés par les survivants.
Cet ouvrage permet de mieux saisir cette réalité qui a lieu depuis de nombreuses décennies et qui est souvent cachée. J'ai apprécié le respect dont fait preuve l'autrice, mais aussi son souci du détail et son approche humaine et empathique envers les survivants.
Sujet extrêmement important mais surtout l’effort mis dans les démarches de cette recherche est incroyable. Tel qu’il est dit dans le livre, il s’agit de notre histoire et on devrait faire de la recherche pour connaître véritablement tout ce qui s’est passé.
Plutôt que des formations sur le racisme ici et là, c’est réellement comme ça qu’on saura la vérité et qu’il pourrait y avoir une confiance entre les autochtones et les Québécois. C’est pas des formations sur le racisme qui ferait en sorte que ces peuples se sentiront à l’aise d’aller à l’hôpital ou dans une institution gouvernementale...
Ce livre le démontre très bien, comment peuvent-ils faire confiance à un peuple qui n’investigue pas sur ses pratiques passées ? Comment améliorer le présent quand on ne connaît même pas le passé?
Je recommande et j’ai déjà commencé à le recommander.