Une introspection rare et précieuse, témoignage d'une jeunesse qui doit vivre coûte que coûte... en peu de mots et une multitude de traits à l'encre noire.
Another French comic I read w the help of google translate, but thankfully this one used words sparingly. These are shorts following a woman battling with mental health issues, primarily depression and anxiety. A few of these shorts are nightmares that Simone has. In the first short Simone has a dream that she is being judged in a Kafkaesque trial -- she's found guilty and is sent to a dungeon (?). When awake, she goes out into the world and the ugly world and its ugly people judge her and shame her, which looks/feels just like her nightmares. (In one story she is looking at lines on a tile floor, a random stranger calls her out and tells her to stop staring at the floor, and she apologizes. Shame seeps through these stories.) Her parents are insensitive jerks who seem to actively dislike their daughter for being depressed and who honestly taught her all the shame she feels. Scratchy kinda ugly art style that I enjoyed. Absurd and bleak.
Simone c'est elle. Au quotidien elle vit avec son anxiété, sa dépression et son hypersensibilité. Rien n'est simple. Tout est épreuve. Surtout gérer les réactions des gens autour d'elle, leur incompréhension face à ses troubles...
À travers cette biographie fragmentée, Simone F. Baumann se met à nu avec beaucoup de sincérité. Elle nous plonge dans les abîmes de ses pensées les plus intimes. Un peu à la façon d'un journal intime dessiné elle nous livre ses cauchemars, ses angoisses et ses obsessions avec un humour noir et un second degré déroutant.
L'autrice illustratrice met le tout en images avec un trait très personnel, très sombre, noir, hachuré, texturé. Ses maux prennent vie à l'encre de Chine, et envahissent les pages, qui grouillent et fourmillent de détails. Un style atypique qui se lit et se ressent comme une catharsis.
Mais malgré les qualités évidentes du travail de Simone F. Baumann, et l'expérience de ma propre hypersensibilité et de mes troubles anxieux, je suis restée totalement en dehors de ce roman graphique. La forme narrative et stylistique très personnelle et le côté éclaté du récit m'ont un peu déroutée et finalement je suis restée hermétique à Simone et moi.
Encore une fois, Simone F. Baumann m'a impressionné, m'a laissé sans voix et m'a remué intérieurement.
Je n'arrive toujours pas à croire que j'ai réussi à transmettre autant et quelque chose de si difficile à expliquer en si peu de mots et d'une manière si visuelle.
Je pense que c'est une histoire un peu difficile à comprendre si vous n'avez pas connu de dépression, d'anxiété, de panique...
Malheureusement, je me suis senti identifié dans plusieurs des situations que Simone nous montre.
Cette incompréhension des autres, ces moments de solitude, se sentir mal et ne pas savoir pourquoi, le sentiment que tout le monde vous juge, vivre en automatique, des moments de ne rien ressentir et des moments de ressentir plus que vous ne pouvez gérer.
L'abîme, les ténèbres, la lumière à la fin et jour après jour recommencent.
C'est un livre qui ne se lit pas, c'est un livre qui se ressent.