Quatorze fois Huguette a été harcelée, touchée, embrassée contre son gré, violée. Quatorze fois elle s’est relevée, grelottante de honte ou couverte de sang. Et, comme toutes les Huguette, elle s’est refermée sur ses secrets. Quatorze fois, Huguette a survécu. Aujourd’hui qu’elle est vieille, lui reviennent les mots d’un poème ancien : « Ô madame, pourquoi ce chagrin qui vous suit? » Alors, Huguette s’attelle à extraire de sa mémoire ces événements qui l’ont marquée. Exilée dans un conteneur sans fenêtre, au milieu d’un paysage beau et aride (comme dans son film préféré, L’homme sans passé), elle se consacre toute entière à la tâche. Une fille sans fusil est son histoire, celle d’une Huguette qui aurait voulu être Jeanne d’Arc.
Une histoire écrite de manière très personnelle. C'est un sujet lourd et traité : les violences faites aux femmes. Une lecture difficile, mais pertinentes.
Un court roman qui se lit d’un seul souffle et qui ne laisse personne indemne. C'était magnifique, définitivement à lire! ⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀⠀ « Quand je dis rien, je veux dire rien. Une chose qui n’Avait pas eu lieu. Car, si ça avait eu lieu, il aurait eu un geste gentil, après. Un regard. Ou il aurait dit quelque chose d’agréable, comme entre gens polis. Mais qu’aurait-il pu dire, puisque ce n’était pas arrivé. Rien. Ça ne s’était pas passé. Un moment venu d’ailleurs, d’un autre espace-temps, une parenthèse improbable. À par le fait que c’était très violent, ce n’était pas violent. »
Je vais répéter ce que plusieurs écrivent ici à propos de ce livre: c'est un livre difficile à décrire. L'autrice a un style qui lui est propre, entre l'absurde pas moment, l'onirisme parfois, le récit, l'autofiction , le cru, le doux. En commençant ma lecture, je ne pensais pas que j'allais aimé, j'étais assez confuse disons, mais je lui ai donné une chance et je ne regrette pas! C'est beau, c'est poignant, original, pertinent et nécessaire !
Difficile pour moi d’évaluer une telle œuvre littéraire. Ce n’est pas le genre de livres que j’ai l’habitude d’avoir entre les mains mais je crois qu’il est bon de diversifier les styles littéraires, de faire une incursion dans un autre monde. On devine rapidement le propos même si l’écriture fourmille de sous-entendus et de figures de style. Comme c’est très court, on peut se permettre d’explorer un nouveau genre. Peut-être aussi de faire un voyage dans notre passé. L’histoire d’Huguettte ressemble à celle de bien d’autres, malheureusement. Et c’est pourquoi Une fille sans fusil demeure une œuvre essentielle.
C’est extrêmement violent que de lire sur de multiples viols et tentatives de viol alors que tout petit bébé nous dort dans les bras. Ce court roman (ou nouvelle) fait certainement réfléchir. Plusieurs des histoires datent d’une autre époque, là où une classe du primaire pouvait compter 7 Huguette, et bien que aujourd’hui la religion ait moins d’emprise sur la société, je ne suis pas certaines que les tabous qui entourent les viols soient vraiment moins pires.
Je ne lis pas souvent de lire de ce genre. Vu la grosseur, je me suis dit que j'allais lire ça dans ma soirée. Comme de fait, ça se lit d'une traite. Les propos sont touchants, nécessaires et malheureusement, vécus par plusieurs femmes dans ce monde. Je ne peux pas dire que j'ai accroché sur le style d'écriture de l'auteure. Pas forcément un livre que je recommanderai, mais je suis heureuse d'en avoir fait la découverte.
Court récit intense et puissant ! L’histoire de Huguette semblable à tellement d’autres. Une femme victime de plusieurs viols au cours de sa vie doit apprendre à vivre avec ses blessures intérieures.
Ce livre se lit d’une traite vu la grosseur. Par contre, il est important de faire des pauses afin de prendre soin de soi puisque ce n’est pas un livre facile à lire. La plume de l’autrice rend le tout un peu plus léger malgré tout.
TW: On y aborde le sujet du viol, du consentement.
J’aurais aimé que l’autrice développe davantage les souvenirs qu’elle nous partage. Je m’attendais à plus vu le résumé. Tout de même, un livre nécessaire qui se lit d’un trait.