À quatorze ans, Virginie, Marie et Thomas sont arrachés à leurs familles sur ordre du gouvernement canadien. Avec les autres jeunes du village, ils sont envoyés, par avion, dans un pensionnat perdu sur une île à près de mille kilomètres de chez eux pour y être éduqués. On leur coupe les cheveux, on les lave et on leur donne un uniforme. Il leur est interdit de parler leur langue. Leur nom n'existe plus, ils sont désormais un numéro.
Soixante-dix ans plus tard, l'avocate Audrey Duval cherche à comprendre ce qui s'est passé à Fort George, l'île maudite balayée par l'impitoyable vent du large, et ce qu'il est advenu des trois jeunes disparus mystérieusement, sans laisser de trace.
Une histoire où l'amour et l'amitié offrent parfois les seuls remparts contre les agressions et la violence.
Michel Jean est un écrivain innu de la communauté de Mashteuiatsh, au Québec. Il a publié onze romans. Kukum, publié chez Libre Expression au Canada, Depaysage et Points en France, a remporté le Prix France-Québec 2020 et les prix VLEEL, Nature Nomade de même que le Prix du meilleur roman des lecteurs et libraires Points 2023.
Je n’ai qu’une chose à dire : tout le monde devrait lire ce livre. J’aimerais comprendre pourquoi ce n’est pas cette réalité qui nous est enseignée à l’école ? C’est notre devoir de savoir ce qui a pu se passer comme horreur dans les pensionnats autochtones. Définitivement à lire.
L’écriture est douce. L’histoire est dure. Le tout est bouleversant.
Entre passé et présent, entre douceur et douleur, on n’en sort pas indemne...Tout comme les nombreux enfants autochtones qui ont été arrachés à leur famille afin d’être violentés dans les pensionnats.
j’ai mal d’avoir lu de telles atrocités, j’ai le cœur gros, mais cette lecture est essentielle malgré sa dureté. Michel Jean a ce don de raconter et une chance que ses mots existent puisqu’ils permettent de raconter ces terribles événements … que l’on connaît, mais par rapport auxquels on se ferme encore trop souvent les yeux. ces histoires, celle de Marie, celle de Virginie et celle de Thomas et celle de Jeanne, elles sont celles de beaucoup trop d’enfants arrachés à leur famille.
Malgré qu’il ne soit pas facile à lire, je vous recommande absolument ce roman. ces 236 pages sont plus que nécessaires.
C’est incroyable à quel point les peuples autochtones ont souffert. C’est profondément fâchant, bouleversant même. Lire Le vent en parle encore rend ces injustices tellement réelles, parce que Michel Jean ne cherche pas à adoucir la vérité. Il donne une voix à des enfants et à des familles qu’on a voulu faire taire pendant des générations.
Ce qui m’a le plus frappée, c’est de réaliser que tout cela s’est passé ici, au Québec — pas il y a des siècles, mais il y a à peine quelques décennies. Et que beaucoup des responsables n’ont jamais eu à répondre de leurs actes, alors que les survivants portent encore les cicatrices physiques et psychologiques.
Mais en même temps, lire ce genre de livre, c’est participer — à notre manière — à ce devoir de mémoire. C’est refuser l’oubli.
Je crois sincèrement que ce livre est absolument nécessaire. L’écriture est à la fois belle et poétique, et le message, terriblement puissant. C’est une histoire qui va toujours vivre dans mon cœur.
Et je dois avouer… j’ai espéré jusqu’au dernier moment que Virginie et Charles auraient leur happy ending. 💔
This entire review has been hidden because of spoilers.
Quelle histoire atroce mais absolument nécessaire. J’ai encore des frissons et je serai à jamais chamboulée par ce roman qui devrait être enseigné dans tous les cours d’histoire au Canada. Je crois que c’est le meilleur livre que j’ai lu à date sur les Autochtones qui me permet réellement de “vivre” à travers la plume de l’auteur les atrocités qu’ont vécu les pensionnaires pendant des dizaines d’années et qui explique tellement bien les problématiques actuelles dans les communautés. Vraiment choquant!
Ayoye. Je comprends pas que ça ne soit pas une lecture obligatoire au cégep. Il y a une partie de moi qui est brisée, c’est à la fois horrible et doux. C’est si bien écrit. Tous le monde doit lire ce livre
J’écris cette critique les yeux dans l’eau. Le vent en parle encore c’est les horreurs qu’ont vécu Virginie, Marie, Thomas, Jeanne, Simone & de milliers d’autres enfants dans les pensionnats autochtones à travers le Canada. C’est la maltraitance qu’ont vécu ces enfants et les conséquences de cet endroit sur le restant de leur vie.
C’est inconcevable d’en avoir appris davantage dans ce roman que durant mes cours d’histoire à l’école.
Je ne vais jamais cesser de recommander ce roman à tout le monde.
Il faut un talent énorme de la part de Michel Jean pour raconter aussi simplement les horreurs qui se sont produits tout en réussissant à créer des images aussi claires.
LES OEUVRES DE M. MICHEL JEAN DEVRAIENT ÊTRE DES LECTURES SCOLAIRES OBLIGATOIRES. Oui, ce livre contient des passages qui sont durs à lire et qui sont déchirants (« trigger warning »), mais il contient aussi une vérité. Je peux comprendre que « Le vent en parle encore » est pour un public plus mature (niveau collégial et/ ou universitaire), mais quand je pense à « Kukum » et « Atuk », je n’arrive pas à concevoir que ce n’est pas lu dans les écoles secondaires. Selon moi, ces oeuvres pourraient amener une ouverture d’esprit et une prise de conscience dans la génération d’aujourd’hui, mais aussi celle de demain, et même plus encore. Je dois m’arrêter, parce que je pourrais écrire encore longtemps. Michel Jean est ma découverte littéraire de l’année et je le conseille à tout le monde sans exception (les habitués de la lecture, les débutants ou juste quelqu’un qui veut savoir c’est quoi lire un chef d’oeuvre).
Une histoire fictive qui dépeint un pan historique honteux de notre passé. Ce roman dresse un portrait des différentes déclinaisons du destin horrible destiné aux plus de 150 000 autochtones arrachés à leur famille au nom de la religion. J’en ai le coeur serré et la rage au ventre. Plusieurs l’ont mentionné dans leur revue, mais ce roman devrait être obligatoire dans le parcours scolaire des québecois et des canadiens. Mon étoile en moins est liée au style littéraire uniquement, qui ne m’a pas particulièrement accroché.
Cela faisait un moment que je voulais lire cet ouvrage, mais je savais qu’il fallait que je sois prête à être totalement bouleversée. Comme de fait, fidèle à ses habitudes, Michel Jean nous transperce avec sa plume criante de vérité. Et le pire, c’est que c’est réellement arrivé… Que la vérité continue d’être dite haut et fort afin que jamais nous oublions les horreurs qui ont été commises. 🪶🧡
Je suis triste, fâchée, j'ai honte! Je ne peux pas croire que des enfants ont vécus des atrocités de la sorte. Comment des hommes/femmes religieux ont pu faire ça et croire que c'était pour leur mieux? Je suis sans mots!
Je voulais me renseigner un peu plus sur les pensionnats, ce roman m'a fait vivre également un amalgame d'émotions. C'est la première fois que j'avais envie de lancer le livre du bout de mes bras. Pas à cause de l'auteur, mais pour toute la souffrance et l'injustice de ceux qui ont été obligés d'aller sur les bancs d'école de ces pensionnats.
Que dire?… Que faire?… Ce n’était pas ma première lecture sur les pensionnats autochtones mais certainement la plus rough. C’était difficile à lire… tellement difficile à supporter. Mais c’était BON, non… EXCELLENT! D’une horrible beauté.
Je recommande à tous.tes. Nous avons un devoir de mémoire et cette lecture en est un sapré bon!
Comment trouver les mots juste pour parler de ce livre ? J’ai de la difficulté à contenir mes émotions tant je suis ébranlé, chaviré par ce que j’ai lu. J’ai envie d’hurler tellement ma tête est en ébullition. Mon coeur de mère se serre, me fait mal. J’ai été terriblement touché par l’histoire de Thomas, Marie, Virginie, Jeanne et celle de Simone. Les enfants autochtones ont vécu des choses horribles, inhumaines dans les pensionnats. C’est épouvantable !
J’espère fort que le vent continuera de souffler fort. Qu’il en parlera encore et encore. Il ne faut jamais oublier cette partie honteuse de notre histoire. Il faut que la voix de ces enfants résonnent fort. Il est plus que temps d’enseigner et de dire la vérité.
C’est un livre à lire et à faire lire aux gens de ton entourage sans hésiter !! Je t’avertis, tu ne sortiras pas indemne de cette lecture.
J’te jure qui a aussi du beau dans dans ce livre, ya la force de l’amitié et la douceur de l’amour. Ça met un baume sur le coeur.
TW; violence physique et verbale faites à des enfants, pédophilie et viol.
« N’essayez pas de jouer au plus fin avec le gouvernement. Si vous refusez, c’est l’armée qui va les prendre. Comprenez-vous ce que je vous dis ? Vous n’avez pas le choix. Le gouvernement a décidé qu’il était temps que les Indiens apprennent à lire comme les autres Canadiens. C’est aussi simple que ça. Nous sommes au xxe siècle. Il est temps, même pour les sauvages, d’apprendre à devenir modernes! »
Deuxième roman de Michel Jean que je lis mais pas le dernier. Histoire très touchante qui reflète sans aucun doute la dure réalité des pensionnats autochtones. Puissions-nous ne jamais faire vivre cela à d’autres peuples.
Par où commencer. J’appréhendais cette lecture, je savais qu’elle allait toucher une corde sensible, que j’allais verser des larmes en pensant à mes élèves innus et leurs familles.
« Vous devriez remercier le gouvernement canadien pour sa générosité » PARDON? L’assimilation qui a commencé par une coupe de cheveux, dépossédant les innus de leur identité. L’interdiction de parler leur langue. Les menaces, la maltraitance, la violence, les agressions. De telles atrocités ne peuvent que causer une blessure immense de laquelle il est très difficile de guérir. Je déplore cette réalité épouvantable qui a encore de lourdes conséquences aujourd’hui. J’ai moi-même pu constater que le vent en parle encore.
À travers toutes ces horreurs, on s’accroche à la plume habile et sensible de Michel Jean. Son talent est immense: il m’a fait « vivre » Kukum et m’a montré l’importance de la migration annuelle vers les territoires de chasse. C’est ainsi que j’ai pu vraiment ressentir la douleur infligée par le départ forcé de Virginie, Marie et Charles vers Fort George.
J’ai aussi aimé l’évolution du personnage d’Audrey, qui est confrontée non seulement aux actions passées à Fort George, mais aussi à la vie actuelle en communauté. Comme elle, on comprend très bien ce qui a mené Marie à se retirer à Pakuashipu et à vivre comme elle le fait.
On peut s’indigner et on peut avoir honte de notre passé, mais la moindre des choses aujourd’hui, ce serait de reconnaître cette blessure intergénérationnelle, montrer notre empathie et notre respect, et surtout, éliminer nos préjugés. 🧡
Dévoré. C'est un roman profondément humain qui met en lumière une page sombre de l'histoire canadienne, celle des pensionnats autochtones. Avec une écriture sobre et évocatrice, Michel Jean raconte des destins brisés tout en célébrant la résilience et la dignité des peuples autochtones. Les personnages, portés par une sensibilité rare, touchent au cœur. Ce roman, à la fois bouleversant et nécessaire, rappelle l'importance de préserver les mémoires pour construire un avenir plus juste.
Michel Jean est définitivement ma découverte de l'année 2024 ❤️
Je serai toujours surprise d'avoir découvert cette partie de l'histoire du Canada dans la vingtaine plutôt qu'à l'école dans les cours d'histoire. Ce livre fait réaliser l'ampleur des conséquences des pensionnats sur notre société encore aujourd'hui. C'est une histoire difficile, mais tellement importante. L'écriture de l'auteur nous permet de nous reconnaître dans les personnages, de ressentir l'empathie envers leur situation malgré que ça nous semble un temps si lointain. Je suis bouleversée et aussi plus instruite sur cette portion de notre histoire grâce à ce livre. Je le recommande fortement et espère qu'il aura comme effet d'en instruire plusieurs autres.
Quelle histoire touchante, mais surtout frustrante. Considérant la part de vérité qui se cache derrière cette histoire de fiction, je suis outrée de connaitre les détails de ces pensionnats. Un roman qui doit être lu afin de connaitre la vérité. On en sait trop peu sur ces communautés qui ont vécu l’enfer.
La seule raison pour laquelle je ne mets pas cinq étoiles est les répétitions. Au début du roman, j’avais l’impression que certains passages étaient répétitifs. Rien toutefois qui ait gâché ma lecture.
J’ai le cœur lourd et une tristesse empreinte à jamais dans l’âme. Je n’ai pas de mots pour décrire ma frustration, mon dégoût et mon désarroi sur l’horreur qu’on vécu les Autochtones. Tous les romans de Michel Jean sont révélateurs de la réalité des Autochtones, MAIS CELUI-CI!! Il devrait être obligatoire à l’ensemble de la population.
Tout le monde doit prendre conscience de ce génocide culturel, de ce crime national. Tout le monde devrait lire ce roman.
C'est mon préféré de Michel Jean. C'était tellement dur à lire pour le coeur, ce qu'ils ont vécu c'est horrible et dire que ça c'est réellement passé me jette à terre. J'ai vraiment aimé la lecture en deux temps passé/présent et les liens entre les personnages juste WOW, très bien fait. Audrey à bien fait de se battre pour Marie et Jimmy, que justice soit rendu, même si la justice ne rendra jamais ce qu'ils ont perdu. Je vous le recommande fortement.
Le livre est très bien écrit. Je trouvais toutefois qu'il manquait un peu de complexité. Et j'avais lu plus que la moitié du livre avant qu'il m'ait accroché. Mais c'est une histoire profondément marquante, troublante, qui mérite d'être lue.
Difficile de retenir ses larmes durant cette lecture choquante et bouleversante. Epouvantable ce que ces enfants ont pu subir dans ces pensionnats.. Une histoire si bien écrite que je recommande à tous.
Une histoire si épouvantable si bien écrite. Michel Jean réussi à apporter de la douceur dans ce récit d'horreur. En tout cas, n'oubliez pas votre boîte de mouchoirs avant d'entreprendre cette lecture!
Dire que je sors de cette lecture chavirée serait un euphémisme.
Encore une fois, Michel Jean a écrit une œuvre bouleversante, dure, nécessaire et d’un réalisme déconcertant.
Pour vrai, les pensionnats autochtones, c’est litteralement handmaid’s tale. Je suis encore plus choquée, fâchée, troublée, en criss.
Ce n’était (vraiment) pas une lecture facile. Michel Jean parvient à nous faire ressentir l’horreur vécu par les jeunes autochtones au pensionnant de Fort George.
Et dans tout ce laid, il a réussi à nous toucher droit au cœur avec une histoire d’amitié profonde, d’amour et de solidarité.
Je suis très heureuse de l’avoir lu, c’était impossible d’arrêter. Ce n’est pas une lecture facile, mais je crois qu’elle est essentielle.