Véganes, féministes, antiracistes, activistes queers et autres militant. es pour la justice sociale ne luttent-iels pas toustes pour cet idéal commun qu’est la fin de l’oppression des êtres sensibles ? Si cela semble tomber sous le sens, cette convergence et cette cohésion sont aujourd’hui réfutées par plusieurs, voire carrément combattues : il y aurait, d’un côté, les luttes humaines et, de l’autre, loin derrière, celles pour les animaux.
Pourquoi le véganisme, dans l’imaginaire de plusieurs, s’arrime-t-il si difficilement avec le concept d’intersectionnalité ? Pour quelles raisons son caractère politique est-il constamment répudié ? Le véganisme est-il condamné à être perçu dans les milieux militants comme un simple « mode de vie » ou encore une diète en vogue ?
Dans cet ouvrage polymorphe, douze artistes, poètes, essayistes, philosophes et humoristes s’unissent pour non seulement défendre les droits des animaux, mais aussi pour rendre visibles les liens entre le spécisme et les autres types d’oppression. Ensemble, iels réinventent un monde où les vaches et les chiennes ne sont ni insultes ni amas de chairs à exploiter, où aucun être sensible n’est soumis à l’esclavage ni à la soumission, où tous les corps, qu’ils soient couverts de poils, de plumes ou de paillettes, sont célébrés.
Somme toute, le tout est plus grand que la somme de ces parties... Ce collectif est composé de voix diverses, singulières et TOUTES pertinentes dans leur singularité. Ces voix se parlent, se répondent, se font échos, se succèdent... Tantôt on y retrouve un cours essai philosophique, tantôt une entrevue, tantôt de la poésie pour manifester la diversité du mouvement animaliste. Une diversité célébrée même par la polymorphie de son médium.
J'ai aimé que la forme soutienne le fond, le message; car au fond l'intersectionnalité c'est entre autres ça : il s'agit du point de rencontre entre la singularité et l'universalité des individus. Les activistes de la cause animale et leurs destinataires, ces acteurs sociaux, ont des bagages socioculturels, des enjeux personnels et des visions politiques différent.e.s. Pourtant, illes ont toutes aussi des intérêts communs pour l'égalité des droits fondamentaux entre tous les êtres sentients; la convergence des intérêts entre les acteurs sociaux c'est là que se trouve le point d'intersection des causes animaliste et humaniste.
Bien que j'ai lu Carol J ADAMS, Aph Ko, Christiane Bailey, écouter des conférences de Christopher Sebastian, suivi la chaîne Youtube de A privileged vegan, Mexie, Vegan Warrior Princesses Attack, je trouve qu'il est rare encore aujourd'hui de trouver des oeuvres et des acteurs sociaux aussi engagé.e.s qu'on en trouve dans (V)égaux.
À lire pour l'amour des individus qui rêvent encore d'une société plus juste, plus inclusive, plus solidaire et plus aimante.
"To protest about bullfighting in Spain, the eating of dogs in South Korea, or the slaughter of baby seals in Canada while continuing to eat eggs from hens who have spent their lives crammed into cages, or veal from calves who have been deprived of their mothers, their proper diet, and the freedom to lie down with their legs extended, is like denouncing apartheid in South Africa while asking your neighbors not to sell their house to blacks."
J’étais VRAIMENT PAS CERTAINE au début, mais ça a quand même grow on me. Plusieurs styles d’écriture différents qui amènent une belle variation dans le ton et la forme, quand même chouette et rapide ! ViVe LEs PLanTes (et les fxmmes)
J'attends avec impatience un livre traitant du véganisme intersectionnel. Ce recueil de textes aborde le sujet avec brio et souligne la nécessité de ne pas dépolitiser le véganisme. Loin de critiquer les individus, la plupart des textes pointent le système qui entretient l'un des mythes les plus anciens : nous avons besoin d'une alimentation carnée. Un texte s'attache à développer la pensée anti-spéciste, ce qui est intéressant car je n'en avais pas une bonne compréhension. Le livre mériterait sans doute de traiter le sujet de la chasse de subsistance dans le cas des modes de vie de nombreuses communautés autochtones pour prolonger la réflexion.
Belle diversité et un livre qui témoigne bien de la conscience que nous devrions avoir envers notre alimentation et le bien être des animaux. Par contre j'ai moins aimé les arguments idéologiques qui manquaient parfois de profondeur.
Une nouvelle perspective pour vraiment bien comprendre ce que le terme antispecisme veut dire et, surtout, pourquoi il est crucial de s’intéresser aux animaux et à leurs existences (invisibilisées) si on rêve d’une nouvelle société égalitaire et anti-patriarcale.
C’est l’ouvrage qui m’a fait arrêter de manger de la viande. Plusieurs artistes, poètes, essayistes, philosophes, humoristes écrivent sur le droit des animaux, en lien avec le spécisme, le féministe et autres oppressions. J’ai vraiment aimé.