Alors que la guerre vient de s’achever, dans les décombres de Berlin, Käthe et Gerd s’engagent dans la construction du monde nouveau pour lequel ils se sont battus. Ils imaginent un programme où les enfants des élites intellectuelles, retirés à leurs familles, élevés loin de toute sensiblerie, formeraient une génération d’individus supérieurs assurant l’avenir de l’Allemagne de l’Est. Mais, à l’ouest du mur qui s’élève, une femme a d'autres idéaux et des rêves de renouveau. Liz, architecte américaine, entend bien tout faire pour défendre les valeurs du monde occidental. Quand Gerd rencontre Liz, la force de ses convictions commence à vaciller...
Aux lendemains de la guerre, dans Berlin en ruines, tout est à reconstruire. Pour Gerd et Käthe, jeunes résistants , l’avenir passe par la construction d’une Allemagne communiste et la formation d’une élite scientifique qui lui assurera indépendance et prospérité. A l’Ouest, Elizabeth, l’américaine, œuvre aussi à la reconstruction et la promotion d’une société de l’abondance : « Nous construisions chacun un nouveau Berlin ». Le roman est donc l’histoire d’un homme tiraillé entre deux mondes incarnés par ces deux femmes, dans un Berlin qui va petit à petit se couper en deux avec la construction du mur. Un homme pris, presque malgré lui, dans le climat délétère du contre espionnage et du double jeu, incapable de choisir entre ses idéaux politiques et ses sentiments humains, empli de doutes et de désillusions grandissantes devant la réalité qui s’impose à lui.
J’ai mis un peu de temps à rentrer dans ce récit, à en apprécier les personnages . Et puis la plume de Laurent Petitmangin , toute en finesse et en simplicité, et sa façon de sonder l’âme humaine m’a de nouveau touchée. Pas le coup de cœur de son premier roman pour moi, mais un livre intelligent et sensible.
J’ai eu de la peine pour Gerd qui aime sa ville et son pays, rêve des Etats-Unis, mais ne se décide pas à quitter la RDA alors qu’il en a maintes fois l’opportunité.
J’ai aimé Liz, si américaine, si franche, persuadée d’être du bon côté du mur.
Je n’ai pas aimé Kathe, sa froideur, sa dureté, parfois, envers les enfants et les personnes qui peuvent lui servir, n’hésitant pas à faire tirer la troupe pou plus de crédibilité.
J’ai aimé retrouver cette obsession des médailles. Médailles que certains se sont empressés de donner au musée de la DDR à Berlin après la chute du mur, comme si elles n’avaient jamais eu de valeur à leurs yeux.
J’ai découvert un peu du jargon d’espionnage, que je me suis dépêchée d’oublier.
J’ai aimé, dans le début du roman, lire la ville en ruine, le travail des femmes pour la reconstruction, les arbres calcinés, les chemins sales. On sent que cette reconstruction a duré longtemps.
Moi qui n’aime pas les romans d’espionnage, j’ai aimé cet allemand de l’est comme perdu entre deux mondes.
L’image que je retiendrai :
Celle des deux femmes si différentes : Liz et Kathe, comme deux visions du monde.
Une plongée de le Berlin de l’après-guerre et puis celui divisé par le mur. Gerd, agent des services secrets de la RDA, est amoureux de deux femmes - Liz, son contact du côté américain et Käthe, qu’il connaît depuis la résistance pendant la guerre.
Sans tomber dans de grandes diatribes sur le régime communiste ou les valeurs occidentales, ce roman s’attache à nous faire voir ces conflits de valeurs à l’échelle d’un homme dont les convictions vont fléchir. Qui croire dans ce nid d’espion? Est-ce que les amours de sa vie ne jouerait pas un billard à trois bande? N’est-il qu’un point dans leurs schémas respectifs?
J’ai beaucoup aimé l’atmosphère si particulière d’une vie dans l’ombre et d’un Berlin si divisé. Une fois commencé, on ne peut plus lâcher ce livre.
Gerd est Berlinois. Résistant communiste à l’Est, il participe après la guerre à la création de la RDA. Avec sa compagne, la froide et déterminée Käthe, ils imaginent et mettent à pied d’œuvre une caserne élevant des enfants brillants, une relève qui saura hisser la nation au sommet. Alors que le mur s’élève et qu’en tant qu’espion, il peut encore passer à l’Ouest, il rencontre Liz, belle américaine dont il tombe amoureux. Le voilà tiraillé entre ces deux femmes, comme entre les deux idéologies qui séparent Berlin. C’est un texte intelligent, éclairant ce pan d’Histoire de manière palpitante: espionnage, contre-espionnage et double jeu.
Comme son titre l'indique, ce livre a pour cadre Berlin, ville chargée d'une histoire complexe s'il en est ! Dès les 1ères pages, on la découvre en ruine, puis on assiste à sa reconstruction et enfin à sa division avec l'édification de son mur, car ici, comme chacun sait, 2 idéologies s'opposent : le capitalisme à l'ouest et le communisme à l'est. Dans ce contexte de guerre froide, Berlin va être le théâtre d'histoires d'espionnage et même de contre-espionnage. Et au milieu de tout ça, l'auteur met en scène, un homme, Gerd, partagé, tiraillé même, entre ces 2 doctrines politiques mais également entre 2 femmes qu'il aime de chaque côté du mur. Ce 2ème roman de Laurent Petitmangin est bien différent du son 1er. Il est peut-être moins émouvant, mais il est très finement écrit, sa plume est delicate et le contexte historique est très intéressant mais j'aurais bien aimé qu'il le développe davantage.
Allemagne de l'est après la deuxième guerre mondiale. Un homme tiraillée entre deux fenmes: une américaine et une Allemande pro russe qui veut reconstruire un pays fort grâce à la nouvelle génération. Un romain intéressant sur l'espionnage post guerre et les ambitions de chaque partie
Berlin après guerre. Reconstruction et ambitions de deux femmes, l’une à l’Est, l’autre à l’ouest. Et au milieu un homme tiraillé. Une histoire d’espionnage et de sentiments. J’avais beaucoup aimé “ce qu’il faut de nuit”, “Ainsi Berlin” ne m’a pas déçu.
Encore un roman sur la RDA après guerre et un homme partagé entre 2 amours, Cäthe grand ponte du régime et Liz architecte américaine qui travaille à la reconstruction de Berlin . Des agents doubles, des sentiments amoureux... Encore un beau roman de Laurent Petitmangin.
C'est le second livre que je lis de cet auteur. J'ai bien aimé cette histoire, le parallèle entre Berlin-Est et Berlin-Ouest qui est aussi pour le personnage principal son hésitation entre Käthe et Liz.Comme le précédent, j'ai trouvé que c'était très bien écrit. Une belle découverte, cet auteur.
un roman d’espionnage sympa, j’ai pas forcément accroché avec les personnages + quelques incohérences (je suis pas spécialiste mais j’ai l’impression que le personnage principal est vraiment nul comme espion)