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L'état de nos routes

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Tout part d’une fugue et d’un premier amour. La maison, la route, la mer. Les années, comme les amours, sont mouvements : chemins que l’on emprunte et qui ne conduisent jamais exactement là où on pensait se rendre. On avance toujours. Mais, comme le fleuve grignote les rives, un peu de terrain disparaît d’année en année. Il y a des arrachements, de nouveaux paysages. C’est la matière d’une vie de femme qui ne s’arrête que pour repartir, à la découverte de soi – et de tout.

88 pages, Paperback

Published September 8, 2021

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Displaying 1 - 8 of 8 reviews
Profile Image for Julie lit pour les autres.
646 reviews90 followers
January 21, 2022
J’avais lu et entendu de belles choses sur cette toute petite plaquette. Celles qui en parlaient utilisaient des mots tremblants : l’émotion était bien présente à la suite de leur lecture. Elles cherchaient à décrire le ton. « C’est triste, mais ce n’est pas tout à fait ça. »

Ce récit autobiographique commence par une fugue : à quinze ans, l’autrice jeune fille fuit Matane et le milieu familial qui l’étouffe. Elle a pour partenaire de fugue un jeune homme de 17 ans dont elle est amoureuse. Pendant un mois, elle se cachera à Gaspé. Elle sera ramenée chez elle par son père. Mais le premier jalon de sa route de femme est bien en place. Elle écrira, « Jamais je n’aurais cru être récompensée de m’être sauvée. »

Ce premier amour, qui aurait pu s’éteindre avec le temps, ressemble davantage à une marée : intense lorsqu’à proximité jusqu’à son retrait froid et silencieux à la baisse des eaux. Elle aimera, elle se mariera, aura un enfant. Elle suivra sa voie de documentariste et d’artiste à Québec, à Montréal, alors qu’il vivra sa vie à Matane. Mais ce premier amour a irrémédiablement modifié leur route respective, et ils finissent par se retrouver une fois, deux fois, encore une fois, et encore. Leurs chemins font plus que se croiser lors de ces rencontres : ils s’entrelacent, se tressent pour se séparer à nouveau, afin de s’élancer vers un autre genre de fugue, une quête personnelle, un besoin de se retrouver qui ne peut se réaliser que hors du couple. L’autrice écrira, « J’aime ne pas être avec toi trop souvent pour ne pas délaver l’amour : tu es mon vêtement du dimanche. »

La tristesse n’est pas l’émotion que je ressens à la lecture de ce récit. J’ai plutôt ressenti une forme de détachement teinté de douleur, surtout lorsqu’elle évoque sa mère; une lucidité assumée face à ce qui a été et qui est toujours. L’autrice constate la sinuosité de cette relation, gratte de l’ongle le vernis du passé et trouve les mots, les bons, pour dire ce qui est sans complaisance.

J’ai mis une petite étoile dans mon carnet de lecture juste à côté du titre. Je sais déjà que ce récit se trouvera dans mes lectures marquantes de 2022.

Lorsque j’en ai terminé la lecture, j’ai ressenti le besoin de m’habiller comme une ourse. J’ai glissé le livre de Johanne Fournier dans mon sac. J’ai lancé ma voiture sur la 230, ma route préférée, qui me rappelle constamment que ma région d’adoption est beaucoup plus que le fleuve. Elle est aussi champs étincelants et blancheur immaculée sous le soleil de janvier. J’ai ensuite descendu la grande côte à La Pocatière et me suis garée à la halte routière. Là, j’ai marché dans la neige en suivant les pas tracés par les visiteurs avant moi : je me suis avancée au tout début de ce bras de sable qui, l’été, me donne l’impression d’entrer dans le fleuve et d’en faire partie intégrante. Dans le froid glacial, j’ai vite retiré mes mitaines, saisi le livre et pris une photo. J’ai tout remballé en vitesse.

Fouettée par le vent, je suis restée là quelques instants à réfléchir à l’état de ma route devant le fleuve tout blanc, hérissé de glace, immobile à l’œil nu.
Profile Image for Mélina.
690 reviews63 followers
February 17, 2022
Ce n'était pas mauvais mais, contrairement à d'autres lecteurs, ce n'est pas un texte qui m'a touché/bouleversé.
Profile Image for Valerie Tremblay.
36 reviews2 followers
February 11, 2025
J’ai initialement pris ce livre en pensant qu’il portait sur la mobilité et le transport. On est complètement ailleurs: c’est doux, nostalgique, triste mais pas tout à fait. On y aborde l’amour, de jeunesse, qui vieillit, proche mais à distance.
Profile Image for Christine Picard.
Author 2 books95 followers
January 29, 2022
Quelle jolie petite plaquette. Pleine d’émotions, de sentiments, de poésie. De vagues et d’odeur d’océan, de courant de rivière et d’images. Le déchirement du temps qui passe, les retrouvailles, la perte… beaucoup aimé ma lecture!
Profile Image for Noémie Beaudry.
35 reviews
August 13, 2024
Un récit rythmé, mais qui laisse sentir le temps qui file lentement à Matane.

« Tu as dit : Viens, on va rentrer chez nous par le chemin le plus long.
Je crois que nous ne sommes pas encore revenus »

Profile Image for Ouiam LaBanane.
24 reviews
February 15, 2025
Je l’ai pris par hasard à la biblio. Belle lecture entre deux briques. Sans plus. J’ai apprécié la poésie dans la plume.
Displaying 1 - 8 of 8 reviews

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